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Jeudi 31 août 2006

Fin juin dernier, Naoko et moi-même furent conviés au repas de mariage d’une de ses collègues. Comme les us l’exigent, il est de bon ton de donner des cadeaux aux invités et histoire de ne pas faire de jaloux, on procède souvent par tombola. Nous eûmes le privilège de remporter un bon d’achat d’une valeur de 10000 yens (67€ environ) valable dans le restaurant de luxe où la fête se produisait.

Avant-hier donc, nous nous rendîmes dans cet établissement pour fêter mon anniversaire (qui par un curieux hasard a lieu aujourd’hui même).

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Dans une ambiance aussi sobre que sombre ou le silence n’était perturbé que par le son de la cascade au milieu de la pièce, nous prîmes chacun un menu à 5000 yens après avoir siroté respectivement un jus de pamplemousse à 650 yens (4.4€) et un panaché à 700 yens (4.7€) ! Notre choix se portait sur des boissons soft car les alcools coûtaient entre 1200 yens (8.1€) pour les verres de vin à 24000 yens (162€) pour les bouteilles les plus abordables.

Dans le plus pur style nouvelle cuisine qui colle systématiquement à la cuisine française au Japon, tous les plats offraient de minuscules portions bien décorées dans d’énormes assiettes, que ce soit pour l’entrée (jambon cru sur mozzarella industrielle et pesto), les sashimi, la bouchée de foie gras surmontée d’un okura pané, le roast-beef, les tagliatelles aux champignons et coquillages et le dessert.

Tout cela n’avait rien de désagréable mais pour une somme aussi élevée, nous aurions préféré une meilleure qualité. Dans le même registre, Liliane relevait d’un autre niveau.

Nous nous rattraperons à Yamachan ou à Daibutsu Korokoro la prochaine fois.

par Ludo publié dans : Tribulations gustatives
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Vendredi 25 août 2006

Que voulez-vous, nous adorons Daibutsu Korokoro et nous tenions absolument à y retourner lors du passage de Howard le célèbre journaliste en mai dernier.


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Je me suis personnellement jeté sur ces coquilles Saint Jacques aux champignons cuites dans une feuille sur une plaque en fonte après avoir dégusté les mêmes coquillages accompagnés de crevettes. Je crois que cela fait partie des rares aliments avec la glace à la menthe aux petits morceaux de chocolat que je dévore en oubliant toute dignité.

par Ludo publié dans : Tribulations gustatives
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Samedi 19 août 2006

Dans le cœur éternellement enfantin des Japonais, la boisson officielle de l’été demeure le ramuné ラムネ, une sorte de limonade assez ludique comme vous allez le voir.

Pour simplifier ce nom très complexe (sisi), préférons lui l’appellation « ramoune ».

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Les bouteilles de ramoune possèdent un goulot avec une forme si indescriptible que je vous invite à jetez un coup d’œil à la photo pour une meilleure compréhension. Le bouchon en plastique est muni d’une sorte de tube sous lequel on découvre une bille de verre. A l’aide du bouchon, on enfonce d’un coup sec cette bille dans la bouteille et si l’on s’est bien débrouillé (ce qui n’arrive qu’une fois sur dix), on ne s’en met pas partout suite à l’émulsion qui en résulte. Le liquide d’apparence neutre se transforme en effet en une limonade au goût indéfinissable que je rapproche de celui des pastilles Vichy alors que certains célèbres journalistes comme Howard jurerait qu’il s’agit de celui d’un Malabar nature.

Bien que rafraîchissant cinq minutes, on regrette toujours après absorption la taille réduite des bouteilles ainsi que cette saveur sucrée qui vous donne immanquablement soif.

par Ludo publié dans : Tribulations gustatives
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Mardi 20 juin 2006

Que deviendrions nous les soirs de grande flemme où l’inspiration culinaire a plié bagage, si l’ère moderne n’avait eu la riche idée d’inventer les nouilles instantanées ?

