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Mardi 11 décembre 2007

Voir les épisodes précédents.

 

Depuis son dernier périple périlleux dans la jungle, Tropical Man nous raconta à de multiples reprises combien la rencontre d’une araignée géante l’avait traumatisé, et pour cause... Pourtant, notre héros fut beaucoup moins choqué de tomber nez à nez avec ceci :

 


Cette espèce de ver, dont la bouche rappelle étrangement le ténia, mesurait une bonne trentaine de centimètres. Personnellement, face à une telle monstruosité, j’aurais pris mes jambes à mon cou, et cauchemardé jusqu’à la fin de mes jours.

 

A suivre

par Howard/Ludo publié dans : Ambiances
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Lundi 10 décembre 2007

Voir les épisodes précédents.

 

Parti seul pour une balade en pleine nature qui devait durer deux heures il était prévu que je traverse l’île d’Ishigaki d’Est en Ouest (dans sa plus petite largeur, certes). Grimpette sur un sommet culminant de l’île, puis descente de l’autre coté, pour me faire bourgeoisement récupérer sur un bord de route par l’entité plurielle Ludo-Naoko (Aparté : je ne peux plus raconter une blague grivoise  à l’un sans que l’autre en soit au courant dans la minute. Et moi : « Eeeh, mais non, fallait pas l’traduiiire ! »)

Avouons-le tout de suite : les trois premiers quarts d’heure furent un peu pauvres en aventures et en contact avec la nature sauvage. Une longue route en pente, impeccablement entretenue  qui traversait l’île en faisant des lacets, au milieu d’une forêt, qui, de la route, semblait tout aussi bien entretenue. A part une belle vue sur le Nord de l’île et sur la canopée luxuriante, et un joli crabe de terre dans un caniveau, peu de choses intéressantes à se mettre sous la dent. Ah, si : un panneau : « Attention aux oiseaux ! ».

Près d’un col, un petit chemin discret et très mal indiqué partait sur la droite : il s’agissait à vue de nez bien du chemin indiqué dans la brochure. Et là, commençait l’entrée dans ce qui était la jungle tropicale de l’île. Le chemin, après quelques mètres à peine, devint cahoteux, glissant, et mal balisé pour le reste de la balade. Un peu ce que je cherchais, après avoir connu l’organisation parfois un peu carrée de toute activité touristique dans ce pays.

Je tombai alors sur un très beau lézard, d’un type bien différent des lézards à queue bleue très répandus par ailleurs sur toutes les îles. Puis sur une multitude d’espèces de ténias oranges et gluant, qui parsemaient le chemin (et feront l’objet, je crois, d’un autre article pour eux tout seuls), que je n’ai, à ce jour, pas encore identifiés.

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Divers insectes aux couleurs chatoyantes traînaient évidemment un peu partout. En particulier, ces espèces de punaises, d’une couleur vert métallisé, et aux pattes rouge vif. De temps en temps, j’entendais des « plocs » de ci de là, indiquant que de gros scarabées feignants se laissaient tomber des arbres, mais heureusement, je n’ai rien reçu dans le cou (je précise que j’aime bien VOIR les insectes, mais j’ai la phobie de leur contact). 

Et à ce sujet, le clou de la promenade reste cette exceptionnelle araignée (et aussi ), d’une taille jusque-là inédite pour moi. Cette autre vue avec une pièce de cent yens en avant, donne une meilleure idée de la taille de la bête. L’émotion fut d’autant plus forte qu’elle avait tissé sa toile en travers du chemin, qu’elle se situait à hauteur d’homme, et que je m’aperçus de sa présence 20 centimètres avant de la percuter de plein fouet. J’ai mis quelques secondes avant de reprendre mes esprits (NDLudo : il fut encore sous le choc les jours qui suivirent)....

Je ne trouvai jamais le sommet de l’île : une bifurcation ratée quelque part, et j’étais déjà en route sur l’autre versant, sans vraiment me rendre compte où j’étais. Le retour à la civilisation fut aussi brusque que le départ : au détour d’un virage, sans aucune orée annonciatrice, je retombai sur une route de campagne, de laquelle je pus me rendre compte, a posteriori du chemin parcouru.

J’avoue, vu les conditions, je crois que je n’aurais pas pu tenir beaucoup plus longtemps.

C’est quand même curieux, le Japon : les endroits civilisés y sont organisés à l’excès, mais a contrario, la nature, la vraie, avec lequel le contact semble par ailleurs en permanence découragé, me parait plus sauvage même qu’en France...

 

A suivre

par Howard publié dans : Sorties et voyages
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Vendredi 7 décembre 2007

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Délice parmi les délices, permettez moi de vous présenter la beniimo ou (« patate violette »). Très répandue dans toute la préfecture d’Okinawa, elle se dévore à toutes les sauces : en douceur enrobée de graines de sésame, en mini chips d’accompagnement, dans la pâte des sâtâandâgii サーターアンダーギー(sortes de beignets ronds), et surtout en glace à l’italienne.

 
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La beniimo demeure une variété de patate douce et se prête donc parfaitement à toute sorte de dessert.

 

A suivre

par Ludo publié dans : Tribulations gustatives
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Jeudi 6 décembre 2007

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A l’instar de l’umibudô, les habitants des îles de sud sont très friands d’un autre type d’algues appelées localement sunui (prononcez « sous-nouille ») et mozuku もずく dans le reste du Japon. L’aspect très repoussant au premier abord rappelle les amas de cheveux que l’on trouve dans les tuyauteries. Le sunui se mange froid avec du vinaigre et son goût, tout comme l’umibudô, rappelle les salicornes mais avec plus d’acidité. Très rafraîchissant et idéal pour démarrer un repas.

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A suivre

par Ludo publié dans : Tribulations gustatives
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Mercredi 5 décembre 2007

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La préfecture d’Okinawa produit essentiellement deux alcools : la bonne bière Orion et l’awamori泡盛.

Cet alcool s’apparente au nihonshu 日本酒 (saké) puisqu’il est réalisé à partir de riz non pas japonais mais de type thaï et son taux d’alcoolémie atteint 30 degrés (60 dans certains cas). Il se boit le plus souvent dilué dans de l’eau avec des glaçons.

 
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Nous nous attendions à goûter à quelque chose proche du shôchu
焼酎, l’alcool de patate nippon qui fouette mais n’offre pas beaucoup de goût. Dès les premières gorgées, nous nous rendîmes compte que finir le verre ne serait pas une partie de plaisir. Il existe sans aucun doute de meilleurs crus que celui que nous avons essayé (bien que recommandé par le serveur) mais pour notre part, l’awamori n’est qu’un tord-boyaux dont la saveur ne peut être que le fruit du mélange d’un alcool de contrebande et d’un fond de cuve de kérosène.

Mauvaise pioche sans doute. Après tout, il m’a fallu plusieurs années pour tomber sur du saké qui n’ait pas un goût d’acétone et pour comprendre que la qualité avait un lien étroit avec le prix.


A suivre

par Ludo publié dans : Tribulations gustatives
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