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Jeudi 1 mars 2007

Enseigner en primaire peut vous donner des envies fréquentes de vous remplir les conduits auditifs de tout ce qui vous tombe sous la main, pourvu que vous puissiez apprécier quelques décibels en moins.

Voici à quoi ressemble quelques secondes d’activités dans l’une de mes pires classes (des troisièmes). Je leur ai demandé de travailler par han (une équipe de 6 à 7 gamins) sur un jeu de mémorisation en anglais en spécifiant bien de parler doucement pour que tout le monde puisse s’entendre et afin de ne pas gêner les élèves dans les salles voisines…

Heureusement je n’ai pas à endurer un tel vacarme dans chacune de mes classes.

par Ludo publié dans : Ambiances
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Mercredi 28 février 2007

Voir les épisodes précédents.

 

直子24hー午後

 

13:20

午後の授業が始まる。生徒も眠そうだけど、もちろん私も眠いぃ(-.-)zzZ

 

15:10

午後の授業終わり。この後、帰りの会と掃除の時間。私の係りの場所は、トイレ。

 

15:30

諸仕事。大体、教材(プリントとか)を作ったり、予習をしたり。たまに生徒が勉強を聞きにくる。

 

16:00

会議か部活へ。ちなみに部活は美術部。おしゃべりしながら、実際に自分も絵を書いたり。会議は週に2回ぐらい。会議はどうでも良いことをいちいち話し合う。寝てる先生もたくさんいる(-.-)。もっと効率よくやればいいのにな。

 

17:15

退勤~私はなるべくこの時間に帰るようにしているけど、この時間に帰る先生方は、ほとんどいない。みんな大体6時~7時半くらいまで残っているらしい。何をやっているのかもナゾ。残業手当ても出ないのに。授業以外の仕事って、本当にめんどくさいことばっかりで、もっと効率を考えてやったらいいのにと思う。515分の退勤時間なのに、ほとんどの部活が6時までだし。日本の学校って、おかしいことばかり(?_?)

 

つづく

 

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13h20

Les cours de l’après-midi débutent. Les élèves sont endormis et moi aussi (-.-)zzZ.

 

15h10

Les cours se terminent. La réunion de départ de l’école et le ménage vont commencer. Moi, je suis chargé des toilettes.

 

15h30

Travaux divers. Je prépare en général mes photocopies et revois mes cours… De temps en temps, des élèves viennent me demander conseil.

 

16h00

C’est généralement l’heure du meeting ou des activités de club. Je suis responsable du club d’art (NDLudo : je vous rappelle que Naoko enseigne l’anglais). Nous y discutons et je me mets aussi à la tâche en dessinant. Les meetings ont lieu deux fois par semaine. On y parle en détails de choses sans importance. Beaucoup de mes collègues en profitent pour dormir (-.-). On pourrait pourtant éviter cette perte de temps.

 

17h15

C’est l’heure de rentrer . Je m’efforce de rentrer à cette heure-là mais rares sont les profs qui font de même. Ils restent souvent jusqu’à 6 ou 7h30. Je me demande vraiment ce qu’ils font pendant ce temps. Les heures supplémentaires ne sont même pas payées… Le boulot en dehors des heures de cours est vraiment fastidieux et il serait bon à mon sens de réfléchir à une manière de le rendre plus efficace. Je suis censée m’arrêter à 5h15 mais avec les activités de club, je suis contrainte de parfois rester jusqu’à 6h (NDLudo : Cette hypocrisie de la part des écoles et des entreprises demeure fréquente. On vous fait culpabiliser si vous n’aidez pas bénévolement en dehors de vos heures de travail bien que cela ne fasse pas partie de votre contrat. On pourrait pourtant gérer de manière plus intelligente les emplois du temps pour que tout le monde s’y retrouve mais ce serait faire passer votre vie privée avant votre vie professionnelle, chose inconcevable). Les écoles japonaises sont vraiment bizarres (?_?).

 

A suivre

par Naoko publié dans : Ecoles
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Mardi 27 février 2007

Aujourd’hui je considère le ski comme un pur plaisir mais il n’en fut pas toujours ainsi.

