Même si beaucoup de Japonais refusent obstinément de se moucher en public, tous utilisent à un moment ou à un autre de leur vie des mouchoirs.
De nombreux publicitaires ont d’ailleurs choisi ce support pour communiquer et il n’est pas rare de se voir offrir à la sortie des gares un petit paquet de mouchoirs en papier (tisshu ティッシュen japonais, provenant de l’anglais tissue) dont l’emballage plastique est imprimé d’un message ou bien renferme un prospectus plié en huit.
Ces tire-jus, du fait de leur faible coût de fabrication, ne sont efficaces qu’à usage unique (une à deux traites si vous me passez l’expression). Au-delà, vous risquez de vous retrouvez avec de la gelée sur les doigts. Evitez aussi de souffler trop fort puisqu’ils se trouent très facilement. En cas de rhume, ignorez les car une utilisation répétée peut vous irriter les narines comme du papier de verre.
A domicile, on privilégie les boites de ces « filet à huîtres » plus résistants et plus grands. Sur mon lieu de travail, seuls quelques enseignants possèdent une réserve de mouchoirs sur leur bureau mais je ne les vois jamais l’utiliser. Se rendent-ils donc aux toilettes en attendant d’être seuls pour pouvoir se livrer à une vidange nasale de peur d’être montré du doigt par une société de renifleurs ? Ou bien attendent-ils de rentrer chez eux pour briser ce tabou ?
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