Le 11 décembre dernier, Naoko et moi-même fûmes invités par ses parents au restaurant, une semaine avant notre séjour en France.
Bien que l’envie de dévoiler nos projets se faisait pesamment sentir, nous restions muets comme des carpes.
L’endroit fort bien décoré et spécialisé dans les sushi, faisait d’ailleurs figurer dans son menu de la carpe, qui, de toute façon, découpée de la sorte ne pouvait émettre grand bruit.
Aussitôt la commande passée, je vis atterrir sur mon petit présentoir en bois (voir photo ci-dessous) des œufs de saumon (ikura イクラ) au goût légèrement sucré, du calmar (ika 烏賊) tendre et du thon (maguro 鮪) fondant sous le palais. Après cette mise en bouche, je décidais de reprendre du thon et choisis un bigorneau dans l’aquarium plus par politesse envers mes hôtes que par vrai désir. J’ai toujours eu du mal à avaler ces énormes gastéropodes en les extirpant de leur coquille sans penser à l’expression « tirer les vers du nez ».
Accompagnés de têtes de langoustines (!), il offrait une saveur plus corsée que ses cousins de l’Atlantique, et je mis plusieurs minutes à le mâcher.
Cette épreuve de force terminée, je remerciai le ciel d’avoir survécu et remarquai les belles lampes suspendues.
Je me jetais ensuite sur de la crevette (ebi 海老), du saumon (saké 鮭) et de la méduse (kuragé 水母). Succulent. C’est décidé : en 2006, nous mangerons plus de sushi !
PS : désolé pour le titre, mais c’est à peu près tout ce que j’ai pu trouver après 30 minutes de réflexion.






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