2007 fut une année très chargée en scandales dans le monde de l’agro-alimentaire.
Des entreprises qui vendaient des produits périmés ou croyaient à la loi des trois secondes (qui stipule que si l’on ramasse un aliment tombé
par terre avant que ce temps soit écoulé, on ne risque rien), ont été découvertes puis montrés du doigt (Fujiya, Akafuku etc.).
Plus récemment, c’est l’affaire des gyoza, qui a fait grand bruit et a fragilisé les relations
sino-japonaises. Suite à plusieurs plaintes de consommateurs nippons hospitalisés, on a découvert que certains exemplaires contenaient une dose dangereuse d’insecticide…
Le mois dernier, un jeune homme de 19 ans qui avait acheté un hamburger dans un combini souffrit de douleurs gastriques.
L’aliment contenait en fait des hameçons !
Il y a quelques mois, nous fîmes de courtes emplettes dans notre combini préféré. Naoko avait envie d’une salade. De retour
à la maison, Naoko commença à manger puis se mit à hurler. Elle venait de découvrir ceci.
En deux temps, trois mouvements, nous retournâmes à la supérette pour en faire discrètement part aux vendeurs. Ce genre de plat frais n’étant
évidemment pas préparé sur place, il ne nous aurait servi à rien d’enguirlander les responsables de la boutique. La tenancière horrifiée s’excusa alors pendant dix bonnes minutes en nous
promettant de se plaindre aux producteurs. Elle nous remboursa et continua à s’excuser en nous proposant une nouvelle salade gratuite mais Naoko n’était bien sûr guère tentée.
La fois suivante (peut-être un mois plus tard), nous retournâmes au combini (nous n’y allons qu’épisodiquement). La
tenancière nous reconnut et nous remit un sac en s’excusant de nouveaux une bonne centaine de fois. A l’intérieur une quantité incroyable de gâteaux plutôt luxueux…
par Ludo
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7
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Délice parmi les délices, permettez moi de vous présenter la beniimo 紫芋 ou 紅芋(« patate violette »). Très répandue dans toute la préfecture
d’Okinawa, elle se dévore à toutes les sauces : en douceur enrobée de graines de sésame, en mini chips
d’accompagnement, dans la pâte des sâtâandâgii サーターアンダーギー(sortes de beignets ronds), et surtout en glace à l’italienne.
La beniimo demeure une variété de patate douce et se prête donc parfaitement à toute sorte de dessert.
A suivre…
par Ludo
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2
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A l’instar de l’umibudô, les habitants des îles de sud
sont très friands d’un autre type d’algues appelées localement sunui (prononcez « sous-nouille ») et mozuku もずく dans le reste du Japon. L’aspect très repoussant au premier abord rappelle
les amas de cheveux que l’on trouve dans les tuyauteries. Le sunui se mange froid avec du vinaigre et son goût, tout comme l’umibudô, rappelle les salicornes
mais avec plus d’acidité. Très rafraîchissant et idéal pour démarrer un repas.
A suivre…
par Ludo
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3
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La préfecture d’Okinawa produit essentiellement deux alcools : la bonne bière Orion et l’awamori泡盛.
Cet alcool s’apparente au nihonshu 日本酒 (saké) puisqu’il est réalisé à partir de riz non pas japonais mais de type
thaï et son taux d’alcoolémie atteint 30 degrés (60 dans certains cas). Il se boit le plus souvent dilué dans de l’eau avec des glaçons.
Nous nous attendions à goûter à quelque chose proche du shôchu 焼酎, l’alcool de patate nippon qui fouette mais n’offre pas beaucoup de goût. Dès les premières gorgées, nous nous rendîmes compte que finir le verre ne
serait pas une partie de plaisir. Il existe sans aucun doute de meilleurs crus que celui que nous avons essayé (bien que recommandé par le serveur) mais pour notre part, l’awamori n’est qu’un tord-boyaux dont la saveur ne peut être que le fruit du mélange d’un alcool de contrebande et d’un fond de cuve de kérosène.
Mauvaise pioche sans doute. Après tout, il m’a fallu plusieurs années pour tomber sur du saké qui n’ait pas un goût d’acétone et pour
comprendre que la qualité avait un lien étroit avec le prix.
A suivre…
par Ludo
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5
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Ce marché se démarquait de celui de Makishi à Naha par la largeur de ses
stands et la décontraction de ses gérants. Les prix s’avéraient nettement plus intéressants bien que
beaucoup plus élevés que ceux qui doivent être pratiqués quelques semaines plus tard, une fois que le nombre de touristes a décru.
On y trouvait comme toujours un grand nombre de fruits tropicaux dont des ananas pas chers, des fruits de la passion, des shiikwâsâ (un petit agrume vert rond dont l’acidité rappelle le citron, très présent dans
toutes les îles japonaises du sud) et aussi des fagots de canne à sucre.
A suivre…
par Ludo
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