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Mardi 8 janvier 2008

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L’archipel des Yaeyama et en particulier l’île d’Iriomote abritent une grande population de crabes de cocotier ou yashigani ヤシガニ. Dépassant trente centimètres de diamètre, ces crustacés vivent à l’intérieur des terres le jour et rejoignent en troupeau le littoral la nuit. Leur nombre sur les routes à Iriomote est tel qu’il est impossible aux automobilistes de les éviter. Ces crabes sont en outre dotés de pinces si puissantes qu’elles peuvent vous arracher une main. Nous n’avons hélas pas eu les moyens suffisants pour déguster une de ces bêtes vendues en moyenne 7000 yens pièce mais avons entendu de plusieurs sources que nous avions manqué quelque chose.

 
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A suivre

par Ludo publié dans : Sorties et voyages
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Mardi 1 janvier 2008

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A Iriomote, nous avons pu admirer des Idea leuconoe, ou oogomadara オオゴマダラen japonais. De 13 cm d’envergure ils demeurent les plus gros papillons que l’on puisse trouver au Japon et l’un des symboles des îles du sud, on les retrouve d’ailleurs sur les dalles de trottoir à Ishigaki. Vu leur taille, je suis bien content de ne pas avoir vu leurs chenilles.

 
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Ces papillons se distinguent des autres par la couleur dorée de leur chrysalide.

Voilà, c’était un article pas trop violent pour bien digérer le repas de la veille. Bonne année à tous !

 

A suivre


PS : Bonne année  à tous !

par Howard & Ludo publié dans : Sorties et voyages
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Jeudi 27 décembre 2007

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L’un des meilleurs moments de notre séjour à Okinawa et Yaeyama cet été restera sans aucun doute cet après-midi de plongée au tuba à Iriomote. Après avoir loué masques, tubas et palmes (ils en avaient même à ma pointure), nous trouvâmes un coin un peu humide sous un rocher mais qui avaient le mérite d’être à l’ombre. Nous souffrions encore, surtout Howard et moi-même des affreux coups de soleil récupérés à Taketomi et tenions à tout prix à ne pas aggraver notre cas.

Cette plage demeurait d’autant plus paradisiaque qu’il n’y avait pas grand monde. Alors que je chaussais mes pattes de canard, j’essayai d’imaginer si les fonds d’Iriomote allaient s’apparenter au niveau de ceux de Kushimito (dans la préfecture de Wakayama, à 250 Km au sud d’Osaka) en 1999 où j’avais passé une journée inoubliable à admirer une faune aquatique très riche. Je ne fus pas déçu.

Non seulement cela grouillait de bestioles mais aussi il n’était pas nécessaire d’aller bien loin ou en profondeur pour profiter d’un beau spectacle. Les fonds constitués pour une bonne partie de coraux effleuraient à de multiples endroits la surface en ne laissant qu’une vingtaine de centimètres d’eau. Naoko, peu à l’aise en natation, était ainsi ravie de pouvoir s’en mettre plein les mirettes sans trop se risquer.

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Le danger était pourtant là comme me le fit remarquer discrètement Howard à un moment donné. Il avait aperçu dans une zone de trois mètres environ de profondeur l’une des espèces dangereuses de la région : un serpent marin. Il me guida prudemment jusqu’à l’endroit où il avait aperçu la bête et je pus voir le reptile nager avec agilité au loin. Nous décidâmes d’un commun accord de rebrousser chemin.

Pour le reste, nous n’avons eu affaire qu’à de gentils poissons comme ces Chrysipitera cyanera (voir photo ci-dessus) qui venaient vous mordiller les doigts pour peu que vous restiez les bras immobiles pendant une trentaine de secondes, certainement habitués à recevoir de la nourriture de personnes moins mesquines que nous.

 

NB : Les photos sous-marines ont été réalisées avec un appareil étanche jetable. Désolé pour leur médiocre qualité.

 

A suivre

par Ludo publié dans : Sorties et voyages
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Mardi 25 décembre 2007

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On retrouve placardés un peu partout de nombreux posters de ce genre quand ce ne sont pas les guides touristiques qui en reprennent les grandes lignes dans leurs pages. Ces informations ne doivent en aucun cas être prises à la légère puisque chaque année de nombreuses accidents ont lieu (nous en fûmes même témoins à Taketomi : on transportait un enfant hors de la plage puisqu’il venait apparemment de se faire piqué par une méduse).

Voici un descriptif de chacune de ces espèces dangereuses suivi des premiers soins à réaliser en cas de contact.

 
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1- Habukurage ou méduse cubozoaire (Chiropsalmus quadrigatus): dotées d’un poison très puissant et parfois mortel, ces méduses d’une taille maximale de 10 cm représentent la première cause d’accident à Okinawa. En cas de contact, il ne faut surtout pas frotter. Après avoir appliqué du vinaigre et s’être débarrassé des tentacules, il faut refroidir la peau avec de la glace ou de l’eau froide.

 

2- Unbachiisoginchaku (Phyllodiscus semoni): il m’a été impossible de trouver un nom français pour cette anémone de mer d’une vingtaine de centimètres considérée comme la plus dangereuse au monde. En cas de contact, il ne faut surtout pas frotter ni mettre du vinaigre. Il faut nettoyer avec de l’eau de mer puis refroidir avec de la glace ou de l’eau froide.

 

3- Gangaze (Diadema setosum) : ces oursins d’un noyau de 5 cm de diamètre possèdent des piquants difficiles à extraire. En cas de contact, il faut placer la partie touchée dans de l’eau chaude (40 à 45 degrés) pendant trente à soixante minutes.


