Ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi on trouvait certaines constructions inadaptées à leur situation géographique ? Qu’il s’agisse de passerelles piétonnes au milieu des champs (comme à Evreux), de portions de routes en trop (comme à Détroit), ou de la colossale pyramide inachevée et déserte à Pyongyang, le mal semble toucher le monde entier. Au Japon, j’ai même l’impression que cela se produit un peu plus souvent qu’ailleurs.
La tour d’Ichinomiya, en banlieue nord de Nagoya, se trouve à plusieurs kilomètres de la ville, en plein milieu de nulle part, ceinturée de rizières. Avec un design audacieux, ce bâtiment vertigineux n’est utilisé que comme point de vue panoramique pour les rares touristes perdus dans la région.
Le 11 décembre dernier, Naoko et moi-même nous y sommes rendus pour admirer les illuminations de Noël quelques semaines après avoir vu celles de la gare de Nagoya. Seul événement de l’année à même de rameuter quelques curieux, les illuminations s’étendent sur deux cent mètres au pied de l’édifice. L’opération remporte à chaque fois un franc succès si bien que des hordes de familles se bousculent pour les voir provoquant beaucoup d’encombrement dans les zones les plus éclairées.
Arrivés un peu après 17h, nous ne nous sommes pas éternisés car nous étions transis de froid. Le temps de traverser la foule dans les deux sens, vingt minutes pour être précis et nous regagnions la voiture en claquant des dents, avec des stalactites de larmes et de nectar nasal sur le visage.






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