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Mardi 25 décembre 2007

Voir les épisodes précédents.

 

On retrouve placardés un peu partout de nombreux posters de ce genre quand ce ne sont pas les guides touristiques qui en reprennent les grandes lignes dans leurs pages. Ces informations ne doivent en aucun cas être prises à la légère puisque chaque année de nombreuses accidents ont lieu (nous en fûmes même témoins à Taketomi : on transportait un enfant hors de la plage puisqu’il venait apparemment de se faire piqué par une méduse).

Voici un descriptif de chacune de ces espèces dangereuses suivi des premiers soins à réaliser en cas de contact.

 
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1- Habukurage ou méduse cubozoaire (Chiropsalmus quadrigatus): dotées d’un poison très puissant et parfois mortel, ces méduses d’une taille maximale de 10 cm représentent la première cause d’accident à Okinawa. En cas de contact, il ne faut surtout pas frotter. Après avoir appliqué du vinaigre et s’être débarrassé des tentacules, il faut refroidir la peau avec de la glace ou de l’eau froide.

 

2- Unbachiisoginchaku (Phyllodiscus semoni): il m’a été impossible de trouver un nom français pour cette anémone de mer d’une vingtaine de centimètres considérée comme la plus dangereuse au monde. En cas de contact, il ne faut surtout pas frotter ni mettre du vinaigre. Il faut nettoyer avec de l’eau de mer puis refroidir avec de la glace ou de l’eau froide.

 

3- Gangaze (Diadema setosum) : ces oursins d’un noyau de 5 cm de diamètre possèdent des piquants difficiles à extraire. En cas de contact, il faut placer la partie touchée dans de l’eau chaude (40 à 45 degrés) pendant trente à soixante minutes.


4- Onihitode ou couronne d’épines (Acanthaster planci) : cette étoile de mer peut atteindre 40 cm de diamètre et possède 12 à 19 bras. En plus de la douleur intense provoquée par les piquants, la victime peut aussi ressentir des nausées. Véritable fléau, sa prolifération est responsable de la disparition des coraux, son met de prédilection. En cas de contact, agir comme pour le numéro 3.

 

5- Kirinmino (Dendrochirus zebra) : cette espèce de rascasse de 18 cm de longueur possède de longues épines vénimeuses dans sa nageoire dorsale. En cas de contact, agir comme pour le numéro 3.

 

6- Onidarumaokoze ou poisson-pierre (Synanceia verrucosa) : D’une longueur de 30 cm, ce poisson possède lui aussi des épines dorsales vénimeuses. En cas de contact, agir comme pour le numéro 3.

 

7- Gonzui (Plotosus lineatus) : Ces silures d’une longueur de 18 cm sont aussi pourvus d’épines vénimeuses (dorsales et latérales). En cas de contact, agir comme pour le numéro 3.

 

8- Umihebi (Emydocephalus) 120 à 150 cm : Ce serpent marin cousin du « tricot-rayé » néo-calédonien d’une longueur moyenne d’un mètre trente est doté de l’un des venins les plus puissants chez les serpents. En cas de morsure, il faut aspirer le venin et transporter la victime d’urgence à l’hôpital.

 

9- Anboinagai ou cône (Conus geographus) : ces coquillages de 13 cm de long possèdent l’un des plus puissants poisons du règne animal. En cas de piqûre, agir comme pour le numéro 8.

 

10- Hyômondako (Hapalochlaena) : ces petites pieuvres à pois bleus peuvent infliger une morsure mortelle. Dans ce cas, il faut pomper le venin (ne surtout pas l’aspirer avec la bouche) et transporter la victime au plus vite à l’hôpital.

 

NB : A partir d’aujourd’hui, la taille de toutes les photos des nouveaux articles apparaissant directement sur le site sera augmentée.

PS : Et joyeux Noël à tous ! 
 

A suivre

par Ludo publié dans : Sorties et voyages
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Lundi 24 décembre 2007

Voir les épisodes précédents (et ici pour les précédentes aventures de Tropical Man).

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A suivre
… Et ici pour les prochaines aventures de Tropical Man.


PS : Un joyeux réveillon à tous !
par Ludo publié dans : Brêves tentatives d'humour
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Vendredi 21 décembre 2007

A tous ceux qui résident au Japon ou projettent de le faire, à tous ceux qui voient dans ce pays un paradis terrestre, je ne saurais que trop conseiller la lecture de ce livre (malheureusement uniquement en anglais), écrit par l’Américain Alex Kerr qui y vit depuis plus de trente-cinq ans. Dogs and Demons constituent l’un des rares ouvrages de renommée internationale qui critiquent ouvertement cette contrée à travers différents larges sujets tels que l’environnement, les médias, l’école, les constructions etc.