4- Onihitode ou couronne d’épines (Acanthaster planci) : cette étoile de mer peut atteindre 40 cm de diamètre et possède 12 à 19 bras. En plus de la douleur intense provoquée par les piquants, la victime peut aussi ressentir des nausées. Véritable fléau, sa prolifération est responsable de la disparition des coraux, son met de prédilection. En cas de contact, agir comme pour le numéro 3.

 

5- Kirinmino (Dendrochirus zebra) : cette espèce de rascasse de 18 cm de longueur possède de longues épines vénimeuses dans sa nageoire dorsale. En cas de contact, agir comme pour le numéro 3.

 

6- Onidarumaokoze ou poisson-pierre (Synanceia verrucosa) : D’une longueur de 30 cm, ce poisson possède lui aussi des épines dorsales vénimeuses. En cas de contact, agir comme pour le numéro 3.

 

7- Gonzui (Plotosus lineatus) : Ces silures d’une longueur de 18 cm sont aussi pourvus d’épines vénimeuses (dorsales et latérales). En cas de contact, agir comme pour le numéro 3.

 

8- Umihebi (Emydocephalus) 120 à 150 cm : Ce serpent marin cousin du « tricot-rayé » néo-calédonien d’une longueur moyenne d’un mètre trente est doté de l’un des venins les plus puissants chez les serpents. En cas de morsure, il faut aspirer le venin et transporter la victime d’urgence à l’hôpital.

 

9- Anboinagai ou cône (Conus geographus) : ces coquillages de 13 cm de long possèdent l’un des plus puissants poisons du règne animal. En cas de piqûre, agir comme pour le numéro 8.

 

10- Hyômondako (Hapalochlaena) : ces petites pieuvres à pois bleus peuvent infliger une morsure mortelle. Dans ce cas, il faut pomper le venin (ne surtout pas l’aspirer avec la bouche) et transporter la victime au plus vite à l’hôpital.

 

NB : A partir d’aujourd’hui, la taille de toutes les photos des nouveaux articles apparaissant directement sur le site sera augmentée.

PS : Et joyeux Noël à tous ! 
 

A suivre

par Ludo publié dans : Sorties et voyages
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Mardi 18 décembre 2007

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Située à moins de vingt minutes de bateau d’Ishigaki, Taketomi 竹富島 a su garder une certaine authenticité. Certes le port offre son lot de digues aux tétrapodes disgracieux et on trouve un distributeur de boissons au détour d’un chemin mais pour le reste on ne peut guère se plaindre. Les plages demeurent somptueuses bien que l’eau n’arrive jamais au-dessus de la taille. Les fonds s’avèrent un peu pauvres malgré une grande quantité de concombre de mer de toute taille. Une fois que l’on s’est mis en tête qu’il ne s’agit pas d’étrons, ils deviennent très ludiques. Il suffit de les sortir de l’eau et d’attendre deux secondes pour qu’un jet d’eau sorte de l’une des extrémités de l’animal.

Des estafettes permettent de rejoindre le village à partir du port. On peut y admirer des habitations typiques avec des murets en coraux, faire un tour de char à buffle ou louer des vélos. Tous les autres déplacements en voiture sont d’ailleurs interdits. Nous avons donc bien profité de nos bicyclettes pour faire le tour de l’île et récupérer de beaux coups de soleil.

 
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Taketomi constituerait un parfait bon souvenir si notre expérience n’avait pas été entachée par l’accueil désagréable des autochtones. Il y est très mal vu de ne pas avoir les épaules couvertes si vous appartenez à la gent féminine (Naoko en fit les frais à son grand dam et nous tombâmes peu après sur un panneau d’avertissement…). Pendant cette journée, nous avions l’impression de ne pas être au Japon, mais ce n’est pas forcément une bonne chose. Les responsables des navettes, les loueurs de vélos, les restaurateurs ne souriaient jamais et se contentaient du strict minimum pour vous adresser la parole sur un ton froid.

Mais ce qui nous rendit le plus perplexe fut l’aventure survenue à Howard. Nous pédalions tranquillement le long d’un sentier derrière quelques maisons. J’étais en tête suivi de quelques mètres par Naoko puis par Howard. J’arrivai alors à une fourche et décidai de poser le pied à terre afin d’attendre la troupe et de décider quelle route nous allions emprunter. Je venais de passer à côté d’un vieil homme occupé à tailler des mauvaises herbes avec une serpette. Naoko fit halte à ma hauteur et me murmura :

-         C’est peut-être une fausse idée mais j’ai l’impression que le vieux a jeté une pierre à Howard quand il est passé.

N’ayant pas vu la scène, je ne pouvais juger mais en y repensant, l’expression de l’homme n’avait rien du sourire. Je fis part à Howard de ce que Naoko m’avait dit et il confirma la chose.

Je me souvins alors d’histoires d’étrangers que j’avais rencontrés jadis : ils s’étaient aventurés dans la profonde campagne japonaise et on leur avait jeté des pierres !

Nous ne pouvons être sûr à 100% que notre homme nous voulait du mal mais l’attitude des habitants de Taketomi ne nous aide pas à l’innocenter.

Je conseille donc aux éventuels voyageurs intéressés par ce coin de la planète de s’y rendre en armure afin d’éviter bleus et remarques agacées.

Ce fut heureusement le seul endroit visité durant notre voyage où les gens ne se montrèrent pas chaleureux.

 

A suivre

par Howard & Ludo publié dans : Sorties et voyages
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