Après Léa, c’est au tour de Géraldine.
Géraldine, bonjour.
Konnichiwa Ludo-san !
Pourrais-tu te présenter brièvement ?
J’ai 33 ans, j’habite depuis un an et demi dans le quartier de Sakae à Nagoya. Je suis mariée à un homme formidable qui s’appelle David avec qui j’ai deux beaux enfants, Louise 2 ans et demi et Maxime qui vient de fêter son premier anniversaire. Actuellement je suis une shufu 主婦 (femme au foyer) et ça m’occupe à 100 %. Avant de suivre mon mari au Japon, je travaillais dans un laboratoire d’empreintes génétiques spécialisé dans la criminalistique, voilà vous savez tout ou presque !
Raconte-nous de quelle manière tu t’es retrouvée au Japon la première fois, puis à Nagoya.
La première fois que j’ai posé le pied sur le sol nippon, je devais avoir 8 ans. A l’époque je suivais mes parents, mon père avait été envoyé en poste à Tokyo pour 2 ans. Aujourd’hui, je me retrouve à Nagoya dans les mêmes circonstances mais cette fois ci pour y suivre mon mari ! Je ne pensais pas revenir vivre un jour au Japon, quel concours de circonstances …
As-tu remarqué de quelconques différences entre ces deux séjours ?
En 25 ans, pas beaucoup de différence à mes yeux. On retrouve toujours le Japon traditionnel qui côtoie l’ultra modernité ! Par contre il y a beaucoup plus d’occidentaux qu’en 1981, à l’époque on était un peu des bêtes curieuses !
Tu as mis au monde un petit garçon l’année dernière. Quelles sont les différences entre une grossesse au Japon et une grossesse en France ?
En France le suivi de la grossesse est un peu plus médicalisé et les analyses plus nombreuses. Ici c’est moins approfondi, je trouve ça un peu léger ! Par contre pour le séjour à la maternité, on est vraiment aux petits soins pour vous. Il dure environ une semaine alors qu’en France c’est l’usine et on vous met dehors au bout de 3 jours !
Quels sont selon toi les aspects positifs de ce pays ?
Le Japon est un pays où il y fait bon vivre, où l’on s’y sent en sécurité. Les japonais sont en général très aimables et serviables, ce qui n’existe plus en France ! Et puis le pays compte des endroits magnifiques et très pittoresques comme Kamakura, Nikko ou Kyoto.
Et les négatifs ?
Pays de l’ultra consommation, beaucoup de bruit aussi (difficile de faire ses courses dans un endroit calme !). Mais le pire de tout est le gâchis qu’ils font de l’énergie, quand vont-ils se préoccuper de l’environnement ??? Sinon, je trouve la condition sociale de la femme japonaise très dure, j’espère de tout cœur qu’elles auront un jour le courage de faire un « mai 68 » …
Comment et surtout où vois-tu l’avenir pour tes enfants ?
Oh, c’est encore bien loin tout ça ! Mais avant même de parler de leur avenir, on essaye de les ouvrir le plus possible au monde qui les entoure, leur faire découvrir des cultures différentes. Louise et Maxime vont de temps en temps à la crèche japonaise, Louise parle de mieux en mieux japonais et je trouve ça génial ! J’espère qu’après le Japon on ira vivre dans d’autres pays car je trouve ça très enrichissant pour eux. Mais notre terre c’est bien la France !
Quels sont tes loisirs ?
Avec deux enfants en bas âge, les loisirs sont rares ! Mais j’arrive tout de même à trouver un peu de temps pour suivre un cours de couture traditionnelle et m’initier à l’ikebana. J’échange aussi des recettes de cuisine avec mes amies japonaises et nous prenons le temps de partager nos cultures respectives. Sinon ma grande passion : les marchés aux puces. Vous me trouverez tous les 18 et 28 de chaque mois à la brocante d’Osu. Il m’arrive aussi d’aller à Tokyo ou Kyoto pour chiner !
Un message aux lecteurs d’Ougl ?
Venez vite découvrir ce beau pays aux multiples
facettes, moi j’en suis amoureuse et j’espère y rester le plus longtemps possible…
Prochaine entrevue avec mes parents.






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