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Mardi 1 juillet 2008

Dès mes premiers mois au Japon, je fus surpris de constater à quel point de nombreuses personnes se souciaient de l’apparence d’autrui et ne faisaient preuve d’aucune retenue quand elles en parlaient. Quelle que soit votre constitution physique, vous essuierez fatalement un commentaire déplaisant à un moment ou à un autre. On vous dira que vous êtes gros, petit, poilu, chauve, vieux etc. le plus naturellement et brutalement du monde.

Critiquer les opinions de quelqu’un n’est pas courant comme en France, mais critiquer l’apparence physique fait partie des moeurs. A l’école, les enfants enveloppés seront traités de debu でぶ (gros lard). On dira à ceux qui ont un problème de peau qu’ils sont kimochiwarui 気持ち悪い ou kimoi きもい  (laid/répugnant/dégoutant) quotidiennement et ainsi de suite... La télévision tient pour moi une grande part de responsabilité dans le problème d’ijimé. Les comédiens jouent de leur apparence pour vendre, et le fait de les insulter sous couvert de la plaisanterie fait partie du spectacle. Par exemple, il est de bon ton d’envoyer des piques verbales du genre « Toi ma pauvre, t’es tellement grosse que quand tu parles d’hommes, j’ai envie de vomir. Ahaha. » à un debu-geinin でぶ芸人 (mot à mot « comédien gros »). Les pièces de théâtre de boulevard Shinkigeki de la compagnie Yoshimoto (qui engendre bon nombre d’humouristes dont Downtown), structurent une partie des sketchs sur le look de ses différents protagonistes. Untel a un nez aquilin donc on va prendre trois minutes pour placer des blagues tournant autour du Shinkansen. Untel est chauve donc on va user de jeux de mots basés sur « cheveux » ou « poils » etc. Si sur les planches de théâtre, l’effet comique est garanti, il est regrettable de constater qu’il a envahi les autres sphères du monde du spectacle et la Société elle-même. Les personnes de forte corpulence, à l’exception des lutteurs de sumo, sont charriées à longueur d’émission et le prennent en apparence bien. Les gros sont donc rigolos et on peut a priori tout leur dire.

Une Française pas franchement énorme mais pas filiforme pour autant, avec laquelle je passais ma première année au Japon en fit les frais en plein cours de japonais. Notre professeur, une femme d’une bonne quarantaine d’année, s’était déjà illustrée pour son manque de délicatesse dans des cours précédents. Nous étudions ce jour-là la forme potentielle (je peux jouer au tennis, je peux courir vite etc.). Il y avait plusieurs dessins d’activités. La prof nous apprit le vocabulaire nécessaire à la réalisation des phrases et s’arrêta sur le mot « monocycle ». Elle nous demanda si nous savions en faire, puis se tourna vers la Française et lui dit avec un aplomb incroyable : « Toi, je suppose que non, tu ne tiendrais pas en équilibre comme tu es trop grosse ! Ahahaha ! ». Tous se regardèrent ébahis mais notre enseignante continua sa leçon comme si de rien n’était.


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Une catégorie de personnes traditionnellement sujette aux critiques dans d’autres pays ne sert par contre jamais de cible : les homosexuels (Ils demeurent d’ailleurs très présents à la télévision) ce qui surprend dans un pays où l’extrême droite est puissante.

Pour une raison qui m’échappe vraiment, on ne dira rien à propos de la dentition catastrophique de certaines célébrités. Certaines sont connues pour avoir les dents qui ressortent mais jamais on ne reprochera à quelqu’un d’avoir des dents jaunes (ou marrons), qui se chevauchent ou de puer du bec. De même, les tenues débiles de certaines jeunes filles ou les panoplies pétassiennes ne provoquent que trop rarement l’émotion...

En tant qu’étranger, il semblerait que toutes mes caractéristiques corporelles intéressent au plus haut point mes interlocuteurs. Que ce soit devant des enfants ou des adultes, j’ai toujours l’impression de passer une visite médicale lors du premier contact : on va inspecter ma taille, la longueur de mon nez, la couleur de mes yeux, mon système pileux etc. dans les moindres détails en n’hésitant pas parfois à me poser directement la question.

par Ludo publié dans : Ougl
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Mercredi 25 juin 2008

Lorsqu’un Japonais vous demande une faveur, il ne le fait en général pas directement. Il va d’abord énoncer son problème, lancer une annonce indirecte et patienter.

