Samedi dernier, après un dîner exquis et une bonne nuit de sommeil, nous avons emprunté la ligne Enoden pour nous rendre a Enoshima.
Cette ligne si particulière ne comprend qu’une voie unique. Les trains n’ont qu’un nombre limité de wagons, les usagers restent en grande majorité des touristes, et la voie ferrée, très étroite, n’hésite pas à passer entre deux maisons à plusieurs occasions, tout en traversant des zones résidentielles très chics. Si le tout allait à la vitesse du shinkansen, nous aurions droit pour sûr aux meilleures montagnes russes au monde. Toutefois, vu la concentration de passagers, cela ne ressemble pas à une bonne idée.
Pour se rendre à l’île d’Enoshima à partir de la gâre du même nom, il faut franchir un interminable pont pour piétons au-dessus de la mer (au moins quinze minutes de marche, ce détail aura son importance pour la suite). Les plages accueillent un bon nombre de surfeurs, de jets skis, de pécheurs audacieux et quelques baigneurs timides. Il est curieux de voir autant de monde car le sable gris et le manque de propreté de l’eau font passer le Gange et ses rives pour les sources d’Evian.
Ce sentiment disparaît heureusement vite une fois arrivés à destination.
A suivre...
par Ludo
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Je pars dans quelques heures du côté de la préfecture de Kanagawa à côté de Tokyo, fief de MP, pour rejoindre ma dulcinée à Tsujido, petite bourgade en bord de mer dont je tacherai de vous parler en détails une fois rentré sur Nagoya. Je vais donc passer mon week-end là-bas et ne serai donc pas en mesure de publier de nouveaux articles demain, voire après-demain (tout dépend de l’heure à laquelle je vais rentrer dimanche et de ma forme). Au programme : samedi à Odawara, dimanche à Yokohama.
Voici une photo satellite réalisée à partir de NASA World Wind avec en plein centre Tsujido (Yokohama et la baie de Tokyo étant à droite de l’image) et un cliché de mes billets de Shinkansen.
par Ludo
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Il existe un point commun à toutes les écoles, les administrations, les entreprises privées et les foyers nippons : il y règne un bazar permanent. On trouve heureusement des exceptions mais il n’est pas rare de tomber sur des zones de chaos total. Ma deuxième école n’échappe pas à la règle. Les bureaux de la plupart de mes collègues sont jonchés d’une pile de paperasses diverses. Placées verticalement, elles regroupent les documents les plus utiles tandis que celles posées horizontalement représentent le travail en cours. Le reste, les choses moins utiles, bouche complètement les tiroirs. Souvent il ne reste absolument aucun espace où l’on pourrait apercevoir le dessus du bureau. Les tâches les plus urgentes sont donc effectuées au-dessus d’une pile.
Pourquoi tant d’anarchie dans un pays dont l’image à l’étranger demeure pourtant l’ordre et la discipline ? J’avancerais comme théorie que si un ordre et une discipline relative existent, le manque cruel d’organisation et d’efficacité mine le tout. Tous les établissements scolaires organisent chaque matin une réunion avec tous les enseignants. Quoi qu’il arrive, elle a lieu quotidiennement, même si neuf fois sur dix personne n’a rien à dire et le tout dure dix secondes chrono en main. Une minute avant que cette réunion débute, tout le monde se rue dans la salle des professeurs, de peur sans doute d’avoir affaire à une mauvaise remarque de la direction : « Tanaka ! Vous étiez absent au meeting inutile ce matin. Vous me remplirez le dossier que j’ai mis sur la pile du milieu pour demain. ».

par Ludo
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