On pourra regretter cependant une partie de l’argumentation basée sur une vision idyllique et naïve du passé : « autrefois, la verdure était partout », certaines conclusions tirées un peu trop vite, un point de vue erroné sur l’éducation (exact en théorie mais certainement pas dans les faits), et certaines théories qui renvoient un peu trop systématiquement aux problèmes de constructions. On peut aussi déplorer quelques piques gratuites aux mangas sans explications satisfaisantes, et de nombreuses comparaisons avec le pays d’origine de l’auteur bien que cela soit inévitable, même si d’autres pays sont parfois cités.

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Mises à part ces petits désagréments, on peut savourer un ouvrage critiquant sans modération le Japon à grands renforts de citations et de témoignages de personnalités (y compris japonaises) avec une vision réaliste du pays. Il suffit de regarder autour de soi pour se rendre compte de la véracité des dires de Kerr.

Les chapitres sur les travaux publics, l’environnement, le journalisme, la bureaucratie et l’utilisation des fonds publics effraient tellement ils sonnent juste.

On y apprend entre autres que 43% des arbres des forêts naturelles ont été remplacés par des cèdres après la guerre afin de faire entrer le pays dans le commerce international du bois. Cela se révéla un échec complet : les espèces végétales d’origine ont été sacrifiées, les sols se sont asséchés, le Japon importe aujourd’hui à hauteur de 80% son bois, et la quantité de pollen de cèdre dégagée provoque à chaque printemps un nombre incroyable d’allergies (kafunshô 花粉症), plus de 10% des habitants sont touchés, même les grandes métropoles sont atteintes. Je n’en dirai pas plus.

Si vous habitez au Japon : la lecture de Dogs and Demons risque de vous mettre sérieusement de mauvaise humeur et d’influencer votre quotidien. Gardez à l’esprit que l’on pourrait trouver beaucoup à dire d’autres pays comme la France et que l’auteur garde malgré tout l’espoir à la fin.

par Ludo publié dans : Distractions et gadgets
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Jeudi 20 décembre 2007

Disponible depuis deux mois sur PC et sur Xbox 360 (depuis peu sur PS3), The Orange Box du mythique éditeur Valve se compose ni plus ni moins de cinq jeux : trois d’entre eux en rapport avec Half-Life 2, Team Fortress 2 qui se joue uniquement en ligne et l’extraordinaire Portal.

Rares sont les concepts vidéo ludiques qui m’aient vraiment surpris autant que Portal.

Vous vous réveillez dans une chambre vitrée d’un laboratoire. Au mur apparaît un compte à rebours. Vous ignorez de quelle manière vous avez débarqué ici ni depuis quand vous êtes prisonnier de cette pièce. Il ne reste que quelques secondes avant que le compte ne prenne fin. Puis, une voix synthétisée vous annonce que vous pouvez sortir. A votre grande surprise, un trou assez grand pour vous faire passer s’est ouvert sur le mur. Le plus curieux c’est que celui-ci ne s’ouvre pas sur l’autre côté de votre cellule mais sur le mur d’en face. Ainsi, si vous vous placez légèrement à l’extérieur de cet orifice, vous pouvez vous voir en train de sortir du trou de votre chambre. Vous venez de pénétrer dans un portail interdimensionnel.

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La voix vous indique le chemin vers l’ascenseur qui vous mènera vers une série de niveaux desquels vous devrez trouver la sortie. Assez rapidement, vous récupérerez l’appareil vous permettant ce prodige. Un bouton projettera sur la surface de votre choix un portail bleu alors qu’un autre produira un portail orange, le premier servant d’entrée et l’autre de sortie. Si vous désirez franchir un précipice il vous suffira de tirer sur le mur de l’autre côté de celui-ci pour réaliser un portail orange puis à vos pieds ou sur le mur derrière vous pour un portail bleu. Avec de l’habitude, vous vous rendrez compte à quel point cet objet ingénieux manque au quotidien. L’une des premières applications que nous avons imaginées serait de créer un portail bleu dans notre cuisine et un orange en France (il faudrait par contre s’y rendre au préalable). Pour ceux qui n’auraient pas saisi le concept, je vous renvoie à la bande-annonce du jeu.

Je m’attendais à un jeu de réflexion novateur et je fus stupéfait de tomber sur un titre qui soit de surcroît bourré d’humour.

Exemple : la voix vous promettra un gâteau si vous réussissez une épreuve à première vue impossible. Un peu plus loin, vous découvrirez que le laboratoire n’est pas aussi propre qu’il ne le parait puisque vous aboutirez dans une salle isolée aux murs glauques remplie de tuyaux rouillés avec les graffiti répétitifs d’un précédent cobaye : the cake is a lie (le gâteau est un mensonge). Cette phrase et l’univers de Portal en général (son companion cube, son générique de fin) sont déjà devenus cultes. J’invite expressément tout être humain à se ruer sur Portal, qu’il soit joueur ou non. Vous y découvrirez une bouffée d’air frais qui mettra en éveil vos neurones comme jamais.

par Ludo publié dans : Distractions et gadgets
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Mercredi 19 décembre 2007

La dernière coupe du monde de volley-ball s’est tenue au Japon le mois dernier, comme la précédente édition d’ailleurs. Patronnée par la VBIF (Volley-ball International Federation), ce championnat a lieu tous les quatre ans, systématiquement dans le même pays.

Les retransmissions sportives internationales commencent sérieusement à me courir sur le système. Depuis quelques années, les médias affichent bien haut leur chauvinisme, pour ne pas dire nationalisme, en ne montrant que les joueurs japonais. Prenons l’exemple du mondial d’athlétisme d’Osaka cet été avec une scène qui s’est répétée plusieurs fois sur plusieurs disciplines. La coureuse nipponne Truc terminait quelque chose comme huitième de la finale. Une bien belle performance, tout le monde était content, elle aurait aimé faire mieux, ce sera pour la prochaine fois, tout ça. Alors que les caméras s’attardaient sur elle, un vague sous-titre affichait la nationalité des trois médaillés. Rien sur leur nom, leur visage ni sur leur réaction après l’arrivée… Truc avait fini huitième et c’est tout ce qui comptait. Pour tous les autres résultats, on pouvait voir sans problème que Machin, un autre coureur japonais, avait battu son record personnel en étant trente-deuxième et avec un peu de chance, on savait que les Etats-Unis ou le Kenya avait remporté l’épreuve. Encore une fois, aucun nom… A croire que le Japon est en guerre avec le monde entier et compte ses victoires au nom de la Nation et de ses formidables athlètes.

Pour la coupe du monde de volley-ball, tout commença deux semaines avant le début des festivités. Les joueuses apparaissaient de manière quotidienne dans différentes émissions de variétés et on les montrait dans leurs meilleurs matches en vantant les mérites de chacune et en présentant leurs caractéristiques et goûts respectifs. Depuis 1996, un différent groupe de jeunes musiciens (cette année : « Hey ! Say ! Jump !) sert de chaperon à l’équipe : ils les interviewent avant et après chaque rencontre quotidienne, les spectateurs ont même la chance de les voir supporter leur équipe pendant le match en médaillon incrusté dans un coin de l’écran et surtout ils chantent leur soupe tube dans le stade avant que les joueurs débarquent.

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Il semble donc que tout ait été fait pour que le Japon rafle la mise dans cette coupe du monde : une promo tonitruante, des matches en prime time, un public acquis. Il faut aussi ajouter que comme le Japon accueille cet événement, il est toujours qualifié d’office… Les trois plus fortes équipes du tournoi obtiennent de surcroît une sélection pour les JO.

Voici comment se déroule un match typique :

-         Les jeunes garçons efféminés au style capillaire douteux (Hey ! Say ! Jump !) entonnent leur mièvre chanson sous un éclairage de discothèque en plein milieu du terrain et sous une pluie de confettis.

-         Le public applaudit comme un troupeau de phoques bourrés à la vodka les gamins tandis que l’on balaie dur pour ramasser tous les confettis.

-         Les équipes pénètrent sur le terrain. Je dis « les équipes » mais c’est tout juste si on aperçoit l’équipe adverse puisque toutes les caméras sont fixées sur les Japonaises ou sur leur entraîneur.

-         Le match débute. De gros plans très dynamiques sur différentes actions du côté japonais se succèdent. Le Japon marque : on montre les joueuses japonaises se taper dans les mains et l’entraîneur tendu. L’adversaire marque : on montre les joueuses japonaises reprendre place et l’entraîneur tendu. Dans un coin de l’écran apparaît le titre de l’épreuve du genre : « Le Japon contre la meilleure équipe de l’hémisphère sud », « Le Japon affronte son plus grand rival » ou encore « un match décisif pour le Japon ».

-         Miracle : un plan de l’équipe adverse !

-         Après plusieurs plages publicitaires et les réactions à chaud du boys’ band susnommé, le Japon s’incline. Les commentateurs s’empressent de dire que le Japon s’est bien défendu. Ce n’est pas grave, il fera mieux demain. Les joueuses font ensuite part brièvement de leur sentiment et de leur stratégie pour la prochaine rencontre.

On n’apprend rien des résultats des autres matches et le podium final est montré durant deux secondes, montre en main. Avec l’omniprésence de l’équipe nipponne à la télévision, une qualification d’office, le fait de jouer à domicile devant des supporters à 99% nippons, difficile de ne pas discerner un favoritisme certain. Pourtant rien n’y fait : avec cinq victoires et six défaites pour les femmes et un bilan plus lourd chez les hommes (trois victoires huit défaites), le Japon n’est pas parvenu à se qualifier aux JO.

par Ludo publié dans : Ougl
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