Il y a quelques jours de cela, nous avons regardé les deux dernières œuvres de Clint Eastwood : Lettres d’Iwo Jima et Mémoires de nos pères, à peine sorties en DVD au Japon.
Basée sur l’une des dernières grandes batailles de la seconde guerre mondiale, l’histoire vous montre dans un premier temps le point de vue des soldats japonais dans Lettres d’Iwo Jima. Les Américains pensaient boucler l’affaire en une semaine. Ils mirent près d’un mois. Les Nippons, conscients de leur infériorité numérique, luttèrent jusqu’au bout non seulement contre leur ennemi fraîchement débarqué pour la première fois sur leur propre sol (Iwo Jima appartient à la préfecture de Tokyo) mais aussi contre la malnutrition, la dysenterie, et les conflits stupides qui ébranlaient leur hiérarchie. La mort était présente quel que soit le scénario : tué par l’ennemi, exécuté par un supérieur pour tentative de désertion, suicide forcé pour l’honneur, maladie… Tout n’est pourtant pas noir dans ce premier film. Quelques personnages faisant preuve d’intelligence et d’humanité étaient présents parmi les fanatiques.
Je m’attendais à voir une intrigue articulée autour du toujours très classe Ken Watanabe et je fus surpris de découvrir qu’il ne tenait pas le premier rôle puisque celui-ci appartient à Kazunari Ninomiya, jeune chanteur du groupe Arashi. J’appréhendais avec beaucoup de craintes l’interprétation de ce dernier et je fus très agréablement surpris par la franchise qui se dégageait de son personnage, le tout sans fioriture ni orgueil.
Très émouvant, ce chef d’œuvre contient par contre certaines scènes choquantes, très dures et qui risquent de vous marquer à jamais.
Le deuxième film, Mémoires de nos pères, adopte un rythme plus calme. L’essentiel de l’histoire se déroule aux Etats-Unis après le conflit. On ne retrouve donc que peu du point de vue des GI sur l’île. Clint Eastwood y apporte sa définition du mot « héros », en dénonçant la propagande de l’époque et les discriminations raciales. Là encore, on assiste à des scènes très sanglantes à éviter donc juste après le repas.
Entre les deux longs métrages, mon cœur balance pour le premier mais il est, à mon sens, indispensable de voir les deux comme un tout.






Commentaires