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Jeudi 16 février 2006

Après avoir entendu mes aïeuls rabâcher des heures durant leur passion pour le Sudoku, je décidais de m’y mettre lors de notre séjour en France en décembre dernier. J’optais pour sa déclinaison vidéo-ludique en acquérant Go ! Sudoku sur PSP, vérifiant du même coup que les jeux français fonctionnaient bien sur la machine japonaise.

J’avoue avoir été conquis de suite, même si je commence passablement à m’en lasser.

La première fois que l’on m’a présenté ce puzzle basé sur des chiffres, on s’étonnait du fait que je ne connaisse pas un jeu « pourtant né au Japon ». A mon retour sur Nagoya, j’entrepris donc un petit sondage et il en ressortit que personne n’en avait jamais entendu parlé. Je poursuivis mes recherches et tombais sur le, par ailleurs très bon, site de Clubic qui le définissait ainsi : « jeu ancestral japonais ». Qu’en est-il vraiment ?

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Le mathématicien suisse Leonhard Euler fut le premier à imaginer le « carré gréco-latin » au XVIIIème siècle. Il peut se composer de neuf carrés de neuf cases chacune. Dans chaque carré on retrouve des chiffres uniques de 1 à 9, ainsi que dans chaque ligne formée avec les deux autres carrés à l’horizontale et dans chaque colonne formée avec les deux autres carrés à la verticale.

Un Américain, Howard Garns, eut l’idée de le publier en tant que puzzle en 1979 en effaçant quelques chiffres et le baptisa Number Place.

Ce n’est que plus tard que le concept débarqua au Japon, en 1984 pour être précis, dans un magazine mensuel. Son importateur (-trice ?), Kaji Maki le renommera 数字は独身に限る sûji ha dokushin ni kagiru (les nombres ne doivent pas se répéter). Plus tard, cette longue appellation sera abrégée en 数独 sûdoku.

En 1997, Wayne Gould, un Néo-Zélandais de passage dans une librairie japonaise tombe sur le jeu et six ans plus tard, parvient à créer un programme capable d’élaborer rapidement des grilles.

En 2004, il propose ses services aux Britanniques pour des publications quotidiennes dans le Times. Il suffira de quelques mois pour que ces « mots-croisés » d’un nouveau genre connaissent un succès international.

Le Sudoku n’a donc de japonais que le nom. Paradoxalement, les Japonais semblent vaguement connaître de quoi il s’agit quand on leur parle de Number Place mais personne ne se souvient de Sudoku. Prochaine énigme, le 1er mars.

par Ludo publié dans : Distractions et gadgets
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Jeudi 9 février 2006

Si vous débarquez un jour au Japon et que vous souhaitez ouvrir un compte dans une banque locale, vous risquez de rencontrer les Chevaliers de Ni. Les amateurs de l’excellent Sacrée Graal savent déjà de quoi je parle. Pour les autres et pour ceux qui auraient oublié, les Chevaliers de Ni forment un groupe d’êtres bornés qui refusent de vous laisser passer si vous n’avez pas accédé à l’une de leur stupide requête. Tant que vous n’avez pas rempli les conditions requises, ils vont vous crier « ni ».

Dans une petite agence bancaire d’un groupe financier peu connu, vous avez donc de grande chance de recevoir un « ni » en pleine face, peu après avoir rempli le formulaire où figure votre nom et vos coordonnées. On vous fait comprendre que vous avez oublié de signer dans la case ridiculement étroite prévue à cet effet. Il s’en suit alors un autre « ni ». On vous demande d’un air terrorisé si vous avez un sceau (hanko 判子 à ne pas confondre avec anko 餡子). Tous les Japonais possèdent leur petit tampon unique frappé de leur nom, qu’ils apposent systématiquement sur leur signature. Evidemment, vous êtes étranger sur ces terres et vous n’avez pas de sceau, sot que vous êtes. « Ni ! » vous répond l’employée dans son uniforme démodé avant de démarrer une minute de silence emplie d’angoisse. Alors que des gouttes de sueur froide perlent sur son front, elle se lève et va s’entretenir avec ses collègues. « Ni ! ». En petit groupe, elles vont ensuite demander conseil à leur responsable. « Ni ! ». Vingt minutes de « ni » plus tard, elle retourne à son poste et vous annonce que « ni ! » il est impératif que vous vous fassiez faire un sceau.

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Cette mésaventure est survenue à l’un de mes collègues. J’ai personnellement eu plus de chance avec ma banque où une signature suffisait. Je me souviens par contre avoir galéré les premières fois où j’effectuais des virements sur mon compte en France. La première fois, on me demanda mon hanko. Après leur avoir expliqué que je n’en avais pas et que je n’en avais pas eu besoin lors de l’ouverture du compte, je dus patienter un bon quart d’heure avant qu’on me dise que tout allait bien. Les deuxièmes et troisièmes fois, j’eus affaire à la même personne et tout se déroula en cinq minutes. Les deux fois suivantes, la personne en question ne faisant apparemment plus partie de la maison, je dus recommencer le cirque depuis le début mais en attendant quarante cinq minutes à chaque fois. Finalement un nouveau service fut mis en place. Il consiste en un petit cabinet où vous prenez place devant un écran tactile et où vous réalisez vos opérations par visioconférence (votre interlocutrice se situe quelque part dans l’établissement). Bizarrement, la transaction ne prend pas plus de cinq minutes…

Une amie japonaise, Miyuki, eut l’excellente idée de m’offrir il y a quelques années mon propre sceau avec mon surnom dans un adorable petit boîtier. Comme celui-ci n’est pas enregistré à la mairie, je ne puis l’utiliser pour des documents officiels. Y figure mon surnom, Ludo, en idéogrammes, ce qui donne ryûdô 龍道(littéralement, la voie du dragon). Plutôt sympa non ?

Si vous voulez savoir à quoi ressemblerait votre nom en idéogrammes japonais, envoyez moi vos requêtes par mail ou dans les commentaires dès aujourd’hui (mise à jour : les demandes ne sont actuellement plus prises en compte). Je publierai les résultats dans une rubrique dénommée « Un jori plénom ». Les premiers noms paraîtront samedi et dimanche en plus des articles habituels.

par Ludo publié dans : Distractions et gadgets
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Lundi 30 janvier 2006

Ce cinquième portrait nous vient d’une élève de cinquième année de primaire prise en 2004. Loin de moi l’idée de vouloir ridiculiser le visage plein de fraîcheur de cette fillette par ailleurs brillante en le triturant sous Face Transformer. Comme d’habitude, je ne fais que me livrer à une expérience : les changements de faciès opérés par cette application peuvent-ils donner un beau résultat ? Soumise aux réglages young adult et older adult à gauche puis à Modigliani et Afro-Caribbean à droite, la tête de notre écolière demeure plus à son avantage dans sa forme d’origine.


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par Ludo publié dans : Distractions et gadgets
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Jeudi 19 janvier 2006

Mon cher Eos avec lequel je réalise la plupart des photos de ce site, s’est vu offrir pour Noël un nouvel objectif répondant au gracieux nom de « EF-S 60mm 2.8 ».

Bien plus léger que son collègue, EF-S 17-85mm, et aussi moins cher (50000 yens soit 360 euros environ), ce dispositif macro permet donc des gros plans déments (ici un gros plan d’aimant). Avec une ouverture maximale de 2.8, il capte à 20cm de la cible les plus fins détails. Vu l’absence de stabilisateur, l’utilisation d’un pied est fortement recommandée quand l’éclairage demeure insuffisant.

Je me suis donc amusé à prendre tout et n’importe quoi (y compris en France), en passant par des pelures de carottes, Cocotte (déjà aperçue ici entre autres), une vache en peluche, etc.

Les pièces et les billets évoqués ici ont d’ailleurs été pris par ce biais ainsi que cette bague. Nul doute que beaucoup de clichés d’objets feront appel à EF-S 60mm 2.8. Je propose de l’appeler « Sardine » pour simplifier. « Sardine » pour un macro, ça colle plutôt bien.


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par Ludo publié dans : Distractions et gadgets
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Samedi 31 décembre 2005

i

Avant que des vagues de commentaires de lecteurs perplexes ne déferlent au sujet de ce titre, je tiens à préciser que c’est sciemment que je l’ai baptisé ainsi. Saurez vous le déchiffrer ?

En cette saison, et afin de dresser un parallèle avec cet article, les températures des différentes pièces de mon appartement demeurent assez similaires.

Jugez plutôt : voici les mesures relevées sur mon balcon, mon salon et ma salle de bain le 10 décembre dernier, alors qu’il faisait nettement plus chaud ce jour-là. Avec un peu de chauffage, le thermomètre dans le salon et la chambre à coucher atteint une vingtaine de degrés mais reste à un niveau équivalent à l’extérieur dans les autres pièces. Imaginez maintenant ce qu’il advient quand le mercure fricote avec le zéro. L’humidité (représentée par le chiffre en bas à droite) reste quant à elle bien inférieure à son niveau estival. Vous verrez le 2 janvier ce qu’il en est dans les écoles.

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En attendant bon réveillon à tous. L’article de demain sera mis en ligne dès minuit (comme tous les autres).


par Ludo publié dans : Distractions et gadgets
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