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Mardi 18 décembre 2007

Voir les épisodes précédents.

 

Située à moins de vingt minutes de bateau d’Ishigaki, Taketomi 竹富島 a su garder une certaine authenticité. Certes le port offre son lot de digues aux tétrapodes disgracieux et on trouve un distributeur de boissons au détour d’un chemin mais pour le reste on ne peut guère se plaindre. Les plages demeurent somptueuses bien que l’eau n’arrive jamais au-dessus de la taille. Les fonds s’avèrent un peu pauvres malgré une grande quantité de concombre de mer de toute taille. Une fois que l’on s’est mis en tête qu’il ne s’agit pas d’étrons, ils deviennent très ludiques. Il suffit de les sortir de l’eau et d’attendre deux secondes pour qu’un jet d’eau sorte de l’une des extrémités de l’animal.

Des estafettes permettent de rejoindre le village à partir du port. On peut y admirer des habitations typiques avec des murets en coraux, faire un tour de char à buffle ou louer des vélos. Tous les autres déplacements en voiture sont d’ailleurs interdits. Nous avons donc bien profité de nos bicyclettes pour faire le tour de l’île et récupérer de beaux coups de soleil.

 
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Taketomi constituerait un parfait bon souvenir si notre expérience n’avait pas été entachée par l’accueil désagréable des autochtones. Il y est très mal vu de ne pas avoir les épaules couvertes si vous appartenez à la gent féminine (Naoko en fit les frais à son grand dam et nous tombâmes peu après sur un panneau d’avertissement…). Pendant cette journée, nous avions l’impression de ne pas être au Japon, mais ce n’est pas forcément une bonne chose. Les responsables des navettes, les loueurs de vélos, les restaurateurs ne souriaient jamais et se contentaient du strict minimum pour vous adresser la parole sur un ton froid.

Mais ce qui nous rendit le plus perplexe fut l’aventure survenue à Howard. Nous pédalions tranquillement le long d’un sentier derrière quelques maisons. J’étais en tête suivi de quelques mètres par Naoko puis par Howard. J’arrivai alors à une fourche et décidai de poser le pied à terre afin d’attendre la troupe et de décider quelle route nous allions emprunter. Je venais de passer à côté d’un vieil homme occupé à tailler des mauvaises herbes avec une serpette. Naoko fit halte à ma hauteur et me murmura :

-         C’est peut-être une fausse idée mais j’ai l’impression que le vieux a jeté une pierre à Howard quand il est passé.

N’ayant pas vu la scène, je ne pouvais juger mais en y repensant, l’expression de l’homme n’avait rien du sourire. Je fis part à Howard de ce que Naoko m’avait dit et il confirma la chose.

Je me souvins alors d’histoires d’étrangers que j’avais rencontrés jadis : ils s’étaient aventurés dans la profonde campagne japonaise et on leur avait jeté des pierres !

Nous ne pouvons être sûr à 100% que notre homme nous voulait du mal mais l’attitude des habitants de Taketomi ne nous aide pas à l’innocenter.

Je conseille donc aux éventuels voyageurs intéressés par ce coin de la planète de s’y rendre en armure afin d’éviter bleus et remarques agacées.

Ce fut heureusement le seul endroit visité durant notre voyage où les gens ne se montrèrent pas chaleureux.

 

A suivre

par Howard & Ludo publié dans : Sorties et voyages
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Lundi 17 décembre 2007
L’été nippon ne serait rien sans un feu d’artifice riche et long et la foule considérable qui en découle. Voici une petite séquence tournée en août 2007 aux alentours de Gifu.

par Howard/Ludo publié dans : Ambiances
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Vendredi 14 décembre 2007

Voir les épisodes précédents. Pour la précédente aventure de Tropical Man, c’est ici.

 
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A suivre
… Et ici pour les prochaines aventures de Tropical Man.

par Ludo publié dans : Brêves tentatives d'humour
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Jeudi 13 décembre 2007

Depuis quelques mois, Yamachan, le restaurant spécialisé dans les tebasaki (ailes de poulet grillées), propose une nouvelle manière de déguster ses merveilles au moyen d’illustrations figurant sur les sachets en papier des baguettes. Cette méthode inédite, plus rapide et ludique remplace l’ancienne, beaucoup plus fastidieuse. KM, de passage à Nagoya l’été dernier, nous le prouve.

 


NB : la vidéo étant hébergée par les bons soins de KM sur son serveur, vous bénéficiez aujourd’hui d’une qualité supérieure.

par Ludo publié dans : Ambiances
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Mercredi 12 décembre 2007

Ougl accueille aujourd’hui, une fois n’est pas coutume Jean, lecteur fidèle qui m’a proposé un billet sur ce sport qui lui tient à cœur.

 

Il y a un moment que je lis, systématiquement, dans les chroniques d’Ougl, de mauvaises remarques sur le sport national du Japon : le baseball. Tout comme Ludo, au départ, ce sport ne m’inspirait aucun intérêt. Tous ces gens sur le terrain qui semblent ne rien faire, des actions répétitives tantôt acclamées, tantôt huées, dans une totale incompréhension de ma part.

Pourtant, aujourd’hui, je suis fan, résolument fan et même pratiquant depuis mon arrivée au Japon. J’avais appris les bases et les règles grâce à un jeu vidéo (Baseball Stars 2 sur Neo Geo, et je ne m’en lasse toujours pas), mais la connaissance des subtilités de ces règles demeure essentielle pour profiter pleinement d’une retransmission.

