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Mercredi 25 juillet 2007

Situé sur le port, à proximité du village italien, l’aquarium de Nagoya ne manque pas d’intérêt. Une grande esplanade le sépare de l’océan et il est très agréable de s’y promener le soir sous l’éclairage de lampes dans le plus pur style kawaii.

 
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Il abrite de nombreux aquariums tropicaux fort riches, des mérous de bonne taille, des langoustes aux couleurs magnifiques, des bélugas facétieux, des dauphins et un orque dont nous reparlerons, et des pingouins.

L’espace occupé par ces derniers demeure impressionnant puisqu’il couvre toute la longueur d’un bâtiment. Une foule d’oiseaux en smoking se tient sur une banquise artificielle tandis que leurs congénères battent des records de vitesse dans l’eau. Rappelons que le pingouin figure en bonne place dans le top des animaux mignons, au même titre que le lapinou, le koala et le panda.

Lors de ma première visite de l’aquarium, je pus voir à quel point les Japonais adoraient cet animal et de quelle belle manière il les avait trahis. L’une de mes amies me fit signe en utilisant ces termes : « Regarde ! Il est mignon ! ». La bête, fraîchement surgie des profondeurs avait pris pied sur un promontoire de la fausse banquise et battait des ailes, comme pour s’aérer les aisselles. Sans prévenir, un jet de trois mètres de long de matière jaune/marron jaillit de son postérieur. Aussitôt, l’assistance eut le même réflexe : « beuêêêrk ». Mignon ? Plus trop non.

A suivre

par Ludo publié dans : Sorties et voyages
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Mardi 24 juillet 2007

Voir les épisodes précédents.

 

12h30

Je vais enfin pouvoir gratifier mes papilles gustatives d’un succulent festin. Non, ne vous faîtes aucune illusion. Ce n’est pas parce que j’ai changé de zone que je vais tomber sur un miracle culinaire : la nourriture servie distribuée dans les écoles nippones n’arrive certainement pas à la cheville de la pire des tambouilles carcérales. Pour être tout à fait honnête, elle est parfois un peu meilleure que l’année dernière. Le littoral étant plus proche et son emplacement en pleine campagne fait en sorte que de temps en temps, on peut bénéficier de petites douceurs : crevettes grillées, soupe miso aux coquillages, mini-tomates etc. Bien sûr la plupart du temps nous avons droit à l’éternel bouillon de légumes trop cuits, au riz froid pas bon et au bout de poisson moyen, le tout accompagné de 20cl de lait.

Cette année, j’ai enfin la chance de pouvoir manger chaud (à l’exception du riz qui ne l’est jamais) car pour la première fois, aucune de mes écoles ne me demande de déjeuner avec les élèves. Une fois le dernier cours de la matinée terminé, je peux me restaurer sans attendre vingt minutes ! Ca a l’air de rien comme ça mais cela ne m’était pas arrivé depuis 2001.

Le fait d’être assis dans le calme de la salle des profs me permet aussi de décompresser. Fini le stress des monstres excités qui essaient par tous les moyens de vous administrer un kanchô et fini le vacarme. Je prends donc mon temps et savoure chaque minute de silence.

 

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12h55

Il me reste une heure avant le début du dernier cours de la journée. J’en profite pour rédiger un ou deux articles.

14h00

A l’exception d’une école où je dois généralement subir deux cours dans l’après-midi, cette quatrième heure de cours de la journée annonce aussi sa fin.

 

14h45

Je rejoins la salle des profs une dernière fois et commence à rassembler mes affaires. Cette année, le rectorat a décrété que, compte tenu du long trajet que je dois effectuer chaque jour et du peu de trains disponibles, je dois rentrer vers 15h00 (quand je n’ai que zéro ou un cours dans l’après-midi). Inutile de vous dire que cela me convient parfaitement.

 

15h00

Je quitte l’école, reprends mon vélo et fais route pour la gare.

 

A suivre

par Ludo publié dans : Ecoles
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Lundi 23 juillet 2007

A Inuyama, ou encore ici à Gifu, les touristes de passage ont la possibilité d’admirer les pêcheurs au cormoran. L’animal est pour ainsi dire tenu en laisse par son maître sur sa barque et récupère pour son employeur un précieux butin après quelques secondes d’apnée. La corde empêche l’oiseau d’avaler tout rond le poisson ce qui permet de récupérer la marchandise après un mini raoul des plus disgracieux.

 
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Près du bureau de renseignements de pêche au cormoran se tient un imposant lampadaire. Du plus bel effet, bien que je n’aie pas eu l’occasion de le voir en marche, il repose sur une base large. Détail amusant : son allumage n’a rien d’automatique car en y regardant de plus près

par Ludo publié dans : Sorties et voyages
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Vendredi 20 juillet 2007

Si je devais énumérer les événements qui m’ont le plus effrayé, le baccalauréat arriverait certainement parmi les trois premiers. Rendez-vous compte : je l’ai passé deux fois, pour les raisons que vous connaissez.

La première fois, il existait curieusement une lueur d’espoir dans mon esprit naïf, cette même lueur qui me poussait à encore y croire bien que tout était déjà couru d’avance. C’est avec l’estomac noué comme jamais que je me rendis à la première épreuve : la philosophie. Je repérai mon bureau grâce à la vignette collée dessus et remarquai que j’avais pour voisin un bon pote de première : Frédéric X. Quelques minutes plus tard, je m’étais rendu à l’évidence : Frédéric X n’était pas mon voisin. D’ailleurs personne n’avait de voisin. Il s’agissait juste de mes deuxième et troisième prénoms.

