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Mercredi 1 mars 2006

Chaque hiver, je prends toutes les précautions nécessaires pour résister aux vils assauts viraux des autochtones. Croyez moi cela tient tout du combat puisque je vis quotidiennement dans les environnements les plus hostiles en la matière : le métro et l’école.

 

Si certains sujets grippaux font preuve de civilité et de respect d’autrui en portant un masque, nombreux restent ceux qui pourrissent la vie de leur entourage en toussant ou en éternuant sans jamais se couvrir la bouche de leur main. Ce comportement m’exaspère plus que tout. Plusieurs fois par jour, je dois passer par un cérémonial fastidieux dès que je sens que ma voix se rapproche dangereusement de celle d’un mélange de Darth Vader et de Bruce Springsteen. Etant donnée la température qui règne dans les locaux, je porte quatre épaisseurs de vêtements, plus ma veste en cuir en cours, auxquels je rajoute, si cela ne suffit pas, une kairo カイロ(une compresse chauffante que je colle dans le dos). Après chaque classe, j’effectue gargarismes et lavages des mains. Quand je sens qu’un greffier s’est emparé de mon larynx, j’utilise des bonbons pour la gorge dont le nom se termine par « icks », apparus en fin d’année dernière au Japon, les seuls à se montrer réellement efficaces.

 

 
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Contrairement à beaucoup de Japonais, je me mouche. Vous n’avez pas idée du nombre de renifleurs que l’on peut entendre en une journée. Dans les transports en commun, des spécialistes n’éprouvent aucune gène à faire remonter leur liquide nasal toutes les trois secondes, comme si un sadique empêchait la dernière goutte de tomber d’un robinet en le fermant légèrement pour le rouvrir ensuite. Sur mon lieu de travail une dizaine de tuberculeux en puissance vous gratifient d’une douche salivaire de leurs glaires les plus profondes, quand ce ne sont pas vos paroles qui sont ponctués de « snifs » provenant des quatre coins de la classe. Malgré tout le mal que je me donne, il demeure extrêmement difficile d’échapper chaque année à la contagion. Ce fut la grippe l’année dernière attrapée par un sagouin dans le shinkansen et une sinusite il y a deux semaines, sans doute causée par les toux successives de l’infirmière de l’école assise en face de moi. Oui, même ce genre de personne ne pense pas qu’il serait bon de mettre sa main devant sa bouche ou d’utiliser un masque. Ajoutez à cela les barbares qui crachent un peu partout dans la rue (comme en France remarquez).

 

Les Japonais considèrent comme mal poli de se moucher en public et je les soupçonne de ne pas se moucher plus que ça en privé.

 

Si les femmes cachent souvent leur bouche pendant qu’elles mangent, les hommes ne ressentent aucun scrupule à vous dévoiler leur glotte et le bœuf à moitié mâché autour. Il n’est pas rare de voir des grains de riz voler pendant des éclats de rire. On se passerait volontiers du spectacle offert de surcroît par une dentition souvent post-apocalyptique où des aliments à plusieurs stades de décomposition se côtoient entre un chicot noir et une prothèse dont on se demande si la couleur vient du métal ou d’un manque d’hygiène.

 

Rien d’étonnant donc à ce que la dextre reste au repos quand son propriétaire vaporise ses germes ou baille… Cette détestable habitude semble frapper surtout la gente masculine, décidément pleine de charme.

par Ludo publié dans : Ougl
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Mardi 28 février 2006

Après Delphine. c’est au tour de Marie. Pas beaucoup de différences de prononciation en japonais puisque nous obtenons mari. Une fois n’est pas coutume, le nom existe déjà. Examinons néanmoins plusieurs combinaisons de caractères.

 

Exemples de mauvais choix : 魔離(séparation du diable), 馬裏(derrière le cheval), 磨狸(tanuki brossé)

Exemple de bon choix : 真理(vraie logique)

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Ne manquez pas l’autre article du jour !

par Ludo publié dans : Un jori plénom
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Mardi 28 février 2006

La photo numérique a bouleversé ma vie, surtout après l’achat de mon Eos. Je prends désormais des photos sans arrêt et me plait à capturer de l’objectif tout ce que mon œil aura jugé intéressant, pour mon plaisir personnel et aussi pour illustrer les articles d’Ougl. Seulement voilà : à part stocker les clichés d’origine en 3456x2304 pixels sur mon PC pour les visionner de temps en temps, d’en faire des fonds d’écran, ou encore de les réduire en taille et en qualité pour ce site, je n’avais guère d’occasion de les admirer.

Le mois dernier, je me rendis donc à Bic pour investir dans une imprimante : la Canon iP-8600. Capable d’imprimer en 4800x2400 dpi au format A4, avec des bulles d’encre de deux pico litres, elle fonctionne sur une tête d’impression composée de huit cartouches d’encre. Elle se révèle très rapide également : 43 secondes environ pour une impression A4 en haute qualité et sait se faire discrète malgré sa taille.

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Le résultat demeure saisissant de beauté. J’ai donc décidé de placer une partie de mes plus belles photos dans des cadres fixés au mur.

Les seuls bémols : le papier photo A4 professionnel n’est pas donné (3600 yens soit 25.7 euros pour 50 pages) et les cartouches d’encre non plus (1050 yens l’unité, soit 7.5 euros).

On peut néanmoins réaliser 35 impressions en qualité maximale et en A4 avant de changer de cartouches.

L’imprimante se connecte au PC par le port USB ou à votre appareil photo, à condition qu’il soit compatible PictBridge.

