Un mois après la Saint Valentin, où la gente féminine nippone offre des chocolats aux mâles, et où justement Naoko m’offrit des choses extrêmement mignonnes afin d’allonger la liste des objets de ce type dans mon appartement, a lieu le White Day.
Les hommes durent donc le 14 mars retourner la politesse. En ce qui me concerne, je ne me livrai à cette tradition qu’hier puisque ma dulcinée était occupée toute la semaine.
Elle m’avait expressément demandé de lui rédiger une lettre car, à l’exception de son père avant notre séjour en France, aucun membre du sexe ballotant (copyright Ougl 2006), ne lui en avait rédigée une.
Mardi dernier, je me mis donc à taper en japonais un brouillon qui relatait les détails de mes sentiments pour ma future femme, et dont la longueur me semblait correcte. Le soir même, j’entrepris d’écrire le texte à la main plutôt qu’avec mes pieds que la récente baisse soudaine des températures due à des tombées de neige avait rendu aussi souple qu’un Robocop dans le plâtre. Et puis j’écris quand même mieux à la main.
Quinze minutes plus tard, je me rendis compte que ma composition remplissait une page entière et qu’une douleur pleine de souvenirs datant de ma période estudiantine me lançait. Je n’avais pas eu mal comme ça dans les doigts de la main droite depuis mes années de fac où je prenais des notes.
J’avais achevé ainsi l’élément principal de l’affaire. Il ne me restait qu’à me munir de plusieurs feuillets de papiers sur lesquels j’inscrivais quelques indications obscures du genre « le prochain se trouve dans l’endroit le plus froid de l’appartement » (il s’agit de la salle de bain et non pas du réfrigérateur). Chaque papier donnait des indices pour trouver le suivant et le dernier désignait le lieu de la lettre et des chocolats.
Pour voir la réaction de Naoko, cliquez sur l’image.
PS : Ne manquez pas l’autre article du jour.







Commentaires