Que vous fassiez partie des aficionados de jeux vidéo ou non, vous avez sans doute déjà entendu parlé de la saga Final Fantasy, ou bien du film du même nom en image de synthèse (qui fit un bide mondial retentissant il y a cinq ans).
Ce jeu de rôle en est désormais à son douzième épisode (treizième si l’on intègre le non inoubliable Final Fantasy X-2 dont le seul titre constituait un flagrant exemple de soif mercantile).
Un poil moins populaire que l’autre grande saga Dragon Quest (dont l’excellent huitième volet sort en Europe le mois prochain), FF, pour les intimes, n’en draine pas moins une foule considérable.
La sortie d’un seul jeu de ces deux séries sur une console peut changer la face du marché en sa faveur (c’est d’ailleurs grâce à cela que Sony remporta la pole position sur deux générations de machines).
Un FF ou un DQ (Dragon Quest) se vend à au moins deux millions d’exemplaires sur l’archipel (et je ne parle pas des très bons résultats réalisés ailleurs dans le monde).
Jadis, la mise sur le marché d’un tel monument, provoquait des files d’attente interminables, poussant certains à camper depuis la veille devant les magasins. Il y eut de nombreux cas de vols à la tire dans le seul but de rafler un précieux exemplaire et une grande quantité d’absentéisme dans les écoles de gamins déterminés à obtenir leur Graal.
Aujourd’hui, si les queues existent toujours, elles ont nettement diminué, non pas parce que l’intérêt s’est épuisé (au contraire) mais parce que les revendeurs ont eu la bonne idée de mettre en place un système de réservation efficace et aussi parce que depuis la sortie de Final Fantasy VII en 1997, les combini vendent aussi des jeux vidéo. Concrètement, vous vous présentez devant votre vendeur préféré et lui remettez le bon de réservation et vous avez à coup sûr votre jeu, et sans attendre.
Dans le cas de FFXII, les boutiques réclamaient un paiement à 100% en avance alors que la pratique voulait que l’on ne débourse rien ou parfois seulement 1000 yens.
Qu’est-ce qui attire donc la foule dans ce jeu ?
Final Fantasy s’apparente à une franchise dans laquelle vous trouvez toujours des graphismes au top de la technologie, une histoire passionnante et riche en rebondissements, des énigmes intelligentes, des scènes d’action impressionnantes et une durée de vie de plusieurs dizaines d’heure. Un excellent investissement en général même si tous les épisodes ne plaisent pas à tout le monde.
Final Fantasy XII fut de plus reporté plusieurs fois, poussant les fans à le désirer encore plus. Précédent de quelques jours son arrivée, un produit dérivé inattendu fit son apparition : une boisson énergétique présentée dans une petite fiole bleue et baptisée « Potion », comme l’accessoire qui permet de récupérer des points de vie dans le jeu.
Le breuvage absolument infecte aux dires de mes élèves, connaît paradoxalement un succès tel qu’il demeure introuvable. Les combini évoquent des ruptures de stock au niveau de l’usine. Vous n’aurez donc pas le loisir d’en admirer une photo pour le moment.
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