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Vendredi 16 mai 2008

Après le « Q » de « Quai », voici le « R » de :

 

Rancel

 

Rancel ou plus exactement randoseru ランドセル désigne les cartables que les écoliers utilisent en primaire. Le mot provient du néerlandais mais fut curieusement retranscrit avec une syllabe dentale inexistante à l’origine. On en trouve de deux couleurs : rouge pour les filles et noir pour les garçons. En cuir, ils ont une taille et un poids bien inférieurs aux cartables des petits français et leur prix atteint des sommes impressionnantes : 30000 yens en moyenne (soit 200 euros environ).


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A suivre...

par Ludo publié dans : ABC
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Jeudi 8 mai 2008

Après de longs mois d’absence, l’abécédaire revient avec le « Q » de :

 

Quai

 

Lorsqu’ils attendent un transport en commun, les Japonais font généralement preuve d’une grande civilité puisqu’ils forment bien sagement une file d’attente composée de deux personnes par rang (dans le cas du train, Meitetsu excepté, et du métro). Celle-ci se divise en deux files qui se placent chacune d’un côté d’une issue à l’arrivée de la rame. Une fois les portes ouvertes, un flot de passagers sort du train et ceux qui patientaient les laissent passer avant de poser le pied à l’intérieur du wagon. Cela se déroule de la sorte la plupart du temps. Hélas, et j’ai même l’impression que cela survient de plus en plus, on rencontre des barbares :

L’agoraphobe : Il est debout devant vous en pole position de la file mais il se tient à deux mètres (sans exagération) derrière la ligne de sécurité. Quand le train entrera en gare, et seulement quand il ouvrira ses portes, il se placera plus près. J’ai trouvé la parade à ce genre d’individu puisque je me positionne devant et jamais on ne m’a rien dit.

La star : Il va rester là où il est sans avancer d’un pas à l’arrivée du train puisqu’il attend le suivant. La règle veut que l’on se décale sur le côté en pareil cas mais la vedette se sent trop importante et aime bloquer tout le monde.

L’homme qui valait trois milliards : Quand il pénètre dans le wagon, il le fait très lentement, au ralenti, et en se plaçant de telle manière qu’on ne peut le doubler. Le plus frustrant c’est que tous les places libres sont prises après son cirque et qu’il ne s’assied même pas !

Le furtif : il arrive discrétement au niveau des portes sans faire la queue, ou bien sort de la file d’attente pour se poster devant les autres, comme ça, l’air de rien.

La vieille : Pire qu’un missile ballistique, elle arrive de nulle part, bouscule tout sur son passage sans dire un mot, vous piétine en prime, et s’assied dans le moindre espace. Il faut la comprendre : une fois les passagers dans le train, il n’existe quasiment plus aucune civilité et il est rare de voir des gens céder leur place à  des personnes âgées.


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NB : sur les quais de campagne, on respire.

 

A suivre...

par Ludo publié dans : ABC
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Mardi 3 juillet 2007

Après le « O » de otamajakushi, voici le « P » de :

 

Pourri d’ours

 

Savez-vous quel est le personnage le plus populaire dans l’archipel à ce jour ?

Doraemon ? Non. Pas assez mignon. Kitty-chan ? Trop inexpressive. Miffy ? Pfff !

La souris en short ? Non. Pire : Winny, l’ourson lent du cerveau !

 
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Je me souviens pourtant que lors de mes premières années dans ce pays en 1995, la bête était loin de recueillir tous les suffrages. Comme pour toutes les modes qui secouent le Japon, on se demande de quelle manière la sauce prend sans jamais comprendre comment. Pooh-san, comme on le nomme ici, est plébiscité essentiellement par la gent féminine, du jardin d’enfant jusqu’aux quinquagénaires bien que l’on rencontre quelques cas d’école chez les hommes, ceux-là même qui portent lunettes de soleil, ce qui ressemble à une perruque (mais il parait que non), T-shirt de Mickey et pantalons roses en ayant une attitude paradoxalement macho…

 

Le plus souvent on le rencontre sous la forme de grappes de portes-clés qui alourdissent les cartables des collégiennes et lycéennes. Après quelques mois, le jaune vif passe à la couleur d’une bouse de vache malade, mais elles n’oseraient les retirer par fanatisme kawaiiste.

 

Que trouvent-ils donc tous à cette empotée de bestiole incapable de déblatérer plus de cinq mots en vingt secondes et insensible à toute pudeur ? Cet amateur crétinisant de tarte aux concombres miel ne ressent aucune honte et se déplace sans arrêt dans le plus simple appareil. Bon d’accord, il porte un T-shirt (qu’il aurait emprunté à Superman… A moins que ce ne soit Superman qui lui ait piqué son slip…), mais cela ne m’ôtera pas de l’idée qu’il s’agit d’un pervers de la pire espèce. D’ailleurs, retirez le « h » final de « pooh » et cela signifie « étron »… Les abeilles que l’on aperçoit en sa compagnie seraient en réalité des mouches.

 

Les ventes de produits dérivés « ours naturiste qui sent mauvais » dépasserait en bénéfice celles combinées de Mickey, sa rongeuse de concubine, son ami le canard sans slip, son autre ami le chien avec des vêtements, et du chien sans vêtements, son esclave. Si vous voulez mon avis, la clientèle japonaise en est pour une grande partie responsable. Navrant…

A suivre...

par Ludo publié dans : ABC
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Mardi 19 juin 2007

Après le « N » de Namae, voici le « O » de :

 
Otamajakushi お玉杓子
 

Ce mot de bonne longueur désigne pourtant un être de taille ridicule : le têtard. Chaque année, alors que l’on commence à inonder les rizières pour y planter le riz, surgissent des bancs entiers de spermatozoïdes géants et noirs. Si comme Naoko, vous êtes sujet à la batracophobie, vous devez haïr le début de l’été quand devenues adultes, les grenouilles (kaeru ) s’égosillent dans un vacarme qui empêcherait de dormir le plus narcoleptique des présidents soviétiques ou le plus las des papes. A ce concert s’ajoute parfois les croassements sourds des poids lourds de la discipline : les crapauds-buffles. A moins de lécher le dos d’un crapaud ou d’effleurer une dendrobate volontairement, je ne vois pas quel danger on peut encourir. Les grenouilles n’attendent pas tapies dans l’ombre du frigo, la bave aux lèvres pour imprégner de leur viscosité le moindre aliment laissé à l’air libre ou pour y pondre. Elles ne viennent par recouvrir votre balcon de fientes. Et pourtant beaucoup de Japonais éprouvent un dégoût profond pour ces amphibiens, ce qui ne manque pas de me faire pouffer.

 

Et le premier qui me parle de vers, il a deux claques.


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A suivre

par Ludo publié dans : ABC
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Lundi 18 juin 2007

Après le « M » de Marathon, voici le « N » de :

 

 

 

Namae

 

 

 

Les patronymes japonais se divisent en deux : myôji 苗字et namae 名前, le premier signifiant « nom de famille » et le second « prénom ». La plupart du temps la lecture du myôji ne pose pas de problème puisque l’on retrouve souvent les mêmes. Les dix plus courants seraient ainsi Suzuki, Satô, Tanaka, Yamamoto, Watanabe, Takahashi, Kobayashi, Nakamura, Itô et Saitô.

 

Rien ne va plus en ce qui concerne la lecture des prénoms car pour un prénom donné, on peut retrouver plusieurs écritures différentes. Il demeure donc très difficile de noter le prénom de quelqu’un juste après l’avoir entendu. C’est pourquoi on demande toujours aux intéressés d’écrire leur nom et prénom à la fois en idéogrammes et en katakana dans les documents administratifs.

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Prenons par exemple le prénom Akira.
 

Celui-ci peut s’écrire あきら, , , , , , , , , , , , , , , ,, , , 明良, , , , , , , , , , , , , , , , , , , ou encore アキラ. Ajoutez à cette quarantaine d’Akira, une foultitude de transcriptions fantaisistes.

 

Les trois prénoms les plus répandus pour les filles seraient : Keiko, Yôko et Yoshiko.

 

Et pour les garçons : Hiroshi, Takashi et Akira.

 

Pour corser le tout, pour un ou plusieurs kanji donnés, il peut arriver que cela donne deux prénoms différents. 裕子 peut se lire Yûko ou Hiroko, 愛美 donne Ami ou Manami. La loi interdit tout de même aux personnes d’un même foyer d’utiliser les mêmes kanji pour des noms différents.

PS : le seuil des 400000 visites a été atteint vendredi dernier. Merci à tous !

A suivre...

par Ludo publié dans : ABC
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