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Vendredi 7 avril 2006

Avant-propos

直子ですっ(^▽^)3月の風がとても強い日に、無事大学を卒業することができました☆

その日はいろいろな学部の生徒、合わせて約2000人の学生が卒業しました。日本の女の人は卒業式で袴という着物を着ます。色とりどりの袴姿がとても輝いていた、素敵な一日でした♪

4月からは私も社会人になります!!きりりっと気合を入れて、がんばりたいと思いますっっ(`へ´)

 

C’est Naoko (^▽^). Un jour de mars où le vent soufflait très fort, j’ai terminé la fac . Ce jour-là, plusieurs étudiants de différentes spécialités, soit un total de 2000 personnes environ ont participé à la cérémonie. Les filles portent à l’occasion un kimono que l’on appelle hakama. Ce fut une journée superbe où foisonnait une multitude de couleurs différentes provenant de ces habits . A partir d’avril (NDLudo : depuis lundi en fait) je suis salariée !! Je compte rassembler toutes mes forces pour faire de mon mieux (`へ´).

 

Fin de l’avant-propos

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J’accompagnai donc ma fiancée à cette cérémonie de remise des diplômes fin mars dernier. 99% des effectifs se composaient de membres de la gente féminine en hakama et le peu de garçons présent portaient en général un costume cravate (à deux ou trois exceptions près vêtus de hakama).

Cela faisait bien la septième fois de ma vie que je me rendais à un tel événement mais jamais auparavant je n’avais participé à un phénomène de cette envergure. C’est sûr qu’une université s’avère plus impressionnante qu’une école ou qu’un collège.

La totalité des élèves de quatrième année ainsi que quelques parents assis dans le fond remplissait l’immense salle de spectacle.

Après quelques morceaux interprétés par un groupe de jazz formé d’étudiants, le rideau se leva et on put apercevoir d’un côté les professeurs en rang d’oignons, de l’autre quelques responsables parents d’élèves et d’autres personnalité de la scène politique locale, le séant sagement posé sur leur chaise en bois. Au milieu, un pupitre s’apprêtait à accueillir le doyen. Le vieil homme, que Naoko n’avait d’ailleurs jamais vu, invita alors l’audience à se lever alors que son adjoint lui apportait, avec les deux bras tendus exagérément en hauteur, une pile de diplômes, le tout d’un pas digne de la garde du Kremlin. Je vous rassure, l’homme ne tenait qu’une partie des documents destinés aux étudiants représentants chaque faculté, qui furent appelés un à un par la suite.

Vingt minutes plus tard, le doyen nous gratifia d’un discours vibrant de 10 minutes sur ces quatre dernières années à grand renfort d’événements marquants de l’actualité internationale et en insistant sur l’importance de ne pas oublier la pauvreté dans le monde et la dégradation de l’environnement. J’applaudirais volontiers cette volonté de sensibilisation des masses si j’ignorais les frais de scolarité astronomiques réclamés par les universités nippones. Naoko a déboursé un total de 5.4 millions de yens pour quatre ans (38028 euros). Je doute qu’une partie, même infime, de cet argent soit envoyée à des œuvres humanitaires.

Après trois autres prises de parole consécutives de la part de différents responsables, un orchestre symphonique, très performant d’ailleurs, entonna l’hymne de l’établissement. Toutes les structures scolaires du pays possèdent la leur : en général une mélodie simpliste digne de l’avant-guerre et vantant la bonne humeur de ses effectifs jouée au piano. Orchestre oblige, le résultat demeurait supérieur à la moyenne, sans se pâmer d’extase pour autant. Un deuxième morceau, destiné aux jeunes lauréats, fut joué alors que les professeurs situés quelques mètres devant les musiciens étaient contraints de faire ridiculement face aux spectateurs du fait de leur place. J’imagine que certains devaient se sentir mal à l’aise d’être assis en plein milieu de la sorte.

La cérémonie prit fin et les étudiants rejoignirent par groupes leur responsable de filière dans des salles à part pour une remise en mains propres des diplômes. On spécifia aux accompagnateurs dont je faisais partie qu’il était possible soit d’attendre dehors soit de rester assis durant cette période.

Une demi-heure plus tard, une voix indiqua aux personnes qui avaient opté pour le second choix que la salle de représentation allait fermer et qu’il nous fallait donc partir. Je me demande encore pourquoi on ne nous l’a pas dit en premier lieu…

Une heure d’attente plus tard, Naoko me rejoint et je me prêtai à des séances de photo aux côtés de ses amies et d’elle-même.

Je reste toujours mitigé à l’issue d’une telle cérémonie. Je critique toujours le côté trop solennel et chronométré de la chose alors que je me plains de l’absence totale d’une telle considération pour les étudiants dans les universités françaises. Une chose demeure certaine : à force d’y assister tous les ans, je commence à saturer.

par Naoko et Ludo publié dans : Sorties et voyages
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