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Vendredi 18 mai 2007

Howard :

Hanami n'est pas une fête ayant lieu un jour particulier. Aussi longtemps que les cerisiers sont en fleur et qu'il fait beau, et dès que la journée de travail est terminée, des hordes de travailleurs, d'étudiants, de lycéens, de familles et de groupes d'amis viennent fêter dignement l'évènement là où il se passe: sous les cerisiers.

Autrement dit, si elle a bien lieu tous les ans, en revanche, vu les journées de travail chargées, la fête commence assez tard dans la journée, pour qui n'est pas vieux, inactif ou étudiant, et la nuit tombe plutôt vite.

A cette occasion, la nuit est loin d'être noire : des lampions sont accrochés un peu partout dans les cerisiers, et leur lumière se réverbère sur la blancheur des fleurs. La fête peut continuer assez tard, mais ce n'est pas à proprement parler un évènement collectif, car chacun s'amuse de son coté, sans réellement empiéter sur l'espace des autres.

Malgré cela, la fête, bien que bruyante, semble ne jamais devoir dégénérer : nous sommes au Japon. Ici, même au bord du coma éthylique, on sait se tenir, et on s'évanouit tranquillement sans déranger ses voisins.

 Ludo :
Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas goûté à cette ambiance magique de nuit. Je dois dire que la simple vision d’un lampion me met de bonne humeur. Comme le dit Howard, on ne se gène jamais entre voisins.

Parfois cependant la bonne humeur d’un groupe se propage au-delà de son périmètre. Il m’est arrivé plusieurs fois de me retrouver à boire avec des étudiants, des salarymen, ou des ossan. Les premiers savent mettre l’ambiance, boivent plus que de raison, adorent les jeux à boire, et l’alcool n’a pas de sexe. Les seconds peuvent passer de la timidité au culot le plus insoupçonné et leur humour se balade bien souvent sous la ceinture si bien que l’on ne préfère leur tenir compagnie qu’un bref moment, juste de quoi refaire le plein de boisson. Les derniers restent les plus calmes mais les plus incompréhensibles. Leur taux d’alcoolémie lié à la force de l’âge et la faiblesse de leur appareil dentaire les empêche d’articuler et leur prise de parole se résume à des sortes de gémissements ponctués de rires bêtes.

par Howard & Ludo publié dans : Ambiances
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Jeudi 17 mai 2007

Les salons de coiffure, et ce, partout dans le monde, demeurent de grands flancophones. Admirez cette enseigne très sympa (un petit clic sur l’image).

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par Ludo publié dans : Flançais et Engrish
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Mercredi 16 mai 2007

Le tri des ordures ménagères peut s’avérer compliqué dans certaines municipalités. A Nagoya, les matières organiques doivent être placés dans un sac rouge, les matières recyclables dans un sac bleu et les matières non combustibles et non recyclables dans des sacs verts. On ne doit pas mettre dans un même sac bleu les bouteilles en PVC avec leur étiquette et leur bouchon ni les mélanger avec les canettes (boites). Les papiers et les cartons se ramassent à part.

 

A Hotei, patrie du Bouddha le plus laid au monde, cela se passe comme ça. Un petit clic sur l’image.

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par Ludo publié dans : Ougl
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Lundi 14 mai 2007

C’est juré. Le Canon EF 70-300 IS, “John” pour les intimes, sera l’ultime objectif de mon attirail. Prolongement naturel de son aîné, EF-S 17-85 IS, il permet des zooms impressionnants. Admirez cet homme au dernier étage de la tour Midland Square, pris du quinzième étage des Nagoya Towers, ce qui reste du lieu de notre rencontre (De La Fantasia, transformé en terrain-vague).

 
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La grue au sommet de la Spiral Tower en construction devient tout de suite plus imposante et on voit bien que les chats de Shirakawago (dont nous reparlerons prochainement) ne sont pas des modèles de propreté.

 

Son stabilisateur comporte deux positions : la première pour les sujets fixes et la deuxième pour ceux en mouvements comme ce camion pris du Shinkansen ou ce Shinkansen pris de mon balcon.

