Nul besoin d’être médium pour deviner que cet autocollant provient de la même planche que celui-ci. On y trouve de surcroît une perle inédite : un double pronom personnel.
Un petit clic sur l’image !
Nul besoin d’être médium pour deviner que cet autocollant provient de la même planche que celui-ci. On y trouve de surcroît une perle inédite : un double pronom personnel.
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Véritable aberration de la nature, inégalable grossièreté culinaire, immonde poil bouclé dans la soupe de la création, le nattô 納豆ne devrait même pas avoir le droit de cité dans la gastronomie japonaise… non, dans la gastronomie tout court !
Ces germes de soja fermentés restent, aux dires d’odieux amateurs qui ne reculent devant aucune campagne mensongère, bons pour la santé.
Franchement, pourriez-vous ne pas exprimer votre malaise à la vue d’un fou en train de remuer sa mixture afin d’y faire apparaître des filaments plus répugnants que des filets de morve mélangés à de la guimauve ? Combien de secondes tiendriez-vous après avoir posé vos narines une vingtaine de centimètres au-dessus d’un pot de nattô ? Oseriez-vous placer sur votre langue l’une de ces infectes boules donc la forme évoque un excrément de rat d’égout de la pire espèce ? Survivriez-vous au parfum proche de l’haleine putride d’un phacochère qui aurait mangé pendant des années rillettes et jus d’orange ? Avaleriez-vous un aliment dont vous avez le sentiment qu’il a déjà séjourné dans un estomac mais dont vous ignorez de quel côté il est ressorti ? Non ? La moitié des Japonais et moi-même pensons comme vous. Le nattô divise ainsi la population de l’archipel. En général, les habitants du Kantô, la région de Tokyo (les fous), apprécient alors que ceux du Kansai, la région d’Osaka, Kyôto et Kobe (les censés) détestent.
Mon épouse malgré toutes ses qualités, appartient à la première catégorie. Voilà pourquoi elle se met toujours à l’écart pour se pervertir le palais.
NB : la photo provient d’un repas à l’école. Il arrive en effet, mais seulement une à deux fois par an en raison de la forte proportion d’enfants qui n’aiment pas, que le nattô apparaisse au menu.
Howard : Shibuya, le centre de Tokyo… Peut-être même le centre du monde.
Ludo : Oui… La plus forte concentration de dingues d’extravagances vestimentaires au mètre carré.
PS : Nous partons ce soir pour la patrie du sieur MP (Tokyo la grouillante) pendant trois jours. Je ne serais pas en mesure de publier et donc de répondre aux commentaires mais que cela ne vous empêche pas d’en écrire.
Si à la base le principe demeure identique, à savoir un chanteur, un micro et un écran où sont surlignées en rythme les paroles, le karaoké au Japon diffère de ce que l’on a l’habitude de voir en Europe. La plupart du temps, on ne crève pas de honte devant la totalité des clients de l’établissement mais juste devant quelques personnes. Les karaoké box se composent donc de pièces privées de différentes tailles que vous pouvez louer pour une heure ou plus en compagnie d’amis ou de collègues. Suivant l’endroit, vous devez payer en plus pour vos consommations ou un en-cas. Dix minutes avant la fin du temps imparti, un coup de fil retentit pour vous informer du temps restant et vous demandant si vous désirez continuer.
Le choix des chansons s’effectue après avoir décortiqué de copieux catalogues où figurent tous les genres, y compris de l’enka, des chansons en anglais, en coréen et généralement deux en français : « la Vie en rose » et « les Feuilles mortes ». On entre ensuite le code de la musique choisie au moyen d’une télécommande et on attend son tour. Les machines peuvent ainsi enregistrer une dizaine de commandes. Au-delà de ce seuil, il est nécessaire d’attendre qu’une piste soit terminée.
Les karaokés connaissent leurs habitués. Naoko avait l’habitude d’y aller toutes les semaines pendant ses années au lycée. Les tarifs pratiqués ne font que rarement mal au portefeuille. J’y ai moi-même passé beaucoup de temps et je reste un grand fan de cette distraction.
Mon record reste à coup sûr cette séance mémorable dans le quartier de Shibuya à Tokyo en 2004 qui incriminait entre autres Howard, MP et moi-même. Après avoir bien bu après une izakaya, nous décidâmes de poursuivre par une nijikai 二次回, deuxième partie de soirée, et d’aller donc nous égosiller dans un karaoké. Les prix avaient l’air très attractifs : 1000 yens pour une heure avec boissons à volonté. Nous nous époumonâmes comme des vendeurs à la criée qui se seraient cognés le petit orteil dans un pied de lit pendant, accrochez-vous, cinq heures ! Il était trois heures du matin quand nous décidâmes que nous avions tout chanté. Nous passâmes à la caisse et il apparut que l’opération « boissons à volonté » n’était valable que pour la première heure. Nous payâmes en pleurant 9000 yens par personnes ! Vu l’heure avancée, plus aucun transport n’était disponible. Nous rejoignîmes donc à pied le domicile de MP après deux heures de marche, pour tomber pile au lever du soleil…
Pendant cette année en primaire (qui vient de s’achever), j’eus l’opportunité de découvrir différents plats préparés par la cantine de mes écoles, du bon mais surtout du moins bon, et parfois même du très mauvais.
Voici, rassemblés dans une seule image de grande taille (disponibles après un clic), l’équivalent de plusieurs jours de pitance. Vous remarquerez certaines redites, notamment au niveau du bouillon aux œufs et aux légumes et du riz. Certains plats ne sont pas particulièrement abjects mais leur répétition vous pousse à les haïr. C’est ainsi que je ne peux plus avaler de gomoku gohan 五目御飯, ce riz au gobô 牛蒡, une racine, servi au moins une fois par semaine. Ce dernier, que je déguste toujours froid, se mange lentement, très lentement. Imaginez que vous tentiez de faire passer une grosse boule de pain dans votre œsophage et que vous la sentiez descendre petit à petit vers l’estomac. Très étouffe-chrétien et pas fameux, le gomoku gohan provoque chez moi une baisse instantanée du moral. Si vous trouvez à redire à ces repas, je vous rappelle que ceux auxquels Naoko a eu droit cette année étaient bien pires.
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