Pur concentré de Sodome et Gomorrhe, cauchemar de l'agoraphobe, le quartier de Shibuya symbolise le pire de la culture japonaise, ce qui ne manque pas de plaire parfois (mais à très très petite dose, convenons-en).
Devant la gare, la statue du chien Hachiko sert de point de rendez-vous à une foule issue d’horizons différents
mais essentiellement nippone. On y croise une grande majorité de jeunes comme on en voit dans les grandes villes du pays, des excentriques, des salariés en costume etc. Mais de tous se dégage cette absence totale de gêne ou d’inhibition. Tout le
monde fait ce qu’il lui plait et ce n’est pas ce cuistot qui effectue sa pause cigarette qui me contredira. La nuit
cette faune se fait plus bigarrée encore avec des tenues aux frontières de la plus ridicule
extravagance.
Ce soir-là, après avoir dîné avec des amis en compagnie de
Howard, le célèbre journaliste, Naoko fut prise d’une envie pressante et se faufila dans un Mc Do. Les toilettes étaient situées à l’étage. Après quelques minutes, elle revint avec une expression
de frayeur. Apparemment, l’étage était rempli de « choses » avec des coiffures improbables. La plupart, des
filles poufs, n’avaient pas hésité à brancher leur fer à cheveux sur une prise de courant, histoire de ressembler plus fort encore à n’importe quoi.






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