Mercredi 26 septembre 2007
Voir les épisodes précédents.
Part du patrimoine mondiale de l’Unesco au même titre que Nakijingusuku, le château de Shuri 首里城 (non, je ne parle pas du château de Sully avec de la nourriture dans la bouche) reste nettement plus connu. Il
figure d’ailleurs sur les billets de deux mille yens.
La visite démarre par la célèbre porte puis des escaliers qui mènent à une entrée au
niveau d’une première rangée de remparts. On arrive ensuite sur une cour située devant un bâtiment servant
d’avant-garde à l’immense esplanade qui s’étale devant les quartiers du roi des Ryûkyû. Une fois à l’intérieur
et après s’être déchaussés, on peut admirer quelques pièces historiques en vitrine en profitant de la climatisation et une vaste salle en tatami. Je fus déçu de tomber une fois de plus sur des installations modernes dans un édifice historique. Les spectres des
escalators des châteaux d’Osaka et de Nagoya étaient encore présents dans mon esprit. Heureusement, le reste des lieux, dont la salle du trône, n’a pas subi cet outrage (ce qui lui a sans doute permis de figurer au patrimoine mondial).
A suivre…
par Ludo
publié dans :
Sorties et voyages
5
Voir les épisodes précédents.
Le château de今帰仁城 (Nakijingusuku) date du XVII ème et se situe au nord de l’île d’Okinawa. Répertoriées patrimoine mondial de l’Unesco, ces ruines s’étendent sur une surface énorme en plein milieu de la végétation. Une fois l’entrée massive franchie, on suit un long escalier qui nous mène vers des hauteurs desquelles on bénéficie d’une vue étonnante sur les remparts.
A suivre…
par Ludo
publié dans :
Sorties et voyages
2
Mercredi 19 septembre 2007
Voir les épisodes précédents.
Symbole d’Okinawa, le shiisaa シーサー s’apparente aux shishi 獅子
(lions) A 阿et Un 吽 que l’on trouve à l’entrée des sanctuaires shintô dans le reste du Japon. On le retrouve ici le plus souvent par pair : à gauche, l’un avec la gueule
fermée et à droite, l’autre avec la gueule ouverte (comme A et Un).
Il est visible aux entrées des bâtiments, sur les toits, les murs, en T-shirt, en strap, en
robinet, sur des rambardes,
bref il est partout.
Comme nous sommes bien sûr au Japon, on le rencontre sous diverses formes kawaii. Nous avons, en ce qui nous concerne, craqué pour ceux-ci.
A suivre…
par Ludo
publié dans :
Sorties et voyages
3
Vendredi 14 septembre 2007
Nous passâmes un peu plus de deux journées à Okinawa dont deux nuits à Naha. Okinawa, c’est d’abord un département, celui qui se trouve à la fois le plus au sud mais aussi le plus à l’ouest du Japon. Il
comprend l’archipel d’Okinawa, de Miyakô et de Yaeyama. L’archipel d’Okinawa comprend lui-même l’île d’Okinawa où nous commençâmes notre périple. Situé au niveau du tropique du cancer, l’endroit
accueille un grand nombre de touristes et cela se ressent. Les bords de mer demeurent assez bétonnés et d’énormes hôtels ont été bâtis un peu partout. Je m’attendais par contre à bien plus
d’excès en la matière. L’architecture semble typique des tropiques avec des constructions en béton (rarement peints d’ailleurs) et des toits tantôt plats, tantôt couverts de tuiles
traditionnelles, couleur brique. On rencontre par ailleurs beaucoup de verdure et de fleurs ce qui change énormément des grandes métropoles. Les rues, y compris les plus reculées paraissent bien plus larges que la moyenne (influence américaine ?) et possèdent un
cachet particulier réellement dépaysant. Le centre même de Naha accueille de sublimes arbres en fleur (des
flamboyants).
De toutes les personnes que nous avons rencontrées (à part la réceptionniste de la société de location de voitures) se dégageait une bonne humeur contagieuse qui me rappelait par certains côtés
le Kansai.
A suivre…
par Ludo
publié dans :
Sorties et voyages
4
Nos vacances à Okinawa débutèrent le 21 août d’une drôle de manière. Notre avion atterrit à Naha, la plus grande ville de la préfecture avec
une bonne heure de retard car « un accident assez grave », dixit notre pilote, avait eu lieu. Un appareil de la compagnie China Airlines en provenance de Taiwan avait rencontré un
problème de réacteur à l’atterrissage et tous ses occupants avaient été évacués in extremis via les toboggans gonflables. Les derniers quittaient encore le cockpit alors qu’une grosse explosion
se produisait. Heureusement on ne déplorerait aucune victime.
A notre arrivée, nous pûmes voir la carcasse encore fumante du Boeing arrosée abondamment par des camions de pompiers. Deux jours plus tard, alors que nous reprîmes l’avion pour l’archipel de
Yaeyama, nous passâmes juste à côté de l’épave et nous pûmes nous rendre mieux compte de l’ampleur de l’affaire en voyant les deux côtés de l’engin. Six jours plus tard, lors de notre retour à Nagoya, la tôle calcinée accueillait encore les
voyageurs de passage à Naha.
A suivre…
par Ludo
publié dans :
Sorties et voyages
4
Commentaires