Récemment acquis à un prix défiant toute concurrence (soit 55000 yens, 387 euros, merci Internet), l’EFS 10-22mm, que nous appellerons André pour simplifier, permet des prodiges.
Si vous choisissez de prendre un cliché d’un bâtiment de cinq étages mais que votre marge de manœuvre on ne peut plus réduite vous oblige à vous poster sur la pointe des pieds sur le bord d’une falaise pour ne saisir que le quart de l’édifice, alors André peut vous sauver la vie. Cet objectif grand-angle demeure l’idéal pour les photographies d’immeubles (voir ici une photo prise avec l’EFS 17-85 et la même avec André) mais s’avère tout aussi intéressant pour les prises de vue normales à condition de bénéficier d’un bon éclairage (naturel ou non) car l’absence de stabilisateur ne vous laisse pas droit à l’erreur. Dans ce dernier cas il déforme en étirant toutes les grandes lignes situées à la périphérie de la cible. Le Roman-Photo 2, cette main du Bouddha de Toganji, cette statue gardant l’entrée du même temple, les bambous et cette scène pittoresque dans un ascenseur montrent de quoi ce fantastique dispositif est capable.
Le seul problème : je dois maintenant me déplacer avec un sac à dos ultra-lourd contenant mon cher Eos Kiss et ses trois objectifs.






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