Commentaires

Pour Info

Oui d'accord, c'est écrit tout petit mais ce n'est pas une raison pour l'ignorer. Tout commentaire lié à ces critères, au rap, à Michel Drucker et à la défense des pigeons ne sera pas publié.
Une idée? Un conseil? Rendez-vous dans la
boite à idées ! Pour une explication des différentes rubriques, rendez-vous ici.




604.337
visiteurs et
2.517.097
pages parcourues
depuis le 8 mars 2005
 10  personne(s) exceptionnelle(s) actuellement en ligne.

1180 articles parus ou en attente de parution
101 en préparation


Calendrier

Juin 2007
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
Vendredi 15 juin 2007

Avertissement : certaines scènes peuvent choquer les amis des bêtes.

 

 

 

Mon grand-père maternel restera à jamais dans ma mémoire comme une personne chaleureuse, honnête, très attachée à la famille et dotée d’une force surhumaine.

 

Représentant de produits alimentaires en Franche-Comté, il se rendait régulièrement à son champs pour s’occuper de ses légumes et de ses moutons au moyen d’une 2CV. Le pauvre véhicule, s’il fonctionnait plus ou moins, était dans un état peu recommandable : des mottes de terre avaient recréé un appui non-uniforme pour les pieds, de la poussière recouvrait les sièges et une partie du tableau de bord, un barda incroyable dépassait du coffre pour envahir la banquette arrière et une odeur très forte de Gitane maïs persistait dans l’habitacle. Et pourtant, j’adorais monter dans cette voiture. Sa condition démontrait l’esprit bon vivant de son propriétaire.

 

On ne pouvait pas reprocher à notre homme de bien profiter de la vie. Les repas étaient bien arrosés et la nourriture ne manquait pas : pâtés, charcuterie, choucroute, salade, fromage, dessert faits maison… Il dégustait les fraises d’une bien curieuse manière puisqu’il les écrasait dans une assiette avec un peu de vin rouge.

 

Papy adorait la nature, mais à sa façon. Dénué de toute pensée kawaiiste, il appréciait les animaux, surtout pour leur chair. Les discussions au sujet du monde animal prenait parfois une envergure comique. Il nous racontait par exemple qu’il avait vu un renard sur la route. Suivant ses instincts de prédateur, il avait effectué une embardée dans le but précis d’en finir avec le goupil, et nous faisait part de sa tristesse d’avoir manqué sa cible !

 
Image Hosted by ImageShack.us


Il aimait chasser mais je pense que la pêche l’occupait beaucoup plus. Ce marin d’eau douce connaissait les meilleurs coins de la Saône et il ne manquait pas de s’y rendre plusieurs fois par semaine en barque. On ne peut pas dire qu’il faisait preuve de la même aisance en mer. Après quelques minutes de tangage, son visage affichait des couleurs inédites, et il prenait avec délicatesse son dentier dans la main avant de se retourner pour déverser dans les flots un type d’amorce qui ne devait guère avoir de succès avec le monde aquatique…

 

En rivière par contre, il demeurait l’homme de toutes les situations. Une fois que je l’accompagnais, j’eus la chance de ferrer la bête la plus tenace des lieux : un brochet. Il m’était impossible de m’en sortir seul vu le gabarit de l’animal et Papy vint à mon secours. Nous tirâmes ensemble sur la ligne puis il se saisit d’un crochet pour remonter ce qui ressemblait à Moby Dick. Oui bon d’accord, il ne devait pas dépasser les 40cm mais dans mes yeux d’enfant, c’était énorme. Le poisson n’apprécia pas trop le traitement qu’il subissait et commença à se débattre comme un parkinsonien électrocuté une fois dans la barque. Le capitaine le serra dans ses mains puissantes, leva les bras au-dessus de sa tête et frappa la tête de la pauvre bestiole sur le bord de l’embarcation… trois fois de suite. Du sang s’échappait en jet des plaies comme dans les films de samurai mais le brochet gesticulait encore. Bon sang, il n’aurait jamais dû broncher (le brochet) car il était désormais clair que les prochaines secondes de son existence écourtée allait devenir très douloureuse. Le bourreau asséna de tels coups d’Esox lucius que je crus que notre bateau allait chavirer. Moi je regardais d’un œil admirateur notre dîner redevenu calme, les gouttes d’hémoglobine ici et là et le maître pêcheur parfaitement zen reprendre assise pour préparer une nouvelle ligne. Génial !

 

Mon père fut témoin d’une scène similaire. Il put se rendre compte de la puissance des mains de son beau-père quand ce dernier était sur le point de préparer un lapin. Alors que le rongeur se débattait suspendu, l’inconscient eut le malheur de griffer son cuisinier. Enervé par cet insolent, il leva sa main pour donner un coup sur le cou du lapin pour qu’il succombe justement du coup du lapin. L’animal mourut sur le coup (du lapin) mais la tête séparée du reste du corps ! Oui, la baffe s’était abattue avec tant de violence, qu’elle avait décapité la boule de poils.

par Ludo publié dans : Vieilles anecdotes
ajouter un commentaire commentaires (21)   
Jeudi 14 juin 2007
Suite à la visite de notre appartement, certains ont dû croire que toutes ces histoires de fracassages de mon crâne répétés sur le haut des portes de mon domicile étaient tirées par les cheveux. La séquence vidéo de la semaine dernière fut en réalité tournée avec la caméra à hauteur de poitrine. Voici à quoi ressemblent certaines zones à haut risque, avec cette fois-ci la caméra à hauteur d’yeux. Vous noterez qu’à divers endroits j’ai ajouté des autocollants d’avertissements.

par Ludo publié dans : Ambiances
ajouter un commentaire commentaires (11)   
Mercredi 13 juin 2007

Mon école préférée cette année possède une bambouseraie très dense. Lors de mon deuxième jour, alors que je n’avais que deux cours dans la journée, je profitai de mon temps libre pour aller prendre quelques photos à l’extérieur. Une fois ma tâche terminée, je rejoignis la salle des professeurs et il se tint la conversation suivante.