Très tôt, lors de vacances à la neige avec ma famille, on enferma mes pieds dans des bottes surdimensionnées et incroyablement lourdes que l’on fixa sur de longues planches en métal plus lourdes encore appelées « skis ». Pour occuper mes mains, on me remit de longues tiges pointues appelées « bâtons ». J’avais déjà vu mes sœurs et mon père utiliser ce moyen de locomotion avec une facilité déconcertante. Cela ne devait pas être bien dur à maîtriser. Au premier pas, je me rendis compte que si mon corps s’était déplacé vers l’avant, le reste était resté sur place et alors que je m’écrasais lamentablement sur le sol, je pris conscience du fait que cela n’allait pas être de la tarte. Des matinées durant, je tentais de dompter cette armure inconfortable en m’efforçant de garder l’équilibre. Pour trois secondes de glissage, je passais 15 minutes à me remettre debout. Non seulement l’attirail faisait un poids considérable mais aussi je m’arrangeais toujours pour me retrouver avec les spatules et les bâtons mélangés dans une sorte de mikado géant. Une fois sur dix, on me remettait sur pied.

Les autres élèves de l’école de ski semblaient se débrouiller bien mieux. Remarquez que je n’emploie pas le terme « camarades » puisque, étant toujours loin derrière et qui plus est concentré à me sortir du soixante-quatorzième casse-tête chinois de l’heure, je n’avais guère le temps de me faire des potes. Puis arriva le grand jour tant redouté du passage de l’épreuve du Flocon. Le troupeau de skieurs en herbe dont je faisais partie devait gravir une pente et la redescendre en temps limité. Aïe. Evidemment, à cause du manque absolu d’instructions reçues de la part des professeurs qui ne s’étaient jamais souciés de mon sort pendant les leçons, le bamby aux pattes enchaînées que j’étais n’avait fait aucun progrès. La chute fut inévitable et je perdis un temps monstre à me relever. Je maudis l’inventeur du ski de larmes de rage et manquai le Flocon.

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Deux années plus tard, je fus envoyé pour la première fois en colonie de vacances en Suisse. J’avais fait des progrès certains et pouvais braver la montagne même si je n’avais pas encore maîtrisé la science du relevage après une chute. Le premier jour après le déjeuner, la navette de la colo nous emmena sur les pistes. Les consignes demeuraient simples : nous devions skier en groupe, ne prendrions qu’un tire-fesses et la même piste, et devions terminer à 17 heures. Le tire-fesses... De toutes les remontées mécaniques, c’est celle que je redoutais le plus. Il fallait non seulement bien s’agripper à la perche au départ tout en évitant que le mouvement brusque ne vous aplatisse les cerises, tenter de garder les skis dans les couloirs de glace tracés par les autres, mais aussi lâcher le tout à l’arrivée selon un timing diabolique tout en effectuant un léger virage pour éviter le mur de neige. La première ascension s’effectua sans heurt, bien que la route déjà tracée prenait des allures étranges à un endroit si bien que je m’étais retrouvé en équilibre sur un pied. Je descendis la pente avec plaisir et remarquai que le tire-fesses se démarquait des autres que j’avais utilisés jusqu’alors par une longueur bien plus importante. Une fois en bas, je repris une perche tout en gardant à l’esprit le passage périlleux. Au fur et à mesure que je montais je constatai que personne ne se trouvait derrière ou devant moi. J’approchai de la zone dangereuse. Elle se situait précisément dans un virage qui bifurquait juste devant quelques buissons situés cinq mètres plus loin. Un pylône judicieusement placé à cet endroit redonnait un coup de fouet au mouvement en l’accélérant. Pourtant préparé au pire, j’avais oublié la tension provoquée sur la perche, tout concentré que j’étais à bien placer mes skis. Je perdis l’équilibre, lâchai tout et dévalai la pente sur quelques mètres avant de m’écraser sur un banc de poudreuse épaisse entre les buissons. Mes jambes étaient croisées, l’une d’elle effectuait une douloureuse torsion au niveau de la cheville droite, l’un de mes bâtons entravait le tout comme un cadenas et je me trouvai sur le ventre. Le poids de la neige m’empêchait de bouger un orteil. Bref toutes les conditions étaient réunies pour que j’en bave pleinement. En rassemblant toute mes forces je ne pus que placer ma cheville dans une position plus confortable et bouger le bâton de dix centimètres vers le bas dans un angle qui bloquait complètement le mouvement de la jambe gauche. A une dizaine de mètres, je pouvais apercevoir des skieurs emprunter tranquillement ce maudit tire-fesses. Après un temps qui sembla durer une éternité où j’avais tenté de me sortir de ce bourbier, j’en conclus, mort de fatigue, que je ne pouvais plus rien faire et qu’il serait judicieux de songer à appeler à l’aide, d’autant qu’il devait bientôt être 17h. Je tombai en larmes. Mes sanglots alertèrent un skieur dont les fesses se faisaient tirées. Il me demanda si ça allait. Crétin comme pas deux, je lui répondis que oui ! Après tout, je m’étais sans doute mal débrouillé et en m’y prenant d’une autre manière, j’allais peut-être m’en sortir ? Dix minutes plus tard, j’étais toujours dans la même position inextricable. Un deuxième skieur me proposa son assistance. Il devait s’agir d’un réflexe conditionné chez moi à cet âge car je répondis une nouvelle fois que ça allait. Une once de logique se mit alors à germer dans mon cerveau : à la prochaine personne qui offrirait son concours, j’accepterai !

