Arpenter les rues couvertes d’Osu s’avère épuisant. Un petit clic sur la photo pour un agrandissement qui sera enregistré comme pièce à conviction numéro 1.
Beaucoup de logements répondent aux critères antisismiques mais pas tous, loin de là. Une frange de la population, persiste à vivre dans des habitations élaborées à la va-vite comme si on avait demandé à un parkinsonien d’assembler des pièces de Légo les yeux bandés sur un navire passant le Cap Horn. Les murs, les balcons et les aménagements sur la toiture sont souvent réalisés à l’aide de vulgaires tôles ondulées ou de plexiglas opaque. Pour peu, on les prendrait pour des bidonvilles. Ces maisons accusent les années avec une épaisseur de rouille inquiétante. Leur propriétaires n’hésitent pas à rajouter des parties de bâtiments sans respecter aucune harmonie visuelle : balcon non parallèle au sol, perche pour faire sécher le linge sous un toit de fortune en plastique sur le toit original avec accès à ce dernier par un non moins bancal escalier partant du balcon, enclos de tôle servant de débarras etc.

Les grandes cités japonaises souffrent d’une urbanisation à outrance qui ne laisse que peu de place à une quelconque recherche architecturale.
Heureusement que les campagnes fonctionnent différemment et osent offrir aux regards des chefs d’œuvre de bon goût comme celui-ci. Un petit clic sur l’image pour la façade et un clic ici pour le profil.
Avec l’industrie numéro un du loisir au Japon, le pachinko (machines à sous), tous les délires semblent permis.
PS : Ne manquez pas l'autre article du jour !
Sur la route qui mène à l’un des supermarchés que nous fréquentons, on rencontre quatre feux. Trois régulent la circulation abondante de grands carrefours. Le quatrième ne sert rigoureusement à rien. Certes le trottoir est interrompu à cet endroit précis par une route mais dans n’importe quel cas similaire, un stop fait l’affaire. Allez savoir pourquoi, un type a trouvé judicieux de faire poireauter les piétons avant de les faire traverser une longueur de moins de deux mètres. Le chemin bitumé se prolonge sur une dizaine de mètres entre deux maisons et bifurque à gauche sur… une impasse ! Cela sent à plein nez le riverain maniaque, membre de la pègre, qui ne veut pas être dérangé par des hordes de piétons (il doit en passer une dizaine par heure) quand il sort sa Mercedes du garage.
En près de cinq ans, je n’ai vu qu’une fois un véhicule sortir de là : une Mercedes justement, avec un drapeau japonais en autocollant sur le pare-brise, autrement dit le parfait yakuza.
La plupart du temps le feu reste vert et même quand il ne l’est pas, nous l’ignorons totalement (ou presque, nous restons prudents tout de même).
Commentaires