Après être rentré d’une journée tout sauf harassante de travail à mon domicile et vérifié mes messages et les commentaires postés sur Ougl, j’entendis les sons familiers mais devenus rares qui me hantaient quotidiennement de 2002 à 2004. Je jetai alors un coup d’œil par la fenêtre pour m’assurer qu’une de ces raclures de fond de bidet ailées, plus communément appelées pigeons ne s’était pas introduite sur le territoire que je veux garder propre à tout prix :mon balcon. L’année dernière, exaspéré par les roucoulements matinaux et la couche d’un centimètre de fientes produites par ces aberrations grises stupides,j’avais fait poser un filet et fait nettoyer la surface meurtrie. Parfois un rat-volant osait s’introduire dans la zone interdite mais ma vigilance conjuguée au fait que je m’évertue à chaque fois à les faire périr de crise cardiaque avaient réussi à en décourager plus d’un.
Aujourd’hui donc, je jette un coup d’œil sur ce balcon et aperçoit sur le rebord, derrière le filet, un nuisible. Après une poussée d’adrénaline, je le fais fuir en produisant toutes sortes de bruits très effrayants : « pschitt waaaablerk gniii » et remarque la présence de son comparse sur le balcon, devant le filet, caché par le ventilateur de ma climatisation et tentant de trouver son salut en buttant crétinement sur les mailles. Je sors donc pour tenter de chasser l’intrus aussi peu délicatement que possible et c’est là, chers lecteurs, que je suis tombé sur ce spectacle.
J’ai fait sortir le sagouin, qui en a d’ailleurs laissé des plumes, en jurant de combattre la pigeonnerie jusqu’à la fin de mes jours. C’est incroyable quand même. Combien de temps leur a-t-il fallu pour tout repeindre en guano comme ça ? Même pas une journée entière.
J’ai tenté de nettoyer avec mon détergent de salle de bains et une vieille éponge mais il en reste encore. Je les maudis. Je les méprise.






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