Alors quel est le but ? Disons pour faire simple que les deux équipes se retrouvent tout au long de neuf périodes de deux manches chacune, une fois en attaque et une fois en défense, en alternance. L’équipe en défense dispose du lanceur sur le petit monticule central, du receveur face à lui, et de sept autres joueurs, quatre en champ intérieur et trois en champ extérieur. On définit le champ intérieur et extérieur par rapport aux quatre bases, qui forment un carré.

Le lanceur a pour mission d’envoyer la balle au receveur en la faisant passer au dessus du « marbre » (la quatrième base, en fait), à une hauteur définie. Seulement, un batteur de l’équipe adverse va se positionner dans l’un des deux rectangles situés de part et d’autre du marbre, et tenter de frapper la balle. Voici les règles clés : une balle correctement lancée au-dessus du marbre et à une hauteur comprise entre le niveau des genoux et celui des épaules du batteur, et attrapée par le receveur donne un strike. Si la balle est en dehors de ce rectangle imaginaire, c’est une mauvaise balle : ball. Si le batteur fait tourner sa batte et ne touche rien, le lancer est compté comme strike, même si la balle ne passe pas dans le rectangle imaginaire. Au bout de trois strikes, le batteur est éliminé. Le batteur est aussi éliminé si la balle qu’il a frappée est rattrapée de volée par un défenseur. Après trois batteurs éliminés, il y a alternance.

Le batteur, lui, a plusieurs options pour se tirer d’affaire. La plus simple, frapper la balle. Mais cela ne suffit pas, il faut en fait qu’en la frappant, il se donne assez de temps pour rejoindre au moins la première base. Si la balle arrive au joueur qui se trouve en première base alors que le batteur ne l’a pas encore atteinte, il est éliminé.

Il peut donc aussi décider de jouer avec les nerfs du lanceur. Le lanceur va tenter de faire des balles à vitesse et trajectoires variables, et surprendre le batteur. Laisser passer une mauvaise balle est un bon point en attaque, car au bout de quatre balls, le batteur peut rejoindre tranquillement la première base, et devenir coureur (un autre batteur entre alors en jeu). Il faut donc gérer les réflexes, ne pas rater une bonne occasion de frapper, mais ne pas non plus essayer de frapper tout ce qui vient.

Une fois coureur, l’attaquant devra essayer de gagner les bases suivantes, soit en la « volant » (en courant, profitant d’un instant d’inattention), soit lorsque le batteur suivant frappe la balle. Pour simplifier, un attaquant est protégé tant qu’il est sur une base, et vulnérable en dehors. S’il parvient à atteindre le marbre, ayant fait un tour complet, il marque un point.

Le cas du home run, où la balle frappée file dans les gradins face au batteur, donne au moins un point (correspondant au batteur), mais permet aussi aux autres coureurs de finir leur tour des bases, et de marquer respectivement un point.

Il y a plein de petits détails, règles, cas particuliers, mais on peut résumer comme ceci.

 
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L’essentiel de l’intérêt du sport vient du face-à-face lanceur/batteur et du formidable duel qui peut avoir lieu. Il y a tantôt de la démonstration de force avec des lancers très rapides (plus de 160km/h), des coups de bluff avec des balles lentes, courbes, ou aux limites du rectangle imaginaire, voire en dehors… tout se joue sur les nerfs, le timing, le coup d’oeil.

Le sport est aussi bien plus physique qu’il ne le parait. Certes, on a l’impression que les joueurs ne courent pas beaucoup, mais le terrain est grand, et les courses sont toujours des sprints, des glissades, suivies de lancers longs, courts, comportant des risques… et comme frapper la balle (et la lancer aussi) demande de la force, un certain volume musculaire est nécessaire. Hideki Matsui, qui joue au NY Yankees aujourd’hui, pèse 103kg pour 1,83m ! Mais cela ne l’empêche pas de courir vite. Apres, on peut observer des joueurs franchement gros. Ceux-là sont davantage destinés à lancer comme des brutes ou frapper comme des boeufs… inutile de courir vite dans leur cas. Il y a aussi les joueurs fins et véloces, ou grands et puissants, et puis c’est un sport d’équipe à part entière, avec une complémentarité indispensable, une entente et des automatismes à travailler sans relâche.

Le danger est aussi omniprésent : la balle est dure, et la prendre sur n’importe quelle partie du corps fait très mal, et les blessures sont fréquentes. Les lanceurs qui ne prennent pas garde se retrouvent très souvent avec des lésions irréversibles à l’épaule du bras lanceur, et dans mon cas, c’est en forçant sur l’entraînement à la batte que je me suis cassé une pièce de cartilage du poignet… cela ne guérira jamais complément. Les glissades tête la première ou crampons en avant, bousculades, prises de risques sont autant de vecteurs d’adrénaline… Voir un match du Kôshien, le tournoi lycéen annuel, permet d’observer de jeunes hommes surentraînés, bondissant sur chaque balle, et courant comme des gazelles. Ces rencontres sont souvent plus intéressantes que les professionnelles, car tous jouent le ou les matches de leur vie.

Je suis venu très progressivement au baseball. Après 15 ans de basketball, je voulais essayer autre chose, et j’ai trouvé un sport très noble, avec de belles valeurs. Il existe de plus une véritable culture du baseball au Japon, un esprit à part entière.

par Jean publié dans : Distractions et gadgets
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