La traduction en français est disponible sous la photo.
先日、ルドパパママが来日し、イロイロとお土産をもらっちゃったのですが、その中に日本のものと比べ物にならないくらいの、フランスサイズのドカッと大きい缶詰がありました。それも、3つも!!なんとその缶詰の中にはちゃんとしたフランス料理が入っていて、焼いたりして簡単に調理できちゃうのものだったのです
(´∀`)。しかも一缶にはちゃんと3人分が入っている。日本で缶詰めっていうと、フルーツだったり、つまみであったり、原料だけが詰まってるというイメージだったので、フランスって缶詰めでイロイロあってすごいなぁ~と驚いちゃいました(>_<)!料理が苦手な私には、もってこいって感じですね!では、その3つを紹介しますね!
シュークルート☆
酢づけの発酵したキャベツに、2種類のソーセージと豚肉がはいったもの。フライパンで温めて食べる。そんなに簡単にできちゃうのに、すっごい美味しいっ(☆o☆)。キャベツがとにかく酸っぱいんだけど、やめられない味。お肉も味が濃いんだけど、キャベツと一緒に食べると、中和されて、味が深くなる。それだけでももちろん美味しいのだけど、それだけだとちょ~っとさみしいかなぁ。パーティーなんかでこの一品があったら、絶対に喜ばれると思う!!
ちなみに、何度練習しても、この料理名を綺麗にフランス語で発音できない…。シュークッ…
L’autre jour, les parents de Ludo sont venus nous rendre visite et à cette occasion, ils nous ont apporté plusieurs denrées parmi
lesquelles il y avait des boites de conserve de taille française, donc immenses comparées à celles que l’on trouve au Japon. Il n’y en avait pas qu’une, mais trois !! Dedans : de la
cuisine courante en France qu’il faut juste réchauffer avant de déguster (´∀`). Dans chaque boite, il y en avait pour trois personnes. Au Japon, quand on dit boite de conserve, on pense aux fruits, aux trucs d’apéritifs ou à des
ingrédients à l’état brut (NDLudo : des tomates par exemple) et je fus surprise de voir autant de variété (>_<) ! Moi qui ne suis pas très douée en cuisine
(NDLudo : hou la menteuse !), j’accepte volontiers ce genre de cadeau ! Permettez moi de vous présenter ces trois plats, en commençant par :
La choucroute
Il s’agit de chou fermenté avec deux sortes de saucisses et de la viande de porc. On la réchauffe à la poêle. Bien que la
préparation ne demande pas plus d’effort, le goût est délicieux (☆o☆). Certes le chou est acide mais c’est une saveur dont on ne se lasse pas. La viande a un goût plutôt fort mais qui est contrebalancé par le chou, le tout
devenant intense. La viande seule est sans aucun doute très bonne mais il lui manque un je ne sais quoi (NDLudo : sous-entendu complété par le chou). C’est typiquement un plat idéal à manger
avec des invités !!
Par contre, j’ai beau avoir essayé plusieurs fois, je suis incapable de prononcer le mot « choucroute ». Chouc…
par Naoko
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Mon école préférée cette année possède une bambouseraie très
dense. Lors de mon deuxième jour, alors que je n’avais que deux cours dans la journée, je profitai de mon temps libre pour aller prendre quelques photos à l’extérieur. Une fois ma tâche terminée,
je rejoignis la salle des professeurs et il se tint la conversation suivante.
La vice-principale : Alors vous avez pris plein de photos ?
Moi : Oui. Merci de me l’avoir permis… La bambouseraie est magnifique !
La vice-principale : Il y a plein de pousses en ce moment. Il faut les enlever sinon on sera envahi. Ca vous dirait d’en
déterrer quelques-unes pour les ramener chez vous ?
Moi : Oh ben oui alors ! Merci !
La vice-principale : Pas de problème, ça nous rend service !
J’accompagnai ensuite une autre dame armée d’un long ustensile en métal dans la forêt de bambous. On pouvait effectivement apercevoir à de multiples endroits des pousses pointer le bout de leur nez. Certaines inexploitables mesuraient déjà plus d’un mètre. Une fois une proie repérée, la
spécialiste commença à creuser autour sur une bonne quinzaine de centimètres, puis dans un mouvement de levier
fit sortir la bête. Je la remerciai chaleureusement quand elle fit la moue en me disant « Quoi ? C’est tout ce que vous prenez ? ». Par politesse et gourmandise, j’acceptais
son offre. La pousse suivante dépassait en taille mon pied. Pleinement satisfait, je la remerciai à nouveau mais réalisai très vite qu’il valait mieux que j’en accepte au moins une
supplémentaire. La troisième et ultime pousse était gigantesque. Je dus insister lourdement pour ne pas qu’on m’en
déterre d’autres. Trois suffisaient amplement pour Naoko et moi-même (c’était même trop) et le tout atteignait déjà un bon poids.
Je rentrai à la maison, ravi d’une journée qui sortait vraiment de l’ordinaire.
Pour une recette de pousse de bambou, c’est ici.
par Ludo
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7
Quand nous ne possédons pas l’énergie nécessaire pour confectionner un dîner (oui d’accord, plutôt Naoko que moi-même), nous choisissions
jusque là entre le butadon du Yoshinoya pas loin de chez nous ou la commande d’une pizza. Etant pourtant
situés en plein centre de Nagoya, aucun prestataire bon marché n’officie dans notre voisinage et nous devons débourser en moyenne plus de 3000 yens pour une pizza.
Las des mêmes formules, nous avons décidé un beau jour de commander des sushi. Après tout, cela ne coûte pas plus cher qu’une pizza, et le
poisson c’est bon, comme chacun sait.
Après cinquante bonnes minutes d’attente, le livreur arrive à bon port avec la marchandise fort bien présentée dans un plat en laque du plus bel effet. Ce plat n’est pas un cadeau de la maison puisqu’il faut le rendre au restaurant. Là où
Howard le célèbre journaliste de passage en avril et mes parents le mois suivant ont été stupéfaits, ce fut en apprenant de quelle manière se déroulait l’opération. Il suffit de laisser le plat
en question devant sa porte le lendemain, et le responsable vient le prendre. Inimaginable en France où l’objet disparaîtrait dans la seconde.
par Ludo
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11
A deux occasions cette année, fin janvier et au début de ce mois pour être précis, les parents de Naoko nous ont emmené dans la préfecture de Mie à Tado dans un restaurant spécialisé dans la cuisine de carpes et baptisé Daikokuya. L’établissement, vieux de 280 ans enchante dans un premier temps ses visiteurs par son jardin typique et ses bassins à poissons. Les gourmets prennent place dans des pièces fermées à tatami et peuvent déguster toute sorte de plats à base de koi (carpe) y compris de la soupe. Les amateurs se réjouiront sans doute d’avoir une koi dans le potage si vous me permettez ce calembour facile. On trouve aussi des joues de carpe (à droite sur la photo), partie sans doute la plus succulente de la bête et aussi des sashimi rafraîchissants.
NB : les clichés de spécimens vivants proviennent en fait d’Ise. Ils étaient énormes, plus photogéniques et accessibles.
par Ludo
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5
Véritable aberration de la nature, inégalable grossièreté culinaire, immonde poil bouclé dans la soupe de la création, le nattô 納豆ne devrait même pas avoir le droit de cité dans la gastronomie japonaise… non, dans la gastronomie tout court !
Ces germes de soja fermentés restent, aux dires d’odieux amateurs qui ne reculent devant aucune campagne mensongère, bons pour la santé.
Franchement, pourriez-vous ne pas exprimer votre malaise à la vue d’un fou en train de remuer sa mixture afin d’y faire apparaître des filaments plus répugnants que des filets de morve mélangés à de la guimauve ? Combien de secondes tiendriez-vous après avoir posé vos narines une vingtaine de centimètres au-dessus d’un pot de nattô ? Oseriez-vous placer sur votre langue l’une de ces infectes boules donc la forme évoque un excrément de rat d’égout de la pire espèce ? Survivriez-vous au parfum proche de l’haleine putride d’un phacochère qui aurait mangé pendant des années rillettes et jus d’orange ? Avaleriez-vous un aliment dont vous avez le sentiment qu’il a déjà séjourné dans un estomac mais dont vous ignorez de quel côté il est ressorti ? Non ? La moitié des Japonais et moi-même pensons comme vous. Le nattô divise ainsi la population de l’archipel. En général, les habitants du Kantô, la région de Tokyo (les fous), apprécient alors que ceux du Kansai, la région d’Osaka, Kyôto et Kobe (les censés) détestent.
Mon épouse malgré toutes ses qualités, appartient à la première catégorie. Voilà pourquoi elle se met toujours à l’écart pour se pervertir le palais.
NB : la photo provient d’un repas à l’école. Il arrive en effet, mais seulement une à deux fois par an en raison de la forte proportion d’enfants qui n’aiment pas, que le nattô apparaisse au menu.
par Ludo
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