Il n’existe pas plus déconneur qu’un corbeau de Tokyo. La preuve après le clic.
Il n’existe pas plus déconneur qu’un corbeau de Tokyo. La preuve après le clic.
Les murs de la salle utilisée pour les cours de cuisine sont toujours tapissés d’une flopée de posters aux conseils fort utiles. L’accent est mis sur la concentration : on doit regarder ce que l’on fait. Un petit clic sur l’image !
Admirez l’air béat de la jeune cuisinière imprudente alors que son camarade panique. Je ne crois pas que l’on puisse retranscrire de meilleure manière la distraction dont font preuve les enfants en bas âge.
Howard :
En ces temps d'élection et de sondages, à la question à brûle-pourpoint "Qu'est qui représente pour vous le plus le Japon?", il est probable que 70% des gens répondent spontanément "les sushis". Les 30% restants se répartiraient selon moi, et selon les centres d'intérêt, entre les geishas, le mont Fuji, le Shinkansen, ou bien (à mon grand dam) "Stupeurs et tremblements".
Précisément, une bonne occasion de réunir de manière fugitive deux de ces symboles, est de prendre le Shinkansen par temps clair, entre, disons, Nagoya (n'oublions pas la profession de foi de ce blog) et Tokyo. Nagoya étant au Sud de Tokyo, et les deux donnant sur la côte Pacifique, apparaît donc, sur la gauche du train, un paysage superbe : le mont Fuji, cône parfait, émergeant au loin de sa base brumeuse.
L'effet est un peu gâché lorsque le cinéaste (moi) excité par la beauté du paysage, cherche à tout prix à le filmer à travers plusieurs fenêtres du train, mais se laisse piéger par les limites techniques de son appareil (Canon Ixus modèle V2 de 2002. Il ne peut filmer qu’une quinzaine de secondes de suite. Mais n'insistez pas, je n'en changerai pas). L’intérêt du document, je suis le premier à le reconnaitre, se limite donc à ses quelques premières secondes. Mais c’est quand même drôlement bath, non ?
Ludo :
Signalons aussi la difficulté de prendre ce volcan en photo et à fortiori en vidéo sans se payer des lignes électriques dans tous les sens ou des murs disgracieux dans le champ de vision. D’ailleurs les mauvaises langues diront que cette difficulté se retrouve dès lors que l’on veut immortaliser le moindre paysage ou bâtiment dans ce pays.
Après le « K » de kazoekata, voici le « L » de :
Lettre maudite
La lettre « L » peut se targuer de constituer le cauchemar scriptural du Japonais moyen dès lors que celui-ci se lance dans la rédaction d’un mot en langue occidental. « L » demeure effectivement très souvent remplacé par « R » et vice-versa.
En japonais, les deux restent indissociables. On les retrouve dans les syllabes (retranscrites ici en alphabet) ra, ri, ru, re, ro, rya, ryu et ryo. Leur prononciation s’apparente à celle d’un « R » roulé une fois.
Voici quelques exemples de mots que l’on retrouve régulièrement écorchés (à l’oral comme à l’écrit) car ils s’écrivent de la même manière en katakana.
Lighter : « briquet » que l’on voit écrit righter.
Light/right/write : lumière/exact/écrire pris les uns pour les autres.
Lime/rhyme
Lap/rap/wrap : jambes/rap/emballer
Lover/rubber : amant/argot pour préservatif
Lamb/RAM/rum : agneau/RAM/rhum
Launch/lunch/ranch : lancement/déjeuner/ranch
Fly/fry : voler/frire
List/wrist : liste/poignet
Club/crab : club/crabe
Et puis vous avez toute une kyrielle de mots continuellement mal orthographiés mais qui ne veulent plus rien dire :
Lental pour rental
Victoly pour victory
Vocaburar pour vocabular
Lavatoly pour lavatory
Et ainsi de suite…
Evidemment ce genre d’erreur existe aussi pour les mots français. Le plus bel exemple provient d’une amie, Miyuki pour ne pas la citer. Parfaitement bilingue elle trébucha pourtant sur un mot il y a quelques années. Nous tournions un court-métrage comique et nous avions besoin de plusieurs objets. Une fois que nous étions tous rassemblés, elle s’assura que tout le monde avait bien en main ce qu’il fallait.
- Où sont les fringues ?
Nous nous regardâmes dubitatifs : aucune tenue particulière n’était nécessaire pour la scène.
- Où sont les fringues que j’ai apportés ? surenchérit-elle.
Nous comprîmes alors qu’elle parlait des pistolets factices qu’elle avait apportés : les flingues.
Parmi toutes les attractions touristiques que ce beau pays puisse offrir, il en est une qui marque à jamais les esprits. Oubliez les forêts de
bambou, les sanctuaires dans la montagne, les cerisiers en
fleur, les rivières calmes et les cascades isolées et
admirez ce que l’on pourrait qualifier d’anti-merveille du monde.
PS : Merci une nouvelle fois à Howard pour la vidéo.
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