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Lundi 10 décembre 2007

Voir les épisodes précédents.

 

Parti seul pour une balade en pleine nature qui devait durer deux heures il était prévu que je traverse l’île d’Ishigaki d’Est en Ouest (dans sa plus petite largeur, certes). Grimpette sur un sommet culminant de l’île, puis descente de l’autre coté, pour me faire bourgeoisement récupérer sur un bord de route par l’entité plurielle Ludo-Naoko (Aparté : je ne peux plus raconter une blague grivoise  à l’un sans que l’autre en soit au courant dans la minute. Et moi : « Eeeh, mais non, fallait pas l’traduiiire ! »)

Avouons-le tout de suite : les trois premiers quarts d’heure furent un peu pauvres en aventures et en contact avec la nature sauvage. Une longue route en pente, impeccablement entretenue  qui traversait l’île en faisant des lacets, au milieu d’une forêt, qui, de la route, semblait tout aussi bien entretenue. A part une belle vue sur le Nord de l’île et sur la canopée luxuriante, et un joli crabe de terre dans un caniveau, peu de choses intéressantes à se mettre sous la dent. Ah, si : un panneau : « Attention aux oiseaux ! ».

Près d’un col, un petit chemin discret et très mal indiqué partait sur la droite : il s’agissait à vue de nez bien du chemin indiqué dans la brochure. Et là, commençait l’entrée dans ce qui était la jungle tropicale de l’île. Le chemin, après quelques mètres à peine, devint cahoteux, glissant, et mal balisé pour le reste de la balade. Un peu ce que je cherchais, après avoir connu l’organisation parfois un peu carrée de toute activité touristique dans ce pays.

Je tombai alors sur un très beau lézard, d’un type bien différent des lézards à queue bleue très répandus par ailleurs sur toutes les îles. Puis sur une multitude d’espèces de ténias oranges et gluant, qui parsemaient le chemin (et feront l’objet, je crois, d’un autre article pour eux tout seuls), que je n’ai, à ce jour, pas encore identifiés.

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Divers insectes aux couleurs chatoyantes traînaient évidemment un peu partout. En particulier, ces espèces de punaises, d’une couleur vert métallisé, et aux pattes rouge vif. De temps en temps, j’entendais des « plocs » de ci de là, indiquant que de gros scarabées feignants se laissaient tomber des arbres, mais heureusement, je n’ai rien reçu dans le cou (je précise que j’aime bien VOIR les insectes, mais j’ai la phobie de leur contact). 

Et à ce sujet, le clou de la promenade reste cette exceptionnelle araignée (et aussi ), d’une taille jusque-là inédite pour moi. Cette autre vue avec une pièce de cent yens en avant, donne une meilleure idée de la taille de la bête. L’émotion fut d’autant plus forte qu’elle avait tissé sa toile en travers du chemin, qu’elle se situait à hauteur d’homme, et que je m’aperçus de sa présence 20 centimètres avant de la percuter de plein fouet. J’ai mis quelques secondes avant de reprendre mes esprits (NDLudo : il fut encore sous le choc les jours qui suivirent)....

Je ne trouvai jamais le sommet de l’île : une bifurcation ratée quelque part, et j’étais déjà en route sur l’autre versant, sans vraiment me rendre compte où j’étais. Le retour à la civilisation fut aussi brusque que le départ : au détour d’un virage, sans aucune orée annonciatrice, je retombai sur une route de campagne, de laquelle je pus me rendre compte, a posteriori du chemin parcouru.

J’avoue, vu les conditions, je crois que je n’aurais pas pu tenir beaucoup plus longtemps.

C’est quand même curieux, le Japon : les endroits civilisés y sont organisés à l’excès, mais a contrario, la nature, la vraie, avec lequel le contact semble par ailleurs en permanence découragé, me parait plus sauvage même qu’en France...

