Commentaires

Pour info

Oui d'accord, c'est écrit tout petit mais ce n'est pas une raison pour l'ignorer. Tout commentaire lié à ces critères, au rap, à Michel Drucker et à la défense des pigeons ne sera pas publié.
Une idée? Un conseil? Rendez-vous dans la
boite à idées ! Pour une explication des différentes rubriques, rendez-vous ici.




582.765
visiteurs et
2.415.337
pