Quand les buffles de Yubujima ne tirent pas leur char, ils se reposent dans leur bassin. Elle est pas belle la vie ?
Quand les buffles de Yubujima ne tirent pas leur char, ils se reposent dans leur bassin. Elle est pas belle la vie ?
Atteignant un niveau d’énervement au moins aussi élevé que les haut-parleurs pendant les élections, voici les camions de vente de fioul pour radiateur domestique. Je rappelle que le chauffage central n’existe pas au Japon (mis à part à Hokkaidô) et qu’en général dans les foyers (tous extrêmement mal isolés) seules sont chauffées certaines pièces avec des appareils à gaz ou à fioul.
TOUS LES JOURS (cette année du moins), ces pollueurs sonores viennent faire lentement le tour du pâté de maisons pendant dix minutes,
attendant qu’un éventuel client ne les arrête. Pendant ce temps-là, la musique niaise (une chanson d’avant-guerre interprétée par des personnages de dessin animé castrés des enfants à la
voix forcée ponctuée à intervalles réguliers par une autre voix sans conviction digne d’un mauvais spot publicitaire de radio, tourne en boucle en vous faisant regretter de ne pas avoir un fusil
à pompe sous la main. Heureusement, cela ne dure que l’hiver.
A environ 400 mètres au large de la côté est d’Iriomote, l’îlot de Yubu (由布島) renferme un parc botanique et quelques animaux. L’accès ne s’effectue que par char à buffle, à marée basse (comme ici) comme à marée haute où l’eau arrive au niveau des genoux des touristes alors que de petites raies se laissent caresser (je parle de poissons hein). Nous n’eûmes malheureusement pas la chance de vérifier la chose mais nous pûmes profiter d’une traversée fort sympathique alors que notre guide entonnait l’un des chants les plus populaires d’Okinawa accompagné de son shamisen.
Séquence relaxation.
Toujours à Iriomote, nous avons pu admirer le manège des Uca arcuata ou shiomaneki シオマネキen japonais. Ces crabes de petite taille vivent dans des trous dans lesquels ils se réfugient en quatrième vitesse au moindre mouvement suspect. Les mâles possèdent une pince beaucoup plus développée que l’autre qu’ils agitent lentement dans un grand arc de cercle en hauteur afin d’appâter les femelles du genre : « Hé ! Viens chez moi ! ».
Pour ce dernier jour de l’année, nous vous offrons cette séquence tournée à Hoshizuna Beach 星砂ビーチà Iriomote, où nous avions plongé. Bon réveillon à tous !
NB : Ougl célèbre aujourd'hui son millième billet.
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