 

Part du folklore gastronomique, les pâtes se déclinent sous plusieurs formes dans les restaurants comme nous l’avions évoqué plus haut. Quoi de plus naturel que de les retrouver dans le caddie de Monsieur Tout le Monde, que nous appellerons pour l’occasion Jean-François Martin (je tiens à présenter toutes mes excuses aux éventuels Jean-François Martin qui se sentiraient offensés par cet article). Toute réflexion faite, nommons le Tarô Suzuki car, admettons le, Jean-François Martin, ça ne fait pas très nippon. Je tiens à présenter toutes mes excuses aux éventuels Tarô Suzuki qui se sentiraient offensés par cet article…

 

Bon pour ne prendre aucun risque, collons lui le nom : Jean-François Suzuki, et on n’en parle plus.

 

Revenons à nos ruminants.

 

Notre homme affectionne particulièrement les Cup Noodles de Nissin, en particulier la saveur Sea Food, comme l’avait fait apparaître l’émission Trivia no Izumi.

 

Composée de nouilles sèches, et de poudre déshydratée renfermant œuf, surimi et bouts de poissons non-identifiables, le tout dans un gobelet, les Cup Noodles demeurent les plus rudimentaires dans leur catégorie. Il suffit d’y verser de l’eau bouillante, d’attendre trois minutes et zou ! Le plus incroyable dans l’histoire, c’est que c’est bon !

 

 
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Plus élaborées on trouve une quantité impressionnante de ramen, dont le goût et l’apparence se rapprocheraient de celles servies dans les restaurants si elles n’étaient pas servies dans un bol de polystyrène. Les nouilles demeurent plus épaisses et la préparation demande un peu plus de travail. Selon les marques on peut bénéficier de petits légumes secs, d’huile parfumée, de sauce et d’une tranche de rôti ou de wantan (raviolis chinois).

 

A consommer une fois de temps en temps pour satisfaire Jean-François.

par Ludo publié dans : Tribulations gustatives
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Jeudi 15 juin 2006

… hurlait Christophe le colon à son retour des Amériques. A moins que ce ne soit les GI américains lors du débarquement en Normandie… Bref, dans cette contrée hostile aux moindres pets de lait cru (pas la Normandie mais le Japon hein) considérés hors-la-loi, les fromages ont la vie dure. Emballés sous cellophane, puis placés dans des boites en plastiques fermées sous vide, les camemberts s’en sortent pourtant le mieux. D’autres ignominies ne peuvent même pas prétendre au titre de mauvaise copie, comme cette infâme mozzarella jaunâtre et parallélépipédique que j’ai eu le malheur de voir au supermarché. Et puis vous avez ce que la technologie moderne a créé de pire dans le domaine : le process cheese comme les Japonais l’appellent. Vomi par des mélangeurs de déchets laitiers en tout genre (c’est du moins ce que le goût laisse transparaître), il réussit là où la Vache-Qui-Rit avait échoué avec pourtant des atouts non négligeables : faire détester le fromage aux enfants.

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La nourriture japonaise manquant cruellement de produits laitiers, les diététiciens scolaires essaient par tous les moyens, mais rarement les bons, de combler ce manque en intégrant obligatoirement dans les menus une bouteille de 25cl de lait. Deux à trois fois par an, vous tomberez sur du process cheese et une fois par décennie, sur un yaourt. Pour ne pas bousculer trop violemment les habitudes alimentaires, les portions restent infimes : équivalentes à un demi Babybel dans un cas ou un fond de Danone Nature dans l’autre.

Vendredi dernier, coupe-du-monde-des-gens-qui-courent-derrière-un-ballon oblige, le process cheese en tube de 0.7mm de diamètre et de 5cm de long sous plastique avait fait place à ce « copieux » demi-ballon de football. O joie !

 

par Ludo publié dans : Tribulations gustatives
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