Une skieuse blonde et très jolie vint ainsi à mon secours. Cette Suissesse (elle se présenta comme telle) me releva après avoir déchaussé mes skis et m’accompagna tout doucement jusqu’à la station. Elle se montra d’une gentillesse remarquable et d’une patience non moins impressionnante, surtout après avoir récupéré l’un de mes skis qui avait glissé sur une bonne centaine de mètres comme un missile balistique incontrôlable suite à une de mes chutes. Une fois arrivé à bon port, je la remerciai et retrouvai mon groupe. Ils étaient tous là, déjà en train de plier bagages. Il était pile cinq heures. Je n’avais pas encore sympathisé avec eux puisque nous n’étions qu’au premier jour mais j’avais commencé à créer des liens avec certains. Je leur fis part de ma mésaventure mais tout ce que j’eus comme réponse fut un « Ah bon ? » (une sensation de déjà vu). Pire, aucun moniteur ne s’était rendu compte de mon absence et si je n’étais pas revenu à l’heure, la navette serait sans doute repartie sans moi !

par Ludo publié dans : Vieilles anecdotes
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Lundi 26 février 2007

Howard : Le charme des voyages réside moins dans ce que l'on s'attend à y voir, que dans ce que l'on y découvre d'inattendu. Le métro de Nagoya, pour peu surprenant qu'il soit (bon, je le reconnais, il a l'intérêt d'être japonais), présente cependant, au détour d'un couloir, un élément peu banal.

Il s'agit simplement d'un escalator. Mais petit. Très petit. Tellement petit que nous l'appelons désormais le "plus petit escalator du monde", même si ni Ludo ni moi ne sommes allés vérifier dans le livre des records (c’est un appel...).
On peut à bonne enseigne, vu le temps d'entretien incompressible que doit demander un escalator, se poser la question de l'utilité d'un tel objet, vu le faible avantage qu'il procure par rapport à l'escalier de quatre marches situé à sa droite immédiate.

 

Ludo : Qu’est-ce qui justifie donc la présence d’un escalator aussi ridicule ? Excluons de suite le souci d’aider les personnes à mobilité réduite puisqu'après l’ascension de ces quelques marches, le chemin bifurque à droite sur… un énorme escalier ! Combien de pauvres petits vieux ont dû se faire prendre au piège : « Oh un escalator ! Et mignon qui plus est ! On pense à nous dans cette station ! Plutôt que de prendre l’ascenseur, je vais emprunter cette joyeuse route en escalator… Hm ?   … Arg ! On nous a bien eus ! ».

Pour tous ceux que ça intéresse, le plus petit escalator du monde se trouverait à Fushimi, sortie 6 et 7.

 

par Howard et Ludo publié dans : Ambiances
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Vendredi 23 février 2007

Grand dévoreur des cookies Country Ma’am, je fus pris d’effroi en apprenant le scandale qui ébranla la maison mère Fujiya en décembre dernier. Fujiya produit non seulement des biscuits mais possède aussi sa chaîne de magasins spécialisés dans les gâteaux japonais. Apparemment les conditions sanitaires n’étaient pas respectées. On raconte entre autres que si un aliment tombait par terre, la consigne stipulait que si celui-ci était récupéré dans les trois secondes, cela ne posait pas de problème et on pouvait le réutiliser. Rien d’étonnant dans ces conditions à ce que tous les produits de la marque aient été touchés. Si l’entreprise continue d’exister, il est devenu extrêmement difficile, pour ne pas dire impossible de s’approvisionner en Country Ma’am. Les chaînes de combini suggèrent d’ailleurs au gérant de leurs différentes supérettes de ne pas vendre ou laisser dans leurs rayons des produits Fujiya. Mon beau-père en continue malgré tout le commerce car il existe encore une demande conséquente. Connaissant ma faiblesse pour ces biscuits, il nous a envoyés un carton de cinq boites de douze. Devant cette pluie de cookies, nous n’avons pas hésité à parodier les pétales de rose d’American Beauty.


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Mise à jour : quelques mois plus tard, la société reprennait normalement ses activités et on trouve désormais sans problème les Country Ma'am dans les combini.
par Ludo publié dans : Ougl
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