A la mi février, je fis l’acquisition d’une carte prépayée de Microsoft Points, l’unité de monnaie utilisée sur le Xbox Live, le service en ligne de la Xbox 360. Avec ces derniers, vous pouvez acheter des niveaux supplémentaires pour des jeux ou obtenir la version complète d’un jeu sur le Xbox Live Arcade. Séduit par le principe simple mais prenant de la démonstration du jeu de réflexion Bejewelled 2, je décidais donc de franchir le pas en dépensant 800 Microsoft points (7 euros environ).
Les cartes prépayées fonctionnent de la manière suivante : vous grattez l’opercule au dos de la carte et vous entrez dans le menu de la console le code de 15 caractères.
Seulement voilà, ce jour-là, je n’avais pas une seule pièce dans mon porte-monnaie et je pris le seul objet que j’avais sous la main à ce moment là : une paire de ciseaux.
La facilité déconcertante avec laquelle je pus gratter le film protecteur m’étonna et après avoir retiré les petits copeaux ainsi formés, je me rendis compte avec horreur que j’y étais allé trop fort et que les cinq caractères figurant au milieu du code étaient devenus complètement illisibles. Cette carte m’avait coûté près de 4000 yens (pour 3500 points soit 28 euros) et il était hors de question que je retourne en acheter une. Je me mis donc à imaginer plusieurs codes possibles, parmi les cinq chiffres et lettres effacés, on pouvait deviner la partie supérieure de deux d’entre eux et la partie inférieure d’un. Après trente minutes d’essais infructueux, je me résolus à appeler la hotline de la Xbox 360. Une voix enregistrée m’invitait à choisir le bon numéro d’un menu en appuyant sur telle ou telle touche du téléphone et deux minutes plus tard, j’avais quelqu’un en ligne.
Un peu honteux de ma bêtise, je lui faisais part de l’incident. Il prit mes coordonnées et me tint très gentiment ces propos : « Je ne peux rien vous promettre, mais je vais me renseigner et je vous rappelle ». Une demi-heure plus tard, il m’indiquait l’adresse de Microsoft, mon numéro de dossier et me demandait de lui envoyer la carte meurtrie avec le ticket de caisse. La promptitude de sa réponse me stupéfia, d’autant plus qu’ils allaient résoudre mon problème. Une semaine plus tard, la même personne me rappela et me transmit un code.
J’ai eu affaire à plusieurs hotlines en France (Bouygues Telecom, Wanadoo, France Telecom pour ne pas les nommer). Toutes se sont montrées royalement incompétentes, malpolies, sourdes, et fainéantes. Je suis persuadé que dans une telle situation, beaucoup dirait : « désolé, on ne peut rien faire pour vous » pour peu qu’on puisse aboutir à leur standard et aucune ne vous rappellerait ! N’allez pas imaginer qu’un tel professionnalisme est le fruit du hasard puisque les autres holines japonaises auxquelles j’ai eu affaire jusque là se sont toutes montrées formidables (ODN, AU, Yahoo, NTT pour n’en citer que quelques-unes).
Merci une nouvelle fois à Microsoft Japon qui malgré les maigres performances de sa console phare sur l’archipel se démène ! En attendant un bon conseil : si vous nettoyez avec une matière plus dure que l’émail si vous grattez vos cartes prépayées avec autre chose qu’une pièce, voilà ce qu’il risque d’arriver : ça raye. Mais avec Cif aucun risque.






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