Mon école préférée cette année possède une bambouseraie très dense. Lors de mon deuxième jour, alors que je n’avais que deux cours dans la journée, je profitai de mon temps libre pour aller prendre quelques photos à l’extérieur. Une fois ma tâche terminée, je rejoignis la salle des professeurs et il se tint la conversation suivante.
La vice-principale : Alors vous avez pris plein de photos ?
Moi : Oui. Merci de me l’avoir permis… La bambouseraie est magnifique !
La vice-principale : Il y a plein de pousses en ce moment. Il faut les enlever sinon on sera envahi. Ca vous dirait d’en déterrer quelques-unes pour les ramener chez vous ?
Moi : Oh ben oui alors ! Merci !
La vice-principale : Pas de problème, ça nous rend service !
J’accompagnai ensuite une autre dame armée d’un long ustensile en métal dans la forêt de bambous. On pouvait effectivement apercevoir à de multiples endroits des pousses pointer le bout de leur nez. Certaines inexploitables mesuraient déjà plus d’un mètre. Une fois une proie repérée, la
spécialiste commença à creuser autour sur une bonne quinzaine de centimètres, puis dans un mouvement de levier
fit sortir la bête. Je la remerciai chaleureusement quand elle fit la moue en me disant « Quoi ? C’est tout ce que vous prenez ? ». Par politesse et gourmandise, j’acceptais
son offre. La pousse suivante dépassait en taille mon pied. Pleinement satisfait, je la remerciai à nouveau mais réalisai très vite qu’il valait mieux que j’en accepte au moins une
supplémentaire. La troisième et ultime pousse était gigantesque. Je dus insister lourdement pour ne pas qu’on m’en
déterre d’autres. Trois suffisaient amplement pour Naoko et moi-même (c’était même trop) et le tout atteignait déjà un bon poids.
Je rentrai à la maison, ravi d’une journée qui sortait vraiment de l’ordinaire.
Pour une recette de pousse de bambou, c’est ici.






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