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Dimanche 22 octobre 2006

Grande amatrice d’acuponcture, Naoko recherche depuis que l’on vit ensemble une enseigne qui lui donnerait autant de satisfaction que celle dont elle avait l’habitude mais malheureusement situé à côté de chez ses parents, à une heure de chez moi.

Depuis plus de six mois, elle enchaîne donc les cabinets en vain. Soit les types lui font mal, soit c’est très cher, soit c’est trop loin. Désespérée, elle décida de retourner chez son acuponcteur préféré et je l’accompagnai.

L’homme ne se cantonne pas de la transformer en hérisson puisqu’il effectue aussi des massages, du shiatsu et du moxa (appelé okyû お灸 au Japon).

Le shiatsu, contrairement au massage qui reste une technique française, vient du Japon et se distingue par un nom qui prête à sourire. Comme vous le constatez, je n’en sais pas plus. Oui parfois dans Ougl, on doit bouger soit même pour s’instruire.

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Le moxa, que l’on peut pratiquer chez soi, relève purement et simplement du domaine de la torture. Avec une base autocollante, il se fixe sur la peau après avoir été allumé comme un bâton d’encens. La « mèche » fait à peine plus de cinq millimètres de longueur. Pendant qu’il se consume, il procure à sa victime une légère chaleur plutôt agréable jusqu’à ce que la braise atteigne le bas du dispositif et provoque une sensation de brûlure intense ainsi que des cris de douleur insupportables. Puis tout s’achève brusquement et une petite dose d’huiles essentielles vient calmer le jeu.

Parfois je me demande si Naoko n’a pas inventé le masochisme. Il faut la voir hurler à la mort puis relâcher un « rhâââ » de soulagement suivi de ces mots : « bon le suivant, tu me le mets sur la nuque ». Au final, on aperçoit des rougeurs sur tous les endroits touchés mais qui disparaissent assez vite.

Revenons aux aiguilles. Très fines, elles sont insérées par le spécialiste à des points précis, non pas d’un coup net mais en suivant le rythme cardiaque du patient et en effectuant de légères rotations. Elles sont laissées en plan entre vingt et trente minutes (durant lesquelles Naoko écrase ferme), puis retirées très rapidement.

Naoko essaie inlassablement de me persuader d’essayer mais franchement, ça ne me tente pas du tout. Vous supporteriez, vous, une tige de métal sur le haut du crâne et un cylindre incandescent sur les reins ? Moi non !!!

PS : Ne manquez pas l'autre article du jour !

par Ludo publié dans : Ougl
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Jeudi 24 août 2006

Après un retour très éprouvant lundi dernier, nous commençons à peine à sortir des tourments du décalage horaire. Notre habitat subissant en ce moment même un réagencement bienvenu, les quelques parutions futures ne changeront guère par rapport à celles que vous avez pu apercevoir pendant notre mois d’absence au niveau de la longueur. Nous planchons actuellement sur la cuvée d’articles de la rentrée… Au programme, notre cérémonie de mariage en long, en large et en travers, notre séjour en France et plusieurs coups de gueule (peu vis-à-vis des Français pour une fois).

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Naoko et moi-même tenons à remercier les fidèles qui ont poursuivi la lecture d’Ougl pendant les vacances et accueillons à bras ouverts les nouveaux.

par Ludo publié dans : Ougl
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Jeudi 3 août 2006

Depuis tout petit, je ne cesse de partager mon horreur d’un moyen de locomotion que j’utilise pourtant désormais presque tous les jours pour me rendre au boulot : le bus.

Mon estomac se comporte parfaitement en avion, en train, en bateau et en voiture mais allez savoir pourquoi, il danse la samba dès lors que j’y passe plus d’une heure. Heureusement me direz-vous, car à moins de me rendre en vacances au ski, je ne le prends guère plus de 25 minutes.

Le bus japonais, ou バスbasu (transposition filtrée au katakana du mot anglais), m’exaspère particulièrement.

Selon les endroits, il peut arriver que vous n’ayez droit qu’à un passage toutes les heures comme c’était mon cas il y a trois ans. « Mieux vaut ne pas arriver en retard à l’arrêt » se dit-on jusqu’au jour où on se rend compte que le chauffeur est passé à l’avance...

Si vous prenez un « quatre-quart sur roue » à partir d’une gare, le véhicule aura une grande chance d’être déjà là, avec une niaise voix enregistrée vous invitant à prendre garde à la marche en montant. J’apprécie moins ce geste quand ladite voix passe inlassablement en boucle pendant dix minutes. Il en va de même quand vous attendez à un feu et que le conducteur a choisi de tourner à gauche : une autre voix tout aussi irritante répétera ad nauseam « je tourne à gauche, faîtes attention, je tourne à gauche, faîtes attention, je tourne à gauche, faîtes attention, je tourne à gauche, faîtes attention, je tourne à gauche, faîtes attention, je tourne à gauche, faîtes attention, je tourne à gauche, faîtes attention » alors que la circulation se retrouve complètement bloquée et qu’il vous prend des envies de meurtre.

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L’espace offert vous contraint souvent à des contorsions invraisemblables puisque vos genoux enfoncent le coussin du siège avant alors qu’ils sont écartés de quarante centimètres ou qu’un radiateur ne vous laisse que dix centimètres de battement.

Si la fréquentation intense aux heures de pointe vous oblige à vous tenir debout et à pester de voir des lycéens assis et des lycéennes bavarder dans un vacarme insoutenable où se mêlent air vicié et odeurs de tabac froid et de sueur (comme dans le métro), vous devez en plus prendre garde de ne pas tomber lors des freinages intempestifs du chauffeur. Dans certains endroits, un panneau s’allume à chaque pression sur le frein, conseillant aux passagers de se cramponner sur ce qu’ils peuvent. A Aichi, il faut faire preuve d’intuition…

Puis vient le moment où vous devez vous frayer un chemin pour rejoindre la sortie en veillant à ne pas marcher sur ceux qui ne se poussent pas assez et à vous baisser suffisamment pour ne pas vous cogner la tête sur le plafond.

A ma grande joie, les bus que j’emprunte cette année me permettent plus de détente : peu d’usagers, beaucoup de places libres, ainsi qu'une hauteur de plafond suffisante… Si seulement on pouvait faire taire ces voix enregistrées une bonne fois pour toute !

par Ludo publié dans : Ougl
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Mercredi 5 juillet 2006

Naoko  reprend la plume pour vous parler de sa nouvelle tête. Comme pour les articles de la rubrique En Gaule, vous pouvez retrouver la traduction en français plus bas.

 

実は実は330日に、鼻の横にあったホクロを取っちゃいましたっ(>_<)手術で切り落としてから、傷口を縫い合わせるというもので、手術代だけで約一万円のお手軽なものでした!

でも取ってから治るまで、それには、とても長い時間と苦労と痛みが必要だったんです(ρ_-)o

まず時間なんですが。はじめに初診して血液検査をします。その3週間後(予約でいっぱいらしいので)、手術をしました。そして次の日に術後の経過チェック。またその次の日にもチェック。そしてその一週間後に抜糸。その2週間後にチェック。1ヶ月後に足りなくなった薬をもらう。その後、自分でテーピングを3ヵ月行いました!本当に長かったです(;_;)

そして苦労。その病院はすごく混むところで、病院に入って帰るまでに、1日に約4時間はかかるんです。6時間かかった日もありました(*´Д)=зそれに、診察は午前11時までに受付をしないとダメ。すごく効率が悪いっ(ε´)しかも大きい病院で、とても細かく科が分かれているため、検査のたびに、あっちへ行ったりこっちへ来たりと、とても不便でした!日本にはこんな病院が多いかも( ̄口 ̄)

それと痛み!!手術は最悪でした!鼻の横に麻酔を打ったのですが、その直後すぐにメスを入れられ、ものすごい激痛でした!自然に涙がでるくらい。冷や汗もかきました(T_T)なので「痛い!」と思わず叫んだんですが、その時お医者さんは「かわいそうに。鼻の横は痛いんだよね、叫んでもいいから、我慢してね」と一言だけ(_;)まだ麻酔がきいてないんじゃ。それと、手術中、ずうっと主治医と看護婦同士で関係のない話ばかりしていました(-"-;)緊張を和らげるのとは少し違うような

とにかくこんな話を日本でよく聞きます!なんとかしてほしいょ~!!!フランスではどうなんだろう??

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Alors bon en fait, je me suis faite retirer le grain de beauté que j’avais à côté du nez le 30 mars dernier (>_<). La tâche consistait à inciser la peau autour de la bête et à recoudre, bref, un travail rapide pour 10000 yens environ (71 euros) !

En revanche, le processus à partir de l’opération jusqu’à la guérison fut particulièrement long, pénible et douloureux (ρ_-)o. D’abord la durée… Tout démarra par une série de prises de sang. Trois semaines plus tard (puisque la liste d’attente était longue), je fus opérée. Je dus retourner à l’hôpital le lendemain puis le jour suivant pour des examens. Une semaine plus tard, on me retira le fil. Deux semaines après, re-examen. Un mois plus tard, je devais refaire le plein de médicaments. Puis, je dus m’occuper moi-même des sparadraps pendant trois mois ! Ce fut vraiment long (;_;).

Evoquons ensuite les soucis. Cet hôpital étant très fréquenté, il me fallait compter quatre heures d’attente par jour. Il y eu même une fois où je dus poireauter pendant six heures (*´Д)=з. Et les demandes de consultations n’étaient prises en compte que jusqu’à onze heures le matin. Franchement pas efficaces (ε´). De plus, étant donnée la taille de l’établissement, on trouve  un département précis pour chaque discipline ce qui oblige à effectuer de longs allers et retours, ce qui n’est vraiment pas pratique ! Je pense qu’il existe beaucoup d’hôpitaux de ce type au Japon ( ̄口 ̄).

Abordons ensuite la douleur !! L’opération fut abominable ! On m’avait bien anesthésié la zone prévue mais on me fit subir le scalpel juste après et j’eus extrêmement mal ! Les larmes me venaient naturellement aux yeux.  Des frissons et des sueurs s’emparèrent de moi (T_T). Inconsciemment j’hurlai « j’ai mal » mais tout ce que le médecin répondit fut « Ma pauvre. Ca fait mal à côté du nez hein. Vous pouvez crier, prenez votre mal en patience. » (_;. Bon sang, l’anesthésie ne faisait pas encore effet… Ajoutez à cela le fait que le médecin et l’infirmière parlaient de choses sans aucun rapport avec la situation (-"-;). Je n’ai pas l’impression que c’est de la sorte qu’on détend l’atmosphère…

Quoi qu’il en soit, j’ai déjà entendu des histoires similaires au Japon ! Mais faites quelque chose !!! Comment cela se passe t’il en France ??

par Naoko publié dans : Ougl
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Mercredi 21 juin 2006

Si vous vous rendez à un dîner formel dans un restaurant traditionnel avec tables basses sur un sol en tatami, vous aurez toutes les chances de souffrir le martyr. Les bonnes manières veulent que vous vous asseyiez à la Japonaise en seiza 正座 (mot à mot « assise exacte »). La gente masculine pourra éventuellement obtenir un répit quand elle obtiendra l’accord de ses aînés pour se mettre en tailleur alors que les femmes devront subir la douleur en silence.

Comment s’y prendre ?

1-     Poser vos genoux sur le zabuton 座布団 (coussin peu épais) et orientez vos plantes de pied vers le plafond.

2-     Installez lentement votre séant sur vos talons en tentant de masquer le rictus qui trahirait votre malaise.

3-     Tenez bon alors que vos articulations vous tiraillent et que vos membres s’engourdissent.

4-     Au moment de partir, n’essayez surtout pas de vous lever de suite. De toute façon, vous seriez incapable de faire un pas.

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Personnellement je ne tiens pas plus de dix minutes dans cette position. Mon architecture osseuse bancale (les pieds en canard) n’arrange pas les choses.

Je triche souvent en plaçant mon pied droit vers l’extérieur, cela me permet de patienter quelques minutes de plus. Le pire c’est quand on ne vous offre aucun coussin, auquel cas il s’avère impossible de tenir plus de trente secondes.

On comprend mieux pourquoi le seiza est considéré aujourd’hui comme un châtiment corporel dans les écoles.

par Ludo publié dans : Ougl
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