Parmi tous les aliments exotiques qui composent la cuisine japonaise, il en demeure un qui sort du lot tellement sa comestibilité pourrait être mise en doute par un Européen moyen : le concombre de mer.
A l’âge de 15 ans, j’eus la chance de pratiquer la plongée à quatre reprises en Corse et de voir à l’état naturel ce que l’œil profane pourrait prendre pour de vulgaires étrons à haute teneur en bronze puisque ceux-ci vivent sur les fonds marins. On a beau savoir qu’il s’agit d’un animal et non d’excrément, on refuse toujours de toucher la chose. Je fus donc très surpris d’en avoir pour la première fois dans mon assiette avec une sauce aux prunes salées il y a quatre ans.
Le namako 海鼠, comme on le nomme ici, se consomme en tranche (ou ce qui y ressemble) et sa consistance sous la dent demeure gélatineuse au départ puis légèrement dure par la suite. Imaginez du cartilage entouré de blanc d’œuf.
Naoko le prépara ce jour-là avec de la sauce de soja. Simple, curieux, pas désagréable sans pour autant déclencher des torrents de salive à sa simple évocation, le concombre de mer prouve que dans la mer, tout est bon.






Commentaires