Déjà possesseur d’un caméscope de taille très réduite, je pestais toujours contre l’encombrement relatif que celui-ci pouvait causer. Très
performant à condition de savoir ce que l’on va tourner, il atteignait vite ses limites lorsqu’il s’agissait de prendre des petites scènes sur le vif qui auraient pu illustrer ce site. De plus,
le format DV ne rendait pas les choses particulièrement simples pour le montage.
Il y a deux mois, je craquais donc pour le Sanyo Xacti DMX-CG65. Cet APN de 6 mégapixels très compact enregistre les prises au format jpeg sur une carte SD ou SD-HC. La présence d’un
stabilisateur interne ne permet hélas pas de clichés nets sous de faibles luminosités où le bruit reste très important. Son poids et ses performances en font tout de même un allié bien plus
intéressant que mon téléphone portable et un bon petit appareil d’appoint (les clichés de cet article ont d’ailleurs été réalisés avec). Mais là où le Xacti excelle, c’est dans la prise de vidéo. Le format choisi demeure le
mpg4. Sous le degré de qualité choisi pour les vidéos d’Ougl converties en flash, celui représentant le meilleur rapport poids/qualité (Web SHQ soit du 320x240 à 30 images/sec) et avec une SD-HC
de 8 Go, on peut capturer jusqu’à 20 heures de vidéo (à condition de posséder une armada de batteries derrière) ce qui en fait l’accessoire idéal pour les blogueurs en vacances. On peut
enregistrer à quatre degrés de qualité différentes dont la meilleure reste TvSHQ (640x480 30 img/sec).
Il ne coûte au Japon que 30000 yens (soit 180 euros environ).
par Ludo
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7
Après deux ans de bons et loyaux services, mon fidèle Canon Eos Kiss Digital
N (350D en Europe) avec lequel j’ai réalisé la plupart des clichés de ce site fut remplacé il y a quelques mois par son petit frère : le Canon Eos Kiss Digital X (400D en Europe).
Notez la subtile différence. Pourquoi ce changement ? Le nouveau modèle, que nous appellerons Maurice, augmente d’une part la résolution de l’image de 8 à 10 mégapixels. Il offre en outre
deux capteurs autofocus supplémentaires. On passe donc de 7 à 9 capteurs. La vitesse en rafale a également été revue à la hausse avec trois images par seconde. L’appareil a également gagné en
rapidité : le temps de latence entre l’allumage et la prise d’une photo a été grandement diminué. L’écran arrière atteint désormais une taille correcte et on peut beaucoup mieux se rendre compte des résultats d’une prise.
Pour terminer, Maurice est pourvu d’un dispositif anti-poussière : à chaque mise sous et hors tension, le filtre passe-bas est secoué pendant un laps de seconde comme une bouteille
d’Orangina microscopique et un programme permet d’éliminer les poussières une fois les photos transférées sur le PC. Pour être tout à fait honnête, ce système n’a pas empêché l’apparition d’un
corps étranger sans doute lors d’un changement d’objectif (bon je l’avais cherché : il y avait un vent à décorner les
bœufs et chargé d’embruns). Heureusement les techniciens de Canon ont nettoyé le capteur gratuitement et tout est rentré dans l’ordre.
Les prix de cet appareil ont nettement chuté depuis l’année dernière puisqu’on le trouve au Japon à un peu plus de 65000 yens (sans objectif),
soit un peu moins de 400 euros.
PS : demain Ougl se repose pour cause d’anniversaire de mariage.
par Ludo
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6
Il faut bien l’admettre : depuis l’acquisition de la Nintendo DS l’année
dernière, aucun jeu sur cette machine n’est parvenu à me divertir sérieusement (paradoxal non ?). Certes les exercices de QI et consorts demeurent assez amusants mais l’intérêt retombe très
vite au bout de quelques jours.
J’attendais donc le dernier Zelda avec impatience. Cette saga fut toujours synonyme de plaisir de jeu.
Reprenant l’aspect visuel de The Wind Waker sur Gamecube, Phantom Hourglass surprend par sa gestion de la
3D. Certes les polygones sont très visibles, mais pour de la DS, le résultat est remarquable.
Cet épisode se démarque de tous les autres par ses contrôles, puisque toutes les actions s’effectuent au moyen du stylet sur l’écran tactile.
Vous désirez déplacer le personnage vers le haut ? Il suffit de poser le stylet sur le haut de l’écran. S’il est posé loin du personnage, celui-ci se mettra à courir. Les combats
fonctionnent sur le même principe. On peut soit donner des coups d’épée au hasard en « traçant » des traits sur l’écran ou verrouiller une cible en la sélectionnant. On jurerait
manipuler une souris de PC.
Parfois, le jeu vous demandera d’utiliser le micro interne de la console, pour éteindre des bougies notamment en soufflant dessus. On ne peut
que saluer cette initiative assez originale même si cela semble un peu gadget. Les Japonisants peu à l’aise avec les kanji seront ravis d’apprendre qu’à tout moment on peut faire apparaître la
lecture d’un mot en « cliquant » dessus.
