Jeudi 10 janvier 2008
Voir les épisodes précédents (et voir ici pour les précédentes aventures de Tropical Man).
Bien que je sois allé plusieurs fois au Japon, j'avais toujours, plus ou moins consciemment, soigneusement évité l'été. Pourquoi? C'est bien simple: de l'avis général: au Japon, il est tout simplement insoutenable. Contrairement à ce qu'on pourrait
penser, l'océan qui borde le pays ne rafraîchit en rien l'atmosphère. Par contre, il l'humidifie bien. Du coup, un petit 35°C
qui pourrait simplement être insupportable devient juste mortel.
Ce qui est surtout drôle, c'est l'unanimité avec laquelle tous les résidents s'accordent sur le sujet, qu'ils soient étrangers ou non d'ailleurs. L'été japonais étouffant par exemple, est un grand classique dans les mangas, et je crois (mais il faudrait que le spécialiste confirme) qu'il existe une onomatopée exprime ce sentiment de chaleur...prégnante (NDLudo : mushi-mushi).
Ce qui est surtout drôle, c'est l'unanimité avec laquelle tous les résidents s'accordent sur le sujet, qu'ils soient étrangers ou non d'ailleurs. L'été japonais étouffant par exemple, est un grand classique dans les mangas, et je crois (mais il faudrait que le spécialiste confirme) qu'il existe une onomatopée exprime ce sentiment de chaleur...prégnante (NDLudo : mushi-mushi).
C'est dans cet état d'esprit que j'allai un peu craintif, pour la première fois cette année, passer un été à Nagoya, avant de partir plus au
Sud, à Okinawa donc. Même si je n'adore pas la chaleur, je n'avais pas trop peur d'aller à Okinawa, parce que c'était une chaleur, humide mais modérée que j'avais déjà connue (on ne me surnomme
pas Tropical Man pour rien). En revanche, c'est avec appréhension que je surveillai les températures de la préfecture d'Aichi les jours précédents mon départ, autour du 15 août.
Je n'ai pas été déçu : le jour de mon arrivée à Nagoya fut la journée la plus chaude de ces 50 dernières années au Japon. Le record de chaleur du jour fut de surcroît battu à Gifu, à une trentaine de km au nord de Nagoya.
Ainsi, les poncifs que j'avais entendus sur le sujet avant de venir se révélaient véridiques : les chemisettes qui colle à la peau, dès
quelques minutes après le levée du soleil. Des douches froides, agréables mais totalement inefficaces pour ce qui est de rafraîchir. Du seul refuge efficace, à mon
grand dam, puisqu'il heurte mes sentiments écologiques: la climatisation.
Cette chaleur ressemblait en fait beaucoup, en un peu moins forte, à la canicule de 2003 en France. Mais alors que cette canicule était chez
nous exceptionnelle et n'a duré que deux semaines, elle se répète avec constance chaque été au Japon, et peut durer, presque sans interruption, jusqu'à la fin du mois de septembre.
A suivre... Et ici pour les prochaines aventures de
Tropical Man.






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