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Dimanche 15 octobre 2006

Comme tout être humain qui se respecte, les Japonais vont se délester la vessie ou les intestins dans des endroits le plus souvent prévus à cet effet (je dis « le plus souvent » mais nous avons vu que ce n’était pas le cas de tout le monde).

 

On rencontre deux types de toilettes : les yôshiki 洋式 et les washiki 和式.

Les premières, que l’on traduit par « à l’occidentale » se distinguent pourtant des gogues que l’on connaît bien par plusieurs points. Dans un précédent article, je vous avais parlé du washlet, ce dispositif qui vous nettoie au karsher la moindre trace restée dans le moule. Toutes les cuvettes ne sont pas équipées pour autant, hélas. Par contre toutes disposent d’un levier qui actionne la chasse d’eau de deux manières différentes. D’un côté on aperçoit le caractère qui signifie « petit » et de l’autre qui veut dire « grand ». Suivant la taille de sa commission, on peut donc choisir le volume d’eau à évacuer. Le Prix Nobel de la paix, la Kenyane Wangari Maathai avait d’ailleurs trouvé l’idée géniale lors de son séjour au Japon et ne cesse depuis d’évoquer cet exemple pour sensibiliser le monde au sujet des économies d’énergie !

 

Les secondes, « à la japonaise », ressemblent grosso modo à nos modèles dits « à la turque » à la différence que la rigole centrale est ovale et recouverte d’une espèce de petit toit à une extrémité faisant ressembler le tout à un bobsleigh (et elles sont aussi munies du système gros/petit). Je les abhorre, même si je dois bien admettre qu’elles s’avèrent plus hygiéniques puisque l’on ne dépose son postérieur nulle part. J’ai toujours détesté entendre le bruit sourd du berlingot qui choit sur la faïence plate comme de la nourriture pour chien en boite de conserve qui tombe dans une gamelle en plastique. J’ai toujours éprouvé un dégoût royal à apercevoir le produit fini d’une longue digestion se vautrer de tout son long comme un immonde banana split. Quand je sors une terrine du four, je tiens à l’oublier au plus vite et à éviter tout regard.

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Les Japonais, ayant sans doute atteint un degré de raffinement trop élevé abusent de manies qui prêtent à sourire. Prenez les chaussons par exemple : non seulement on se déchausse pour rentrer chez soi pour enfiler ses savates et on les enlève avant de pénétrer dans une pièce en tatami (chose que je comprends et que j’applique chez moi) mais en plus on les retire avant d’entrer dans les toilettes pour les troquer par des modèles en plastique plus épais.

Evidemment ceux qui n’ont pas l’habitude de ce rituel se retrouvent à table avec des gros yeux fixés sur eux parce qu’ils sont en train de dîner avec les pantoufles des cabinets au pied…

 

Dans les WC publiques destinés aux femmes, un bruit continu aigu ou un enregistrement de filet d’eau qui coule en permanence est passé en boucle, tout ça pour éviter que la Nippone de base, très timide et distinguée comme tout le monde le sait, n’ait point honte d’attirer l’attention des autres personnes présentes dans la pièce lorsqu’elle urine comme une vache se soulageant d’un pont après avoir vu la version longue d’Abyss au cinéma sans sortir de la salle pendant la projection (vous, je ne sais pas, mais moi toute cette eau, au bout d’un moment…).

Et chez les hommes, me direz-vous, a-t-on droit à des boucles sonores de ballons de baudruche qui se dégonflent afin de masquer les flatulences, qui, comme chacun le sait, restent étrangères au sexe dit faible ? Non, rien. Dommage d’ailleurs car j’aimerais quand même que les ossan, outre leur borborygmes innés, évitent d’en lâcher une accompagnée d’un « haaa » à chaque fois qu’ils font pleurer leur cyclope. D’ailleurs ce cérémonial se solde toujours par un bon glaviot dans l’urinoir. Tous le font ce qui me laisse penser qu’il ne peut s’agir que d’un réflexe conditionné à l’instar du suçage de dent creuse.

 

NB : Veuillez excuser la mauvaise qualité de l’image. Elle fut prise il y a trois ans avec un vieux téléphone.

PS : Ne manquez pas l’autre article du jour !

par Ludo publié dans : Cas sociaux
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Samedi 23 septembre 2006

Si en façade le Japonais moyen évite de braver les lois et fait preuve d’une docilité étonnante dans la vie de tous les jours, il lui arrive parfois de s’en moquer complètement, surtout quand il atteint un certain âge. Il se met alors à manquer de respect envers autrui en bousculant tout sur son passage lors des files d’attente, en se bornant à bloquer la route à vélo et en prenant le triple de la place dans les transports en commun (même si ce derniers cas ne s’applique généralement qu’aux djeun’s).

Devant l’un des supermarchés que je fréquente, plusieurs panneaux d’interdiction de stationner pour les deux roues sont disposés (voir le cliché ci-dessous pris par Naoko). Un parking se trouve pourtant une dizaine de mètres plus loin mais que voulez-vous, vous trouvez toujours une trentaine de vélocipèdes garés sauvagement, pile devant le magasin, gênant ainsi le trafic automobile et les déambulations des piétons. A chaque fois, je vois des olibrius déposer leur bicyclette et pénétrer dans le magasin comme si de rien n’était.

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Comme nous l’avions évoqué dans les commentaires de cet article, il suffirait d’un contrevenant pour qu’une masse de crétins incapables de prendre une décision de leur propre chef le suive…

Ce comportement de moutons se retrouve ailleurs. A la gare de Meitetsu de Nagoya, située en souterrain, les voyageurs doivent s’aligner devant des panneaux lumineux de différentes couleurs correspondant à leur destination. Le complexe ne disposant que de deux rails, il est impératif de bien vérifier le train que l’on va emprunter : celui qui dessert Gifu va arriver sur le même quai après celui de Tsushima etc.

Evidemment cela aboutit à un grand nombre de files d’attente qui atteignent souvent le mur opposé à la voie pour se prolonger sur le côté et bloquer le passage des usagers qui désirent se rendre à un autre point d’attente. Depuis quelques années, des écriteaux placardés tous les trois mètres invitent les passagers à s’aligner deux par deux pour gagner un peu d’espace derrière. Rien n’y fait : bornés comme pas deux, ils continuent de se placer les uns derrière les autres sur une unique colonne. Pas fou, je me présente toujours sur le côté d’une longue file, en pole position pour pénétrer dans le wagon. Quelques secondes plus tard, je ne suis plus seul, puisque grâce à moi (!) une deuxième colonne s’est formée !

par Ludo publié dans : Cas sociaux
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Samedi 16 septembre 2006

Spécialistes des personnages les plus attachants, les Japonais m’épateront toujours. Ce cochon en tenue de lutteur de sumo en constitue un parfait exemple. Symbole d’un restaurant spécialisé dans le misokatsu, la pauvre bête démontre par sa posture magistrale qu’elle ignore tout ce qui se trame en cuisine, lieu où une grande quantité de ses congénères se font charcuter chaque jour…

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PS : Le seuil du million de pages parcourues depuis la naissance d'Ougl a été franchi hier ! Alors qu'il avait fallu attendre un an et un mois pour dépasser les premières 500000 pages, la deuxième moitié a été bouclée en cinq mois ! Un grand merci à tous !
par Ludo publié dans : Cas sociaux
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Mardi 29 août 2006

Je dois faire partie des nombreux collectionneurs involontaires de parapluies du pays. Il m’arrive au moins deux fois par an de faire confiance aux prévisions météorologiques et de ne pas me charger de cet ustensile encombrant pour me rendre compte à la descente du train qu’on m’a bien eu. Je dois alors me délester de quelques centaines de yens dans un combini pour un parapluie jetable. Au final nous en possédons bien une dizaine.

Je me souviens avec émotion, tout en grinçant des dents, de mes premières ombrelles prêtées par mes familles d’accueil successives en 1995 et 1996. Celles-ci, plutôt compactes ne dépassaient pas les trente centimètres et peuvent donc se mettre sans peine dans un sac (je ne parle pas de mes familles d’accueil hein).

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Contrairement aux pépins occidentaux, certains modèles, rejetons de je ne sais quel inventeur sadique, s’ouvrent à l’envers, avec les baleines pliées seulement en deux. Si l’on fait coulisser d’un seul coup et jusqu’en haut la bague qui permet de déployer les cétacés susmentionnés, on se rend compte que l’engin n’est ouvert qu’en partie et que vous vous prenez en plein visage une bonne douche inattendue. Il faut alors plier à la main chacune des baleines dans le bon sens.

Pour refermer la chose, il faut évidemment procéder au même manège.

Ce problème semble avoir joué sur la popularité du système puisqu’on n’en trouve guère plus. Le modèle de la photo, manié avec dextérité par Daishi (le frère de Naoko que nous saluons au passage) fut acquis il y a quelques années par Howard, le célèbre journaliste, que nous ne présentons plus.

La question reste cependant en plan : pourquoi avoir créé des parapluies qui s’ouvrent à l’envers ?

par Ludo publié dans : Cas sociaux
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Dimanche 20 août 2006

Fini le bleu ! La tendance pour cette année c’est le rose.

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PS : Nous rentrons demain de Gaule. Je commencerai à répondre à quelques commentaires à cette occasion.

par Ludo publié dans : Cas sociaux
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