Repéré sur une trousse de l’une de mes élèves, le flançais de la semaine constitue ce que l’on appelle « une belle pièce ».
Intéressons nous d’abord au dessin. A proximité d’une maisonnette, on y aperçoit dans le fond un rat volant qui, pour une raison inconnue est revêtu du plumage d’un canari. En premier plan semblent courir deux biquettes souriantes au regard malsain. Ces deux caprins sadiques n’ont que faire de leur collier ni des inscriptions saugrenues figurant au-dessus.
« Ciel parsemé d’étoiles » : Pas de problème, le ciel est là. On ne sait même pas où il s’arrête, mais où diable les étoiles sont-elles cachées ?
« Eau de Mer » : Je vois. Le bleu du ciel et de la mer ne font qu’un. Un ciel étoilé penche plutôt vers le noir que le bleu mais passons… Ce qui m’intéresse c’est la raison pour laquelle la première lettre de « Mer » est une majuscule. Si c’est un titre, c’est bien mais alors la phrase d’accroche avec les étoiles a vraiment été mal choisie.
« Ciel bleu plus bleu que bleu » : cela en fait des bleus. Aïe ! Donc un ciel bleu, en soit, c’est déjà pas mal bleu. Un ciel bleu plus bleu, l’est donc plus mais l’auteur a cru bon d’en remettre une couche au cas où on n’aurait pas compris. Il y a donc un « bleu de trop ». Dommage parce qu’avec un « ciel bleu, plus noir que bleu », on aurait presque vu les étoiles.
« Un nuage blanc involontairement » : On continue de nous cacher des trucs. Après les étoiles, le nuage ! A moins que le nuage ait été « involontairement » oublié ? Ou alors voulait-on dire « un nuage blanc inattendu » ?
« Le bleu du ciel commence à pendre mon esprit » : C’est sur qu’avec des nuages blancs involontairement, des étoiles qui n’existent pas et tout ce bleu (quatre fois en trois ligne), l’esprit veuille en finir une bonne fois pour toute et se pendre. « Le bleu du ciel commence à prendre mon esprit » serait plus indiqué bien que le verbe « prendre » s’avère assez faible et nettement moins poilant que « pendre ».







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