Howard :
Cette expression bien connue des amateurs des Nuls ne s’applique pas au Japon, et pour cause : le dîner lui-même EST souvent un spectacle. Dans les restaurants de robatayaki, le spectacle est donné par le cuisinier lui-même, officiant avec une dextérité stupéfiante au centre d’une table spécialement aménagée pour l’exercice. Spectacle auquel je n’ai malheureusement (mais heureusement pour mon portefeuille) assisté qu’une seule fois dans ma vie, il y a bien longtemps. Mois cher et universellement répandu au Japon, les petites gargottes à ramen et autres, où on a littéralement le nez sur ce que fait le cuisinier, et où le nombre limité de place autour du comptoir rend de plus l’ambiance plutôt conviviale.
Cependant, je pense plus ici au spectacle donné par les convives eux-mêmes, dans divers types de restaurant ayant à la base pour point commun le concept de « faites-le vous-mêmes », qui fait que chacun cuisine lui-même son repas sur la table. Un autre point commun à tous ces restaurants est la présence systématique d’un réchaud adapté, encastré au milieu de la table, les ingrédients en occupant la périphérie.
Citons de manière non exhaustive (je dis ça, mais je n’en vois pas d’autre pour l’instant. Si vous avez d’autres idées, faites-nous signe)
- les restaurants de barbecue. Bon d’accord, c’est coréen à la base,
- les restaurants de friture. Je n’en ai vu qu’un, mais un bien : « all you can eat » pendant une heure.
- les restaurants d’okonomiyaki, plus significativement répandus.
Dans ces derniers, les clients commandent un type de pâte à okonomiyaki (constitué principalement d’une espèce de pâte à crêpe et de choux blanc émincés), la répandent eux-mêmes sur une plaque chauffante occupant les ¾ de la surface de la table, puis la triturent savamment avec des spatules jusqu’à ce qu’elle ne bouge plus. On accomode ensuite avec de la sauce et du krill séché (c’est super).
Là, le spectacle se termine, et le repas commence.
Ludo :
Ce que Howard prépare avec classe dans la vidéo n’est pas un okonomiyaki お好み焼き (spécialité d’Osaka) mais un monjayaki もんじゃ焼き (spécialité de Tokyo, en gros la même chose mais en beaucoup plus baveux). Pour la petite histoire, nous nous trouvions dans le quartier de Shibuya à Tokyo à ce moment-là. Dans le domaine de la cuisine conviviale, je rajouterais les nabé où l’on se rassemble autour d’un caquelon pour faire bouillir des légumes et de la viande et le shabu-shabu.







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