Pour 30000 yens (214 euros), je suis plus que satisfait.

 

PS : Ne manquez pas l’autre article du jour.

par Ludo publié dans : Distractions et gadgets
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Lundi 27 février 2006

NB: Cet article aurait dû paraitre au petit matin mais un problème inconnu l'en a empêché.


La France ne constitue peut-être pas un modèle du genre mais il me semble qu’en ce qui concerne les retransmissions de rencontres sportives, elle s’en sorte mieux que le Japon. Pour les Jeux Olympiques de Turin, torino orimpikku トリノオリンピックen Japonais (qui n’ont rien à voir avec tori no orimpikku鳥のオリンピックqui signifie les JO pour oiseaux), si les chaînes câblées et satellites font correctement leur travail, on ne peut pas en dire autant des chaînes hertziennes comme l’a souligné La Rivière aux Canards, et en particulier des comptes-rendus des journaux télévisés. Après avoir diffusé leurs maigres performances, ils se contentent de montrer les scores des athlètes japonais représentés par une photo où ils font la gueule (notez bien que même dans le cas de bons résultats, nous aurions droit aux mêmes clichés puisqu’un visage apparaissant sur une photo officielle ne sourit jamais, des fois que ça le rendrait populaire).

Suivant la chaîne et avec de la chance, on parle du podium en montrant tout au plus les couleurs or, argent et bronze, en bas d’écran, accompagnées non pas du nom des récompensés, mais de leur pays d’origine.

Le plus hypocrite dans l’affaire, c’est l’attitude adoptée dans le cas de l’obtention d’une médaille d’argent ou de bronze comme c’est arrivé à Salt Lake City en 2002. Je m’en souviens comme si c’était hier. Machin termine troisième, tout le monde est content, on filme ses proches en liesse au Japon qui ont suivi l’exploit en direct et on a même droit à un petit récapitulatif du parcours du champion. Et c’est tout. Pas un mot sur le deuxième ni le premier. On apprend quand même que Bidule, autre sportif nippon qui n’a pas eu autant de chance dans la même épreuve, termine 27ème et qu’il a promis qu’il ferait tout pour gagner une médaille lors des prochains Jeux. Les non-Japonais n’existent pas. Les JO n’appartiennent qu’à une seule nation comme chacun le sait. C’est du moins ce que l’on tente de nous faire croire. Cette année plus que toutes les autres, ce sentiment de nationalisme (chauvinisme reste un terme trop faible) semble avoir atteint son comble. Si les Japonais n’ont toujours pas de médaille, c’est la faute des Italiens, comme le décrit Pchan.

Si seulement cela ne concernait que les JO... Le K1, sport de combat très populaire sur l’archipel, regroupe différentes nationalités. Quand les matchs sont retransmis en direct, le téléspectateur peut savourer à loisir la totalité du tournoi. Malheureusement, cela se passe beaucoup en différé. Si l’un des deux combattants n’est pas japonais, vous aurez droit à un patchwork bancal en accéléré de quelques scènes mal choisies (les moments les plus faibles du match) ou pire, vous n’aurez que le nom du vainqueur. Tant qu’il existe une possibilité pour qu’untel soit l’opposant d’un japonais dans le tour suivant, tout va bien, autrement c’est un suppo et au lit.

Après une couverture parfaite de la dernière Coupe du Monde, puisqu’elle se déroulait au Japon et en Corée, j’ai bien peur que la prochaine Coupe subisse un tout autre traitement.

Les seuls sportifs étrangers (en omettant les lutteurs de sumo) à bénéficier d’une bonne couverture se comptent sur les doigts de la main d’un boucher distrait : le footballeur anglais Beckham (parce que les jeunes filles le trouvent beau), la joueuse de tennis russe Sharapova (parce que les hommes la trouvent mignonne) et c’est à peu près tout.

Personne ne connaît Amélie Mauresmo (pas de bras, pas de chocolat pas mignonne, pas à la télé). Tout est affaire de mode, vous l’aurez compris.

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Je lance donc un appel mondial à tous les athlètes non-japonais. Afin de susciter l’intérêt de la presse nipponne, il est impératif que vous vous commettiez dans des spots publicitaires japonais sans aucun rapport avec votre discipline, que vous surveilliez votre tenue vestimentaire et que vous changiez tous les quatre matins de coiffure. Visitez le pays deux fois par an et participez à des émissions de télévision destinées aux femmes de plus de 50 ans et aux lycéennes (vers midi pour les premières, vers 22h pour les secondes). Si cela ne suffit pas, adoptez un animal mignon (petit chien, koala, pingouin, panda, lapinou) et donnez lui un prénom nippon. Admettez que vous adorez la nourriture locale en usant d’un japonais chargé d’un fort accent étranger. Après quelques années, et si tout le monde s’y met, on devrait parvenir au but. Tout cela, pour le sport !

 

PS : N’oubliez pas l’autre article du jour.

par Ludo publié dans : Ougl
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Lundi 27 février 2006

Après Mélissa, voici Delphine.

Transformons ce prénom pour l’adapter au japonais et nous obtenons deruhinu

 

Exemples de mauvais choix : 頽路屁努(qui s’efforce de péter sur le chemin effondré), 弟聾悲奴(triste esclave de la surdité de son petit-frère)

Exemple de bon choix : 出流火怒(la fureur du feu qui jaillit tel un torrent). Plutôt pas mal celui-là non ?

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par Ludo publié dans : Un jori plénom
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