 

Bon d’accord, il prend une place monstre et on le sent bien sur les épaules après plusieurs heures de marche mais vous avez déjà vu un objectif aussi large ? C’est promis, je n’userai plus de cette formule à l’avenir.

 

 

PS : Pas d’article demain pour cause d’anniversaire de mariage.

par Ludo publié dans : Distractions et gadgets
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Vendredi 11 mai 2007

Howard :

"Quiconque est allé au Japon en dehors de la saison des cerisiers en fleurs aurait aussi bien pu aller admirer les chutes du Niagara un jour de brouillard. Il aurait été au bon endroit, mais au mauvais moment."

Les yeux dans le vide, perdu dans mes pensées, j'essayais laborieusement de construire cet aphorisme alambiqué en vue d'un article futur, lorsqu'une voix que j'aurais pu qualifier d'euphorique me ramena brutalement à la réalité :

"Eeeeeeh, beeeen, qu'est-ce tu fous, réveille-toi, bois un coup, mon pote, aaarh!" me disait Ludo.

Il faut dire qu'en ce jour d'Hanami (littéralement: "Eh, on va voir les fleurs?"), assis par terre sur une bâche bleue sous les cerisiers d'un parc public, occupés à boire de la bière tout en mangeant des amuse-gueules du cru (blattes salées, chips à la baleine, apéricubes au concombre de mer, etc.), nous ne dénotions pas avec notre environnement.

Hanami, dont le but originel était d'aller admirer les blanches fleurs de cerisiers dans la brise parfumée d'un printemps commençant, sous une ombrelle de papier, consiste en effet de nos jours :

1) à étaler une bâche pour ne pas se mouiller le derrière,

2) à déballer les munitions qu'on a eu la prévoyance d'apporter,

3) à tout manger et boire. Et en faisant du bruit, si possible. C'est ça qu'est bien.

Mais les cerisiers en fleurs, eux, s'en fichent bien : les traditions humaines changent, mais la permanence de leur beauté demeure. Regroupés en véritables forêts blanches, ils sont, dans tous les sens du terme, éblouissants sous le soleil.

 

Ludo :

Avant de débuter ma partie de cet article, je tiens à préciser que je ne me comporte plus pas comme un ivrogne lorsqu’il s’agit de contempler ces arbres, comme Howard voudrait bien le suggérer. Elles sont désormais loin les années où hanami, littéralement : « on installe la bâche bleue entre les deux groupes de salarymen ou à côté des étudiantes qui piaillent ? », était synonyme de cuite mémorable mais cela fera l’objet d’un prochain article. L’enthousiasme de la contemplation des fleurs se muait petit à petit en un sentiment nettement plus obscur.

Première étape : « Oh regarde c’est bô ! »

Deuxième étape : « C’est sympa cette ambiance ! Surtout avec une bière à la main. »

Troisième étape : « Où est ma canette (boite) ? Ah ? Elle est vide ! »

Quatrième étape : « Ahahaharrh ! R’garde l’aut’ ! Il est trop bourré ! »

Cinquième étape : « M’énerve ces fichus pétales qui tombent dans mon verre ! »

Sixième étape : « Arh hé ! ‘lettes ! Délire ! » qu’il faut traduire par « C’était ma quatrième fois aux toilettes et je crois que je commence à m’habituer aux urinoirs remplis d’aliments prédigérés ».

Il se passa plusieurs années avant que je puisse retrouver l’ambiance d’antan, du moins ses premières étapes : soit la pluie s’y mêlait, soit les températures étaient trop basses, soit toutes vos connaissances étaient trop occupées pour se joindre à vous. C’est d’ailleurs grâce à cette dernière raison que Naoko et moi-même avons transformé ce qui devait être une sortie entre copains en premier rencard.

Cette année, le froid persistant de ce début de mois d’avril s’était atténué pour une journée, une seule, et nous choisîmes cette date pour nous en mettre plein la lampe pour nous extasier devant la beauté éphémère des fleurs de cerisier du parc de Tsurumai.

par Howard & Ludo publié dans : Ambiances
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