Je n’ai nulle connaissance des chiffres exacts mais le pays des buveurs de saké comprend beaucoup moins d’animaux de compagnie qu la France. Cette dernière se place par exemple en deuxième position mondiale, après la Belgique, pour le nombre d’aboyeurs par habitant.
Avec une population nettement plus importante, le Japon se situe pourtant loin derrière pour plusieurs raisons. 1- Le manque d’espace, et souvent de jardin, empêche toute partie de « baballe ». 2- Cela revient plus cher de s’occuper d’un animal ici. 3- Promener son saucisson à pattes pose plus de cas de conscience qu’en France, où même si cela reste interdit, beaucoup de personnes sans scrupule font déféquer leur boule de poils n’importe où (chose on ne peut plus rare sur l’archipel). D’ailleurs Paris est reconnue mondialement comme la capitale des excréments canins. 4- Beaucoup de logements interdisent les animaux, en particulier pour préserver les tatamis rarement compatibles avec les chats.
Certains foyers courageux ou inconscients possèdent malgré tout une bête. Les plus populaires demeurent en gros tous les pitis-animaux-mignons-tout-plein. Le côté craquant reste la cause principale, sinon la seule, de tout achat. Ainsi les hamsters, les chiens de petite taille, les chats et les oiseaux ont le plus la cote. Japon oblige, une kyrielle de gadgets est vendue pour le bonheur des plus timbrés : des vêtements comme ce T-shirt taille basset, des chapeaux, des sacs-à-clebs, ou des appareils de haute technologie insolites.
Je suis convaincu que ce type de gâtisme n’est pas exclusif au Japon mais je pense que ce pays est le seul à posséder autant de fanatiques n’ayant pas peur du ridicule. En effet, beaucoup d’enfants trouvent parfaitement normal de décrire Médor quand on leur demande de présenter un membre de leur famille devant la classe.







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