 

La vice-principale : Alors vous avez pris plein de photos ?

 

Moi : Oui. Merci de me l’avoir permis… La bambouseraie est magnifique !

 

La vice-principale : Il y a plein de pousses en ce moment. Il faut les enlever sinon on sera envahi. Ca vous dirait d’en déterrer quelques-unes pour les ramener chez vous ?

 

Moi : Oh ben oui alors ! Merci !

 

La vice-principale : Pas de problème, ça nous rend service !

 
Image Hosted by ImageShack.us


J’accompagnai ensuite une autre dame armée d’un long ustensile en métal dans la forêt de bambous. On pouvait effectivement apercevoir à de multiples endroits des pousses pointer le bout de leur nez. Certaines inexploitables mesuraient déjà plus d’un mètre. Une fois une proie repérée, la spécialiste commença à creuser autour sur une bonne quinzaine de centimètres, puis dans un mouvement de levier fit sortir la bête. Je la remerciai chaleureusement quand elle fit la moue en me disant « Quoi ? C’est tout ce que vous prenez ? ». Par politesse et gourmandise, j’acceptais son offre. La pousse suivante dépassait en taille mon pied. Pleinement satisfait, je la remerciai à nouveau mais réalisai très vite qu’il valait mieux que j’en accepte au moins une supplémentaire. La troisième et ultime pousse était gigantesque. Je dus insister lourdement pour ne pas qu’on m’en déterre d’autres. Trois suffisaient amplement pour Naoko et moi-même (c’était même trop) et le tout atteignait déjà un bon poids.

 

Je rentrai à la maison, ravi d’une journée qui sortait vraiment de l’ordinaire.

 

Pour une recette de pousse de bambou, c’est ici.

par Ludo publié dans : Tribulations gustatives
ajouter un commentaire commentaires (7)   
Mardi 12 juin 2007

Lors de notre virée à Tokyo, Howard, notre hôte MP et moi-même visitâmes le célèbre sanctuaire de Yasukuni 靖国神社. Connu pour abriter les tombes de criminels de guerre notoires auprès desquelles le précédent Premier Ministre Junichiro Koizumi (entre autres) allait se recueillir de manière officielle, déclenchant à chaque fois la colère des gouvernements chinois et coréens, le lieu dégage à première vue une atmosphère typique des temples du pays. Les cerisiers en fleurs accueillaient alors une foule dense ainsi que de nombreux stands de nourriture. Seuls quelques éléments démontraient que l’on ne se trouvait pas n’importe où : un joueur de shamisen nationaliste, quelques policiers ici et là, l’interdiction formelle de prendre des photos au-delà de la porte qui mène à l’autel principal (comme à Ise) et surtout la présence d’un musée à déconseiller aux historiens. Ce dernier accueille les visiteurs par une splendide Zéro de la seconde guerre, une locomotive militaire et un char d’époque et une boutique achalandée de différents ouvrages de thèses négationnistes. Par manque de temps, et je l’avoue dans mon cas par manque d’intérêt, nous ne le visitâmes point.

Image Hosted by ImageShack.us
par Ludo publié dans : Sorties et voyages
ajouter un commentaire commentaires (7)   
Lundi 11 juin 2007

J’ai toujours été très friand de jeux musicaux. Tout commença il y a onze ans au Japon avec la sortie du désormais célèbre jeu de danse « Dance Dance Revolution » où il fallait piétiner en rythme des flèches sur un tapis spécial.

 

Dans le même genre mais en beaucoup moins fatigant sans devenir forcément plus simple, est enfin sorti en version asiatique (vendue à Singapour et HongKong et compatible avec la Xbox 360 nippone) l’excellent Guitar Hero 2. Le premier opus et la version PS2 de ce titre n’ayant jamais vu le jour au Japon, il me le fallait coûte que coûte.

 
Image Hosted by ImageShack.us


Vous y manipulez une guitare simplifiée branchée à la machine et dont le manche se compose de cinq touches de couleurs. Appuyez dessus ne suffit pas puisqu’il faut gratter ces notes à l’aide de l’autre main sur une sorte d’interrupteur vers le haut ou vers le bas. On peut même produire un vibrato à l’aide d’un levier situé un peu plus bas sous la même main. Plus vous enchaînez un nombre élevé de notes sans erreur, plus les points augmentent ainsi qu’une jauge bleue située à droite de l’écran. Une fois rempli, il ne vous reste plus qu’à lever le manche de l’instrument pour que votre personnage se démène à fond et que le public applaudisse à se couvrir les mains d’ampoules. Ce laps de temps limité permet aussi de doubler vos points. A la fin du morceau (on n’en compte pas moins de 70), vous recevez une note et vous pouvez débloquer ou non d’autres pistes.

 

Excessivement prenant, je ne connais pas à l’heure actuelle un jeu capable de vous débarrasser aussi bien du stress accumulé dans la journée. Bientôt, une vidéo démontrant que le ridicule ne tue pas.

par Ludo publié dans : Distractions et gadgets
ajouter un commentaire commentaires (11)   
Blog : Information / Actualité sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus