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Samedi 17 décembre 2005

Cela fait très exactement une semaine que Microsoft a lancé sa dernière console de jeu, la Xbox 360, sur le territoire japonais, succédant ainsi aux sorties américaines et européennes récentes. Bill Gates, Napoléon de l’industrie moderne, plus grand et avec des lunettes, s’était juré dans l’épisode précédent, il y a trois ans, d’inonder les foyers nippons par les jeux vidéo en criant : « pourquoi tant de yens, et personne pour les récolter ». Malheureusement pour lui, la Xbox première du nom commit un bide retentissant sur l’archipel avec une fourchette de 100 à 500 unités vendues chaque semaine contre au moins 100 fois plus pour sa concurrente la PS2 de Sony. La firme de Redmond se devait de renverser la vapeur en prenant garde de ne pas se brûler les doigts.

Soutenue par une forte campagne de communication, un nombre accru de développeurs japonais sous contrat, une forme bien plus agréable et un accès au jeu en ligne facilité, la nouvelle machine partait sur de meilleures bases que son aînée. Hélas, seuls six titres étaient disponibles au lancement. Une bien étrange stratégie, ne trouvez-vous pas ?

Bill : Tout le monde est prêt ?

Microsoft : Oui !

Bill : Vous allez leur montrer que la 360 c’est quoi ?

Microsoft : La meilleure !

Bill : Combien de jeux en préparation ?

Microsoft : Des centaines ! Chef, à ce propos, on en place combien le jour-J ? Une vingtaine comme ailleurs ?

Bill : Houlà, doucement ! Pas trop ! Des fois qu’on en vende…

Le report de deux semaines de l’un des best-sellers en puissance, Dead or Alive 4, et le délai important des sorties sur d’autres blockbusters ont certainement poussé la seconde plate-forme ludique de Bill à connaître un flop encore plus gros qu’il y a trois ans avec seulement 60000 exemplaires vendus pour le premier week-end d’exploitation, soit 50% de moins qu’avant.

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L’offre proposée par la Xbox 360 japonaise présente pourtant de sérieux avantages par rapport aux autres pays. Dans son carton, vous trouvez en plus de la bête, un câble hybride vidéo RCA/D4 (le format D4 très présent au Japon et plus vieux que le HDMI permet comme ce dernier la haute-définition, la high-def comme on dit à Nouille Orque, sur les téléviseurs compatibles), un casque avec micro pour le jeu en ligne, une manette sans fil (comme de bonnes asperges), un disque dur de 20Go, une télécommande, la version β du jeu Final Fantasy XI et un abonnement d’un mois au Xbox Live, le tout pour 40000 yens environ (281 euros contre un peu moins de 400 euros pour une offre équivalente en France).

Avant même d’avoir sorti l’objet de son écrin, la console surprend par son poids (3,6 kilogrammes tout de même) et sa taille. Vous avez déjà vu une console aussi large ? Elle est vraiment faite pour nous les hommes. De dimensions équivalentes à la première Xbox, on aurait espéré de la nouvelle génération un peu plus d’efforts au niveau de la miniaturisation, surtout que la dernière PS2 dépassait à peine la hauteur et l’épaisseur d’un boitier de DVD… Le design plutôt réussi sauve cependant la mise et démontre que Microsoft peut construire autre chose que des pavés noirs et verts.

Si l’appareil s’intègre assez bien dans le mobilier, on ne peut pas en dire autant de l’alimentation dont la taille surclasse le volume d’un hangar de sous-marin nucléaire russe.

Une fois mise sous tension et après quelques secondes, le ventilateur interne se met à tourner plutôt bruyamment. Sans atteindre le vacarme d’un PC, le bruit reste conséquent et peu commun pour un outil destiné avant tout au jeu. Pour me sentir comme dans un Airbus, je n’ai qu’à actionner le chauffage, l’ordinateur et la Three-Sixty.

Les manettes demeurent la partie la plus aboutie. Entièrement sans fil à moins de coincer un cheveu dedans, elles fonctionnent soit avec deux piles R6, soit à l’aide d’une batterie rechargeable vendue séparément. Pour recharger cette dernière, il vous faudra acquérir un câble USB spécifique baptisé « Charge and Play » (aussi vendu séparément) vous permettant comme son nom l’indique, de jouer tout en remplissant vos accus en étant branché à l’un des ports USB. De forme très ergonomique, la manette comporte sept boutons, une croix directionnelle, deux sticks analogiques en façade, ainsi que deux boutons d’actions et deux gâchettes sur la tranche. Au centre de la manette figure un gros bouton gravé d’un X. Il s’agit de la touche Xbox Live que vous pouvez presser à tout moment pour accéder à votre profil pour le jeu en ligne ou aux paramètres de la Xbox. C’est aussi par ce biais que vous pouvez la mettre hors-tension.

Comme sa grande sœur, elle prend en charge la lecture des DVD vidéo zone 2 NTSC (exclusifs au marché nippon). J’ai eu la bonne surprise de constater que les DVD zone 2 PAL (c’est-à-dire les DVD européens) étaient également pris en charge. Une première ! Cerise sur le gâteau, les joueurs ont gratuitement accès à un jeu de réflexion, Hexic HD (esthétiquement dépassé mais très prenant), en fouillant dans l’interface. Une belle initiative, qui je l’espère en inspirera d’autres.

Ne voulant pas entamer l’abonnement d’un mois au Xbox Live avant notre séjour en France, nous ne nous sommes donc pas attelés à Final Fantasy XI (qui ne fonctionne qu’en ligne). Nous nous sommes donc rabattus en attendant sur l’un des six jeux sortis (Perfect Dark Zero), très amusant à plusieurs.

par Ludo publié dans : Distractions et gadgets
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Jeudi 8 décembre 2005

Après le visage d’un gai luron et d’un pitre, je devais trouver quelque chose de plus sage dans ma collection. Mon choix s’est donc porté sur cette écolière de cinquième année de primaire (CM2) immortalisée en 2004. Qu’importe les modifications apportées à l’aide de Face Transformer, sa tête reste de bonne facture (si l’on excepte la mutation en fille-singe en bas à droite). Un futur top modèle à n’en pas douter.


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par Ludo publié dans : Distractions et gadgets
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Jeudi 1 décembre 2005

Manipulé sous Face Transformer, le visage du jour, appartenant à un élève de quatrième année de primaire (CM1), s’est révélé riche en surprises.

Je vous parie que ce zouave de 9 ans aura la tête prédite par le logiciel à l’adolescence (le stade teenager sur la photo) comme à l’âge de la sagesse (le stade older adult). Par contre je doute que quiconque puisse avoir l’un des faciès de la partie inférieure de l’image (occidental, homme-singe et ivre).

Quel que soit l’état, il s’en dégage beaucoup de vivacité et de sympathie.


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par Ludo publié dans : Distractions et gadgets
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Dimanche 27 novembre 2005

La semaine dernière, le dernier long métrage d’animation de Hayao Miyazaki, ハウルの動く城 (le Château Ambulant) est apparu en DVD au Japon après avoir pulvérisé tous les records d’entrée au cinéma sur l’archipel. Pour ceux qui n’aurait jamais entendu parlé de ce génie, Hayao Miyazaki est à l’origine d’œuvres inoubliables comme le Voyage de Chihiro ou Mon Voisin Totoro, qui font passer tout autre dessin animé pour de la bouse de yack sur un pigeon lépreux.

 

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Surnommé à tort « le Walt Disney japonais », il a toujours su offrir à ses fans de l’émerveillement, du rêve et des émotions authentiques sans jamais tirer la corde du business comme le fait si bien la firme à la souris en short. Là où Disney épuise à outrance la même recette commerciale à savoir : un héros brave, un grand méchant, un héros secondaire drôle, un deuxième héros secondaire mignon tout en massacrant par ses modifications arbitraires les contes auxquels il s’inspire, Miyazaki et son studio Ghibli proposent de vrais réflexions sur des sujets aussi graves que l’écologie, la guerre, le respect des autres et le travail…

Naoko eut la bonté et la force suffisante de m’apporter le même jour la bouteille de Beaujolais Nouveau et le coffret du film en question. Tous ceux qui avaient réservé le DVD dans un combini bénéficiaient donc de plusieurs bonus : un jeu de cartes, un poster et un morceau de la pellicule du film.

Comme pour le Voyage de Chihiro, la version japonaise du Château Ambulant offre d’emblée deux langues pour les voix : le japonais et le français. Cela prouve une nouvelle fois que les plus gros amateurs de Ghibli demeurent bien les habitants de l’Hexagone après les Japonais.

Plutôt que de vous dévoiler l’intrigue, je ne saurais que trop vous conseiller de vous le procurer, si ce n’est déjà fait. Il en va de même pour toutes les œuvres du maître que je recommande à tous, quel que soit l’âge (à l’exception de Princesse Mononoké qui pourrait choquer les tous petits).

par Ludo publié dans : Distractions et gadgets
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Jeudi 24 novembre 2005
J’ai pensé que le visage du jour ne nécessitait aucune altération avec Face Transformer comme celui de la semaine dernière. Appartenant à la même classe mais trente centimètres plus petit, je vous parie que ce gai luron aura exactement la même tête dans vingt ans. En y regardant de plus près, on aurait presque du mal à croire qu’il n’avait que douze ans lors du cliché.
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par Ludo publié dans : Distractions et gadgets
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