Accessoirement on parle aussi du Japon (et un peu de la France en particulier en 2009 et 2010).
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Quelques amis sont venus me rendre visite samedi soir avant de partir se remplir la panse à l'izakaya "Yamachan" (comme en témoigne cette première photo).
Une izakaya demeure une sorte de restaurant populaire, généralement peu regardant sur la propreté et bruyant dans lequel on commande une pelletée de petits plats à la fois, façon tapas. Yamachan est une chaine née à Nagoya et spécialisée dans les tebasaki, des ailes de poulet grillées asaisonnées et si bonnes qu'on en mangerait sur le crâne d'un pouilleux, pour reprendre l'expression favorite d'Howard, le célèbre journaliste. Bien sûr nous n'avons pas savouré que cela puisque nous avons entre autres partagé des maitake tempura (champignons pânés) et de la pieuvre au vinaigre, le tout arrosé de bière ou de saké.
Hier vous n'avez pas eu droit à cet article car en plus d'une petite gueule de bois, je me suis payé le luxe d'intaller un nouveau système d'exploitation et de résoudre une trentaine de problèmes inhérents à... la malchance, j'imagine, le tout étalé sur dix heures.
Demain: un autre article passionnant.
Cela ne fait pas cinq jours que ce blog existe que déjà, beaucoup me demandent la signification du pourtant fameux mot "ougl". Faisons tout de suite taire les rumeurs fallacieuses comme quoi "OUGL" serait l'acronyme inversé de "Ludo Gobe Un Oeuf". Un peu de sérieux que diable! Qualifié de Saint Graal de l'éthymologie par de nombreux spécialistes, "ougl" peut aussi se targuer du titre de pomme de discorde linguistique. Il faut dire que ses origines restent très vagues. On retrouve les précurseurs de "ougl" pour la première fois de l'Histoire au paléolithique (bien que certains chercheurs affirment qu'il s'agit là de preuves montées de toutes pièces) dans certaines grottes, dont Lascaux. Les spécialistes ne savent par contre pas déterminer si "ougl" s'appliquait à un culte religieux, au feu, au sommeil ou au poil de mammouth.
Bon, étant à cours d'idée, et m'apercevant que je pédale dans la choucroute, je me rends. "Ougl", découvert par moi-même à la lecture de Gotlib, caractérise le vocabulaire primitif et simiesque des hommes des cavernes. Je pourrais ajouter que par conséquent il est synonyme d'innocence, de pureté et d'absence de fioriture. Et puis c'est rigolo non?
Demain: gastronomie japonaise.
Voici (sur les deux clichés de droite) une partie de la satanée pente que je dois gravir comme un forcené tous les matins pour me rendre au collège. En hiver ça va, ça réchauffe mais en été on arrive dégoulinant de sueur avec une flaque sous les pieds et les chaussures qui font "shlurp-shlurp". Bon j'exagère un peu pour les chaussures. Cette école se situe à proximité d'un temple, actuellement en travaux, et offre une vue magnifique.

Mardi dernier a eu lieu la cérémonie de remise des diplômes d'un des collèges dans lequel j'officie. Comme à l'accoutumée, ce fut un fantastique festival de marche au pas en suivant les lignes tracées au sol, de silence solennel, de chant de l'hymne national, de saluts au drapeau toutes les dix minutes et aussi d'hectolitres de liquide lacrimal pour une grande partie des collègiennes présentes pour la dernière fois dans leur école. Les nombreux chants minutieusement répétés et mon ennui grandissant minutes après minutes pendant deux heures et demi ont bien failli me faire perdre le sérieux pendant une bonne demi-heure alors que j'imaginais tout le monde en train de chanter "la victoire en chantant" et "l'internationale". Une chose est sure: il eut été fort inopportun de lacher un pet. La simple pensée d'un tel acte permet en tout cas de se changer les idées.

Je me suis remis la semaine dernière d'une grippe carabinée contractée quelques jours plus tôt à côté de Nagano pendant de courtes vacances bien méritées.
De nombreux "bas du front" s'amusent à qualifier le pigeon d'être vivant fidèle, de volatile majestueux dont la robe argentée illumine d'une teinte rare le bitume des grandes villes. Grossière erreur: le pigeon, pour commencer n'a rien à voir avec un être vivant, il s'agit "d'une chose qui bouge". Certes il possède un bec, un plumage et pond des oeufs, ce qui pourrait le faire passer pour un oiseau aux yeux des profanes. Que nenni! Qu'il provienne de Somalie, qu'on le nomme "tourterelle" ou "colombe", le pigeon reste un rat volant. Des études très sérieuses, menées au Cern, par une équipe internationale de chercheurs dont l'objectivité ne saurait être remise en cause, ont établi avec précision le train de vie honteux de la bête (voir notre tableau récapitulatif). Qu'il défecque, copule ou ingère des immondices, le "nuisible" passe son temps à roucouler de la même manière, infatigable, bornée et sans âme. Dans de nombreux pays, il est désormais défendu de nourrir ces abominations de la nature sous peine de poursuites judiciaires, mais mille fois hélàs, des gens peu scrupuleux et ignorant du fait que "pigeon éliminé=monument sauvé", continuent sans vergogne leur basse besogne d'engraissage des "virus voyageurs".
Hier soir, votre serviteur a surpris l'un de ces diables sur son balcon (et ce malgré la présence d'un filet protecteur) en train de démarrer ses incantations roucoulesques dans le but de repeindre le sol de guano. Mon sang ne faisant qu'un tour, je me suis précipité en agitant les bras pour provoquer un arrêt cardiaque du tas de plumes. Bien mal m'en a pris puisque je me suis méchamment fracassé le bras gauche sur le bord de la porte-fenêtre. La justice a triomphé malgré tout puisque le pigeon a pris ses jambes à son coup sans demander son reste...