Comme je vous l’avais expliqué auparavant, la philo ne comptait pas parmi mes matières de prédilection. Mes notes dans l’année ne dépassèrent jamais 6/20 et ma moyenne tournait à 5/20. Je me souviens très bien de la première dissertation où la prof sadique comme pas deux m’avait asséné un 2/20 perdu autour de reproches rédigés avec énervement au stylo rouge sur toutes les portions vierges de la feuille.

Le faible coefficient (deux) et la perspective de tomber enfin sur un autre correcteur et potentiellement quelqu’un de plus ouvert m’avait quelque peu rassuré. Au bout d’une heure et quarante minutes, je rendais ma copie sous les yeux envieux et étonnés de l’assistance.

Puis eurent lieu les épreuves de mathématiques et de physiques/chimie (coefficient 5 chacune). Une fois terminées, j’en conclus que cela n’allait pas être de la tarte et le spectre du redoublement se faisait plus pesant encore.

 
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Le jour tant attendu des résultats arriva. Je scrutai la liste des reçus. Plusieurs fois. Rien. Howard de son côté était tout content. Je jetai alors un coup d’œil à la liste des élèves admis en cession de rattrapage. Je vis alors mon nom ! Je repris la lecture lentement, ce qui eut pour effet de figer le temps pendant quelques secondes pour une scène mémorable. Lu… do… vic… Puis les trois premières lettres de mon nom de famille apparurent. Puis les deux dernières. Entre les deux, d’autres lettres qui ne laissaient aucun doute : ce n’était pas moi ! J’avais manqué le gros lot de peu et pourtant, j’avais raté mon bac. Bon, de peu… Pas vraiment. J’écopai d’un 5 en philo pour changer, d’un 5 en maths, d’un 5 en physiques. Ma seule consolation : 15 en anglais et 13 en espagnol… Ces seuls bons résultats ne suffirent évidemment pas à contenter mes parents qui prirent la nouvelle de mon échec plutôt mal. La pilule était d’autant plus difficile à avaler que tous les copains avaient réussi.

Un an plus tard, je retentai ma chance. Mon statut de redoublant ne m’avait permis que d’atténuer de quelques degrés l’angoisse et les résultats quoique satisfaisants ne furent pas à la hauteur de mes espérances. Cette fois-ci j’avais obtenu un 14/20 en mathématiques, un 14/20 en anglais, un 14/20 en espagnol. Le bon score en math contrebalançait celui de physiques (6/20) et prouvait que cette matière et moi fûmes toujours deux. La philo ? J’avais atteint une très belle performance : 6/20.

14 ans plus tard, je suis bien content de ne plus avoir à vivre de tels événements. A l’exception de l’anglais, je suis persuadé que je serais incapable d’obtenir le bac aujourd’hui.

 

NB : La photo date de l’été 1991 (juste avant ma première terminale donc). Je montais pour la première fois sur un cheval, à Paris (Idaho). Quelle assurance !

 

PS : Toutes mes félicitations aux nouveaux bacheliers, en particulier à Oute. Je tiens aussi à adresser personnellement mes plus chaleureux remerciements aux deux lecteurs qui m'ont fait l'honneur de m'envoyer deux mails remplis de compliments.

par Ludo publié dans : Vieilles anecdotes
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Jeudi 19 juillet 2007

Après la choucroute et le cassoulet, Naoko termine par le couscous.

 

ルドが出会った時から「一度、直子ちゃんにクスクスを食べさせたい」と、しょっちゅう言っていましたが、ようやく夢がかない、今日という日をむかえられました!

おもしろい名前のその料理は、見た目はカレーライスのようなもの。ライスではなく、ライスのようなパラパラとしたスムールと呼ばれる穀物の粒状のものが、別々についていて、それをお湯で戻してから、温めておいたひよこ豆や人参や鶏肉が入っている具をかける。作るのもなんだか楽しい!味は他の2種類に比べると薄いのだけど、スパイスが付いていて、それをかけると、さらにカレーのようなコクがでる。日本風のドロっとしたカレーでなく、どちらかというと、タイカレー風かな。これこそ、人様に出しても恥ずかしくないちゃんとした料理!ルドが食べさせたいと言っていたのがよくわかりました!

しかし、この料理…。食べた後の満腹感はすごいものでした。三日くらいは、何も食べれなそう(^^;)

 

この中で私の一番のお気に入りは、カスレでした(^ε^)♪本当に全部おいしくって、缶詰だなんて思えない!!日本でも売って欲しいなぁ~。ルドパパママ、重いのに、どうもありがと~う!!

 
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Depuis que je connais Ludo, il avait toujours insisté pour que j’y goûte un jour, ce qui arriva enfin. Ce plat avec un drôle de nom (NDLudo : je ne connais pas un Japonais qui n’ait pas ri quand je lui en ai parlé) ressemble à première vue à du riz au curry. Ce n’est pourtant pas du riz mais quelque chose de fin que l’on appelle « semoule » et fait avec des céréales, que l’on prépare séparément du reste après l’avoir fait bouillir. Le reste se compose de poulet et de pois-chiches. C’est aussi très amusant à préparer ! Le goût, comparé à la choucroute ou au cassoulet, reste plus léger mais se renforce quand on y ajoute des épices, en se rapprochant du riz au curry. Je ne parle pas du riz au curry épais que l’on mange au Japon mais de quelque chose qui ressemble au curry thaï. Là aussi c’est un met que l’on peut sans mal proposer à ses amis ! Je comprends mieux pourquoi Ludo voulait tant que j’y goûte !

Par contre, après avoir terminé mon assiette, mon estomac avait atteint ses limites. Je ne pus manger grand-chose pendant trois jours !!

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par Naoko publié dans : Tribulations gustatives
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