Quand nous ne possédons pas l’énergie nécessaire pour confectionner un dîner (oui d’accord, plutôt Naoko que moi-même), nous choisissions jusque là entre le butadon du Yoshinoya pas loin de chez nous ou la commande d’une pizza. Etant pourtant situés en plein centre de Nagoya, aucun prestataire bon marché n’officie dans notre voisinage et nous devons débourser en moyenne plus de 3000 yens pour une pizza.
Las des mêmes formules, nous avons décidé un beau jour de commander des sushi. Après tout, cela ne coûte pas plus cher qu’une pizza, et le
poisson c’est bon, comme chacun sait.
Après cinquante bonnes minutes d’attente, le livreur arrive à bon port avec la marchandise fort bien présentée dans un plat en laque du plus bel effet. Ce plat n’est pas un cadeau de la maison puisqu’il faut le rendre au restaurant. Là où Howard le célèbre journaliste de passage en avril et mes parents le mois suivant ont été stupéfaits, ce fut en apprenant de quelle manière se déroulait l’opération. Il suffit de laisser le plat en question devant sa porte le lendemain, et le responsable vient le prendre. Inimaginable en France où l’objet disparaîtrait dans la seconde.






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