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Jeudi 5 janvier 2006

A l’heure de la parution de cet article, nous survolons probablement la Sibérie (alors que nous rejoignons celle-là) lors de notre retour au Japon.

Mes différents trajets en avion ont tous constitué des expériences inoubliables, mais pas forcément dans le bon sens du terme.

Au palmarès des pires passagers, je classe les Coréens en tête. Connus pour leur côté « brute » à l’étranger et leur xénophobie très poussée sur leurs terres, les habitants du Pays du Matin Calme demeurent à mon sens les pires touristes au monde. Les quatre différents avions empruntés pour me rendre au Japon par Korean Air se sont tous soldés par les mêmes constatations. Ils parlent tout le temps, ne dorment jamais et surtout agissent comme si vous n’existiez pas. C’est un peu l’esprit « ossan » mais sur toutes les tranches d’âge.

Alors que je dormais dans le siège qui donne sur l’allée, une dame vint s’accouder sur le fauteuil pour discuter avec ma voisine comme si les deux se trouvaient chacune au sommet de collines distantes de 500m, sans s’excuser une seule fois du dérangement ni m’adresser un seul regard. Cela dura trente minutes comme ça.

Autre exemple : alors que je lisais, assis dans le siège qui donne sur l’allée, mon voisin décida d’aller aux toilettes. Au lieu de me demander de me tasser un peu ou de me lever pour lui faciliter le passage, l’animal me bouscula et m’enjamba de telle façon que son postérieur se retrouvait sur mon visage. Le retour se produisit de la même manière et ce manège horripilant fut multiplié ad nauseam, car évidemment, l’homme n’était pas le seul dans la rangée à vouloir vider sa vessie.

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Le personnel de cette compagnie aérienne n’obéissait heureusement pas aux mêmes règles. On ne peut pas en dire autant de Continental Airlines à laquelle je fis appel pour me rendre de Detroit à Minneapolis en 1998. Ce fut mon unique expérience de vols internes aux USA, mais alors quelle expérience !

Je devais rejoindre Cleveland dans l’Ohio à partir de Detroit dans le Michigan voisin, puis changer d’avion pour arriver à Minneapolis dans le Minnesota. J’avais acquis mes billets par internet et pris soin de confirmer avant le départ. Lorsque j’arrivais au comptoir de la société à l’aéroport de Detroit, on me fit savoir que l’avion avait une heure de retard mais que toutes les mesures seraient prises pour que je trouve une correspondance à Cleveland. Arrivé dans cette ville, le personnel complètement débordé tentait de trouver des vols pour chacun et faisait ainsi patienter près de deux cent personnes. Cinquante minutes plus tard, on m’orienta vers un vol qui me fit arriver bien plus tard que prévu puisque j’avais accumulé en tout cinq heures de retard. Je me dis ce jour là que ce genre de choses arrivait et qu’il ne fallait pas tirer de conclusions hâtives sur le professionnalisme américain. Seulement voilà, le trajet du retour fut du même cru ou presque. Retard au départ, pas d’avion à Cleveland (!) pour finir dans un coucou à hélices d’une capacité de 20 personnes !

Je n’ai jamais eu à me plaindre du personnel de bord. Je pardonne la fois où une hôtesse pressée renversa la totalité d’un verre de coca-cola sur mes jambes. J’apprécie aussi beaucoup quand les pilotes font preuve de tact pour faire part aux passagers d’un problème même si tout le monde trouve les explications louches, comme au départ d’Ajaccio en 1990 où on nous demanda de descendre de l’avion « pour cause d’allumage différé des réacteurs ». En fait des douaniers avaient réalisé une fouille de la soute à bagages à la dernière minute avec bergers allemands et détecteurs de métaux à cause d’une alerte à la bombe.

Ces épisodes restent malgré tout de bons souvenirs et ne pourraient en aucun cas me faire préférer le train. S’il y a une chose que je déplore par-dessus tout, c’est le manque de place.

Ma taille ne me permet pas d’étendre mes jambes puisque mes genoux touchent le siège de devant même après les avoir écartés. Je ne puis non plus m’étendre sur la tablette car mon front se retrouve bloqué sur ce même siège avant, après une inclinaison de 45 degrés. Cette impression d’être restreint dans un carcan demeure un vrai calvaire, surtout au bout de 14 heures de vol. Voilà pourquoi je réclame toujours une place sur l’aile en raison de l’absence de rangées en face.

par Ludo publié dans : Ougl
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