Il y a 13 ans, lors de mes tous premiers mois dans ce pays, mon camarade américain Paul me passa un coup de fil pour m’annoncer que quelqu’un recherchait des étrangers pour jouer les Pères Noël devant de petits enfants. Ce n’était pas tout près (deux heures de train à partir d’Osaka), il n’y avait aucune information sur la marche à suivre une fois arrivé mais c’était plutôt bien payé (7000 yens pour quelques heures). Paul m’avoua qu’il avait refusé, ou plutôt qu’il n’avait pas, selon ses termes « cédé au silence ». Il m’expliqua plus en détails et je pus vérifier ses dires par la suite. Le téléphone sonna de nouveau vingt minutes plus tard : c’était la personne chargée de recruter des Pères Noël.

Première phase : elle m’énonça le problème.

« Oui j’ai eu votre numéro par X. Nous animons une petite fête de Noël pour des enfants de cinq ans. »

Deuxième phase : elle effectua indirectement son annonce.

« Nous avons besoin d’étranger pour jouer le rôle de Père Noël ».

Troisième phase : elle patiente.

« ... »

C’est ce qu’on appelle la tactique du silence. Vous avez toutes les variables en tête et on vous soumet à un silence pressant. Face à ce supplice, accepter semble la meilleure solution. Si vous refusez, on risque fort de vous reformuler la deuxième phase et de répéter la troisième en vous faisant culpabiliser plus encore.

Pour la petite histoire, je décidai d’accepter. Au final, il n’y avait qu’un costume que je ne pus revêtir et nous étions quatre. La fête ne dura que deux heures. Six heures pour pas grand chose si ce n’est une rétribution honnête.


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En milieu scolaire, les enseignants titulaires usent et abusent de cette tactique pour obtenir d’un prof non titulaire un service qu’ils ne sont pas censés rendre.

Lui : « Le mois prochain, on organise une représentation théâtrale à l’école. »

Moi : « Oui ? »

Lui : « Vous faîtes quoi ce jour-là ? »

Moi : « Ben rien, c’est dimanche ».

Lui : « Je vais être occupé en tant que maître de cérémonie, ... ».

Notez bien le grand silence.

Moi : « Bon, vous voulez que je vienne à quelle heure ? ».

Lui : « Ah bon ? Vous pouvez venir ? Ben comme d’habitude à 8h00 alors ».

Le jour J, je me rendais de très mauvaise humeur à cette fichue école. Je me levais donc à 6h00 (affreux un dimanche), passais 1h30 dans les transports et arrivais sur les lieux pour constater qu’il n’y avait personne. Seuls quelques gamins jouaient au baseball dans la cour (elle reste accessible le week-end). Etonnés de me voir, ils me demandèrent ce que je faisais là et j’appris que la représentation avait eu lieu la veille. On m’avait donné la mauvaise date et pire, on ne s’était même pas soucié de mon absence le jour d’avant. Pour couronner le tout, je mis 2h30 pour rejoindre mon domicile à cause d’un accident sur la voie ferrée.

Quelques mois plus tard, la même personne revint à la charge.

Lui : « Le mois prochain, on organise la fête des sports ».

Moi : « Oui ? ».

Lui : « Vous faîtes quoi ce jour là ? ». (C’était encore un dimanche)

Moi, ayant ourdi mon plan au préalable : « C’est vraiment dommage mais je suis pris ».

Lui, paniqué : « Toute la journée ? Vous savez, vous pouvez toujours venir avant ou après selon ce qui vous arrange. » suivi d’un grand silence auquel je n’étais pas près de céder.

Moi, très sèchement : « Non désolé, c’est toute la journée ».

Lui, pas près de lâcher le morceau : « C’est bête ça... On a vraiment besoin de quelqu’un pour filmer. » suivi d’un autre grand silence, avant de reprendre « Votre collègue l’année dernière nous avait d’ailleurs prêté main forte ».

Moi, toujours très sec : « Ah ? » suivi d’un grand silence de mon cru dont je savourais chaque seconde. Je précise que mon collègue habitait à vingt minutes de l’école. Quelques minutes plus tard, il se jeta sur une nouvelle cible : une intérimaire qui ne venait qu’une fois par semaine en usant mot pour mot de la même démarche.

 

PS : la photo, déjà publiée ici, date de Noël 2005.

par Ludo publié dans : Ougl
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Mardi 24 juin 2008

Si vous côtoyez des Japonais pour la première fois, ceux-ci ne manqueront pas à de multiples occasions de laisser échapper ce son « hééééééé » (へええええ). Lorsque son intonation monte, il signifie l’étonnement : « C’est pas vrai ! » ou « Hein ?! ». Lorsque, au contraire, le ton reste uniforme, il est synonyme de « aaah », « c’est donc ça », « m’en voilà plus instruit » ou encore « bah rien ». Si vous avez affaire à un groupe, vous serez stupéfait de les entendre s’exclamer « hééééé » exactement en même temps. Cela devient quelque peu angoissant quand le plus naturellement du monde, quarante gamins s’écrient la même chose, parfaitement synchrones.

A la télévision, on utilise depuis quelques années et souvent au détriment de la boite à rire un dispositif qui balance une salve de « hééééééé » (uniforme ou montant) au moment opportun. Les voix produites par cette boite à « hééééééé » proviennent toutes de femmes, voire de jeunes filles. Une lycéenne qui s’égosille avec un « hééééééé » surjoué, équivalent à un « Délire ! J’le crois pas » possède un impact certain.

Voici dans les faits comment cela fonctionne. Prenons l’exemple d’une émission pour beaufs : « The Best House 1-2-3 » qui passe le mercredi en début de soirée. Mauvaise remplaçante de l’excellente et cultissime Source de Trivia, elle en reprend dans les grandes lignes les principes mais sans jamais susciter un quelconque intérêt ou vous dérider. Elle accueille différentes célébrités qui vont présenter à tour de rôle un classement : les trois ponts les plus étonnants du Japon, les trois sauvetages d’animaux les plus périlleux, les trois plastiques made in Japan les plus en avance sur leur temps etc. Toutes les séquences ont été vues et revues que ce soit sur d’autres chaînes, dans la Source de Trivia ou sur Internet et l’un des classements met toujours en valeur l’industrie nipponne (de la promotion à peine camouflée).

Histoire de rendre le tout un peu plus animé, chaque composante du classement va débuter par une salve de héééé. Le timing est parfait mais avec l’habitude on n’éprouve aucune difficulté à l’anticiper :

«  Numéro 3. Fabriqué par l’entreprise Truc, le Superschmoll ressemble à un revêtement plastique normal. Soumis à un courant électrique, il se comporte alors ainsi. Héééééééé ! Il possède alors de multiples applications ingénieuses... Héééééé ! ou d’autres un peu plus anecdotiques... Ahahahaha... A l’avenir, il risque bien de faire partie de tous les foyers... Héééééé » . Voilà, le sujet est inintéressant au possible, on s’en fout royalement et on ne comprend pas l’entêtement de l’émission à vouloir tout réduire en tops mais il faut bien meubler et égayer le tout. Un programme populaire qui n’a pas aujourd’hui sa boite à héééé, une incrustation dans un coin de l’écran de la réaction de l’une des célébrités présentes sur le plateau, des sous-titres dynamiques (bien que je les apprécie beaucoup) et un rythme basé sur des cycles de dix minutes pour coïncider avec les pubs, est voué à l’échec.

par Ludo publié dans : Ougl
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Mardi 13 mai 2008

Pour ceux à qui elle n'évoque pas des combats sanglants dans une chanson d'Indochine, Okinawa évoque immanquablement des étendues de sable blond infini, sous des cocotiers riants, et un ciel moutonneux. Pour la carte postale, il faut bien reconnaître que la plage, la chaleur, le soleil, et le sable, si particulier sur ces îles,  sont bien là. Mais il me reste de cette expérience comme un léger sentiment...comment dire...d'inaccessibilité et de frustration.

La plage au Japon, et singulièrement à Okinawa, est un peu à l'image du reste des activités :

- Ce qui est prévu est ultra-prévu et organisé.

- Ce qui n'est pas prévu est, strictement interdit. Contrairement à la France, la notion de "A vos risques et périls mais c'est vous qui voyez" n'existe pas.

En clair, par défaut, une plage n'est bonne pour la baignade qu'à partir du moment où elle est déclarée en tant que telle. Jusqu'à preuve du contraire, elle est réputée imbaignable. Et tout est fait pour vous décourager de vous y baigner, y compris vous faire cauchemarder avec la perspective des pires menaces (méduses, cônes mortels, poissons-pierre, requins tigres ou bien le Migou).Tout cela, pour un Français raisonnablement resquilleur, ne serait pas grand chose. Malheureusement, cela l'est pour moi: pour le meilleur et pour le pire, je suis très sensible aux panneaux "Interdit", et ce depuis ma petite enfance. Comme en plus, il n'y a, au Japon d'une manière générale, guère d'émulation pour la truande, l'ambiance n'y est pas souvent à la transgression.

Summum de l'absurde, nous avons une fois marché 20 minutes le long d'un littoral désert (pas très sableux, certes), pour aller nous baigner sur une bande de 100 m de plage surveillée devant un hôtel. Et gare à celui qui allait se baigner 2 mètres au delà des bornes: les monos surveillaient. Là où je ne sais pas trop si cette frustration est justifiée ou non c'est que je ne sais toujours pas dans quelles mesure ces interdictions étaient partiellement, totalement ou bien pas du tout justifiées par la dangerosité de la faune.


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Bien sûr, sur une plage, nous avons une fois assisté à ce qui semblait être un accident de baignade (méduse? hydrocution?) qui s'était passé en dehors des bornes. Mais cela n'aurait-il pas pu aussi bien survenir sur la plage surveillée? Une autre fois, lors d'une séance de palme-masque-tuba (snorkeling, pour les anglophiles), avec Ludo, nous avons vu entre deux eaux un serpent de mer, décrit dans les prospectus locaux comme très dangereux. Mais en France aussi, on peut très bien rencontrer une vipère à la campagne, sans qu'on se fasse forcément piquer si on est un tant soit peu prudent.

Avec le recul, je pense surtout qu'Okinawa résulte de la rencontre entre deux notions difficilement compatibles: D'une part, propre à la culture japonaise (que j'aime tant, je précise...) le souhait de maîtriser le plus possible son environnement, afin qu'il présente le moins de risque possible. D'autre part, un environnement tropical naturellement luxuriant, et donc échappant très rapidement à tout contrôle.  Ainsi, tout "risque", même réel, est dans ces conditions exagéré à l'extrême. Et monté en épingle afin décourager quiconque d'aller au devant.

Est-ce aussi parce que la densité d'habitants à Okinawa est énorme? Il parait qu'à Hokkaidô, contrée désertique s'il en est, on peut facilement rencontrer des ours dans la nature. Mais là, même si on continue à se donner la peine de vous avertir charitablement par panneaux, on ne vous empêchera d'aller leur gratouiller la truffe. Dans l'espace, personne ne vous entendra crier...

par Howard publié dans : Ougl
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Mardi 29 avril 2008

C’est officiel : je refuse de regarder un film supplémentaire sur une chaîne japonaise.

J’avais déjà pesté dans le passé sur le traitement infligé à plusieurs longs métrages quand ceux-ci étaient diffusés en retard après qu’un match de baseball ait duré plus longtemps que prévu mais là, c’est devenu systématique.

Prenons l’exemple de La Fenêtre Secrète que nous avons vu en début d’année (revu dans mon cas). Tiré d’une nouvelle de Stephen King, il raconte l’histoire d’un romancier interprété par Johnny Depp qui reçoit un jour la visite d’un homme (John Turturro) possédant un accent du sud qui l’accuse d’avoir plagié une histoire qu’il avait écrite jadis. Selon toute vraissemblance, il raconte n’importe quoi puisque Johnny Depp a certes rédigé la même histoire mot pour mot mais à une date antérieure. Son accusateur persiste pourtant dans ses dires et commence petit à petit à le menacer...


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Après cinq minutes de réclames, le film démarre enfin à 21h05. Je remarque tout de suite que quelques séquences manquent, sentiment renforcé quand on se rend compte des problèmes de raccords dans la musique de fond. Dix minutes plus tard, une première page de pubs. Re-scènes rabottées. Re-pub dix minutes après. Cette fois-ci on annonce le changement de sponsors pour toutes les pubs qui vont suivre sur une sélection d’images marquantes du film dont des séquences qui ne sont pas encore apparues, y compris une scène décisive ou toute l’intrigue est dévoilée ! Et c’est pareil pour toutes les oeuvres cinématographiques : on les massacre, on en coupe les génériques et on se moque éperdument des auteurs et des spectateurs.

Une chaîne pousse encore plus loin le vice lorsqu’il s’agit d’un épisode d’une saga. Voyons cela avec Spiderman 2. Afin que les téléspectateurs crétins ne soient pas perdus, on va leur résumer pendant dix minutes Spiderman 1. Le film proprement dit débutera donc à 21h15 avec plus de coupures encore et des pubs toutes les dix minutes. Ce n’est pas tout : ce genre de diffusion n’est pas anodin puisqu’on en profite toujours pour faire la promotion de l’épisode suivant, Spiderman 3 en l’ocurrence, à la fin prématurée du 2. Tout se terminera bien entendu avant 22h55 par une énième salve de pubs précédant l’émission suivante. Au final, le film n’aura pas duré bien longtemps. Les amateurs de pubs se lassent très vite puisque ce sont les mêmes qui vont passer chaque jour de la semaine à telle ou telle heure. Parfois le même spot peut passer trois fois de suite. Un cauchemar...

par Ludo publié dans : Ougl
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