Après plusieurs heures de jeu, on en arrive pourtant à un constat décevant : toutes les routines apparues dans les autres Zelda ont été réutilisées ici (toujours les mêmes outils, les mêmes
bruitages, le même déroulement de l’histoire dans les grandes lignes) et le fait de reprendre un donjon (celui en temps limité) plusieurs fois à partir du début s’avère vraiment fastidieux. Cet
épisode semble avoir été fait pour les joueurs occasionnels qui n’accordent que peu de temps à leur console. On peut sauvegarder en effet à tout moment, y compris dans les donjons puisque les
dernières portes déverrouillées sont prises en compte (à l’exception des niveaux en temps limité bien sûr). Du coup les énigmes ne sont pas bien longues et les villages à explorer ne comportent
que peu de bâtisses. Cela manque singulièrement de profondeur.
Malgré une belle réalisation, Phantom Hourglass n’apporte pas la fraîcheur escomptée. Dommage, tous les ingrédients étaient réunis pour en
faire un bijou…
par Ludo
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9
J’ai toujours été très friand de jeux musicaux. Tout commença il y a onze ans au Japon avec la sortie du désormais célèbre jeu de
danse « Dance Dance Revolution » où il fallait piétiner en rythme des flèches sur un tapis spécial.
Dans le même genre mais en beaucoup moins fatigant sans devenir forcément plus simple, est enfin sorti en version asiatique (vendue
à Singapour et HongKong et compatible avec la Xbox 360 nippone) l’excellent Guitar Hero 2. Le premier opus et la version PS2 de
ce titre n’ayant jamais vu le jour au Japon, il me le fallait coûte que coûte.
Vous y manipulez une guitare simplifiée branchée à la machine et dont le manche se compose de cinq touches de couleurs. Appuyez dessus ne suffit pas puisqu’il faut gratter ces notes à l’aide de
l’autre main sur une sorte d’interrupteur vers le haut ou vers le bas. On peut même produire un vibrato à l’aide d’un levier situé un peu plus bas sous la même main. Plus vous enchaînez un nombre
élevé de notes sans erreur, plus les points augmentent ainsi qu’une jauge bleue située à droite de l’écran. Une fois rempli, il ne vous reste plus qu’à lever le manche de l’instrument pour que
votre personnage se démène à fond et que le public applaudisse à se couvrir les mains d’ampoules. Ce laps de temps limité permet aussi de doubler vos points. A la fin du morceau (on n’en compte
pas moins de 70), vous recevez une note et vous pouvez débloquer ou non d’autres pistes.
Excessivement prenant, je ne connais pas à l’heure actuelle un jeu capable de vous débarrasser aussi bien du stress accumulé dans la
journée. Bientôt, une vidéo démontrant que le ridicule ne tue pas.
par Ludo
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Il y a quelques jours de cela, nous avons regardé les deux dernières œuvres de Clint Eastwood : Lettres d’Iwo Jima et
Mémoires de nos pères, à peine sorties en DVD au Japon.
Basée sur l’une des dernières grandes batailles de la seconde guerre mondiale, l’histoire vous montre dans un premier temps le point de vue
des soldats japonais dans Lettres d’Iwo Jima. Les Américains pensaient boucler l’affaire en une semaine. Ils mirent près d’un mois. Les Nippons, conscients de leur infériorité
numérique, luttèrent jusqu’au bout non seulement contre leur ennemi fraîchement débarqué pour la première fois sur leur propre sol (Iwo Jima appartient à la préfecture de Tokyo) mais aussi contre
la malnutrition, la dysenterie, et les conflits stupides qui ébranlaient leur hiérarchie. La mort était présente quel que soit le scénario : tué par l’ennemi, exécuté par un supérieur pour
tentative de désertion, suicide forcé pour l’honneur, maladie… Tout n’est pourtant pas noir dans ce premier film. Quelques personnages faisant preuve d’intelligence et d’humanité étaient présents
parmi les fanatiques.
Je m’attendais à voir une intrigue articulée autour du toujours très classe Ken Watanabe et je fus surpris de découvrir qu’il ne tenait pas le
premier rôle puisque celui-ci appartient à Kazunari Ninomiya, jeune chanteur du groupe Arashi. J’appréhendais avec beaucoup de craintes l’interprétation de ce dernier et je fus très agréablement
surpris par la franchise qui se dégageait de son personnage, le tout sans fioriture ni orgueil.
Très émouvant, ce chef d’œuvre contient par contre certaines scènes choquantes, très dures et qui risquent de vous marquer à jamais.
Le deuxième film, Mémoires de nos pères, adopte un rythme plus calme. L’essentiel de l’histoire se déroule aux Etats-Unis
après le conflit. On ne retrouve donc que peu du point de vue des GI sur l’île. Clint Eastwood y apporte sa définition du mot « héros », en dénonçant la propagande de l’époque et les
discriminations raciales. Là encore, on assiste à des scènes très sanglantes à éviter donc juste après le repas.
Entre les deux longs métrages, mon cœur balance pour le premier mais il est, à mon sens, indispensable de voir les deux comme un tout.
par Ludo
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