Le train était peu rempli. Mon collègue Ian, à qui nous devons l’anecdote du jour, était assis en train de lire et avait remarqué à son arrivée une jeune fille qui lui faisait face dans la banquette opposée en train d’écrire quelque chose en anglais et sans doute originaire des Philippines. A une dizaine de mètres à sa droite, un ossan assez gras ne semblait pas pouvoir tenir en place sur son siège, comme si on avait inséré un lézard glacé dans son pantalon. Quelques minutes après le départ du train, notre homme se lève brusquement et attire ainsi les regards de mon collègue et de la jeune fille. Puis, légèrement paniqué, il se met à regarder autour de lui sans vraiment prêter attention à ses deux spectateurs. Que va t’il faire ? Répondre au téléphone ? Se placer en avance devant les portes pour descendre plus rapidement à la prochaine gare ? Non : à la surprise générale, il se met à lâcher une caisse monumentale de plusieurs mégatonnes. La déflagration dure quelques secondes pendant lesquelles Ian jure que le corps du terroriste se dégonflait à vue d’œil. Se sentant plus léger, l’homme se rassied, comme si de rien n’était. Mon collègue et la fille se regardent alors un bref instant, comme pour se confirmer l’un à l’autre qu’il ne s’agissait pas d’une hallucination, puis retournent à leur occupation respective.
NB : Une fois encore les personnes présentes dans l’image n’ont rien à voir avec cette histoire.




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