 

A suivre

par Howard publié dans : Sorties et voyages
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Mardi 27 novembre 2007

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Nous fûmes ravis de tomber complètement par hasard sur une grotte au nord-est d’Ishigaki, après avoir déversé pendant quelques heures des litres de sueur. Après avoir payé au gardien des lieux une somme que nous jugions un poil élevée au départ, nous entreprîmes la visite. Tout démarre par une grande salle voûtée et un bassin naturel qui accueille une faune particulière : grands poissons (plus d’un mètre), crustacés aux longs « bras » et anguilles géantes (malheureusement nous n’avons pas vu cette dernière). Un peu plus loin, on découvre des urnes funéraires anciennes alignées les unes à côté des autres alors que des chauves-souris voltigent un peu partout. Plus loin encore, la grotte s’ouvre sur l’extérieur à mesure que le plafond s’abaisse. On arrive alors dans un passage bordé d’arbres aux racines torturées au bout duquel on retrouve le littoral et des plages sauvages sous une chaleur dont nous avions oublié l’existence. C’est aussi là que nous avons rencontré plusieurs lézards photogéniques et les restes d’une cigale.

 
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Contrairement à de nombreuses grottes dans le monde comme celle d’Enoshima, nous n’eûmes pas à subir d’odieux éclairages rouges, roses ou bleus dans le plus pur style kitch. Les quelques lampes disponibles, fonctionnaient sur une cellule photoélectrique et ne dispensaient qu’une lumière neutre. La visite valait pleinement son tarif de 800 yens.

 

A suivre


NB : Les 500000 visites ont été dépassées hier. Merci à tous ! Et fêtons aussi un joyeux anniversaire à Howard, le célèbre journaliste.

par Ludo publié dans : Sorties et voyages
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Vendredi 23 novembre 2007

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A une dizaine de mètres du lézard, Naoko remarqua les restes d’une mue de cigale. Dingue, non ?

 
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A suivre

par Ludo publié dans : Sorties et voyages
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Mercredi 21 novembre 2007

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Nettement plus agréable à l’œil que les cafards, les ishigakitokage 石垣トカゲ (lézards d’Ishigaki ou eumeces stimpsoni) sont répandus dans tout l’archipel de Yaeyama. Comme tous les membres de leur espèce, ils fuient au moindre mouvement et il m’a fallu de nombreuses tentatives avant de pouvoir capturer ce cliché.

 
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A suivre

par Ludo publié dans : Sorties et voyages
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Jeudi 15 novembre 2007

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Aujourd’hui, jeudi : géographie. Après quelques jours à Okinawa, nous avons repris l’avion pendant une heure vers le sud-ouest, direction l’île d’Ishigaki, le siège administratif de l’archipel des Yaeyama 八重山. C’est là aussi que l’on trouve l’essentiel de la population. Le climat y est nettement plus décontracté qu’à Okinawa et on sent que le tourisme ne s’y est pas autant développé.

Les îles des Yaeyama appartiennent cependant à la préfecture d’Okinawa, tout comme Miyako 宮古島 malgré la distance qui les sépare. Elles se trouvent d’ailleurs géographiquement beaucoup plus proches de Taiwan que du sud de Kyushu comme en atteste la photo (voir celle-ci aussi).

Les Yaeyama sont constituées de plusieurs îles : Ishigaki 石垣島, Taketomi 竹富島, Iriomote 西表島 (la plus sauvage mais aussi la plus grosse), Hatoma 鳩間島, Kuro 黒島, Aragusuku 新城, Kohama 小浜, Kayama 嘉弥真, Hateruma 波照間島 (la plus au sud du Japon) et Yonaguni 与那国島 (la plus à l’ouest du Japon). Nous ne pûmes visiter que les trois premières de cette liste. Nous ne manquerons pas de vous en reparler la prochaine fois (dès mardi prochain).

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Pour finir voici quelques données géographiques.

Ishigaki :

- Superficie : 222.5 Km²

- Population : 47500 habitants

- Température maximale : 31.8 degrés (juillet)

- Température minimale : 16.1 degrés (janvier)

- Nombre de touristes en 2005 : 920 000.

 

Taketomi :

- Superficie : 5.42 Km²

- Population : 337 habitants

 

Iriomote :

- Superficie : 289.27 Km²

- Population : 2321 habitants

 

A suivre

par Ludo publié dans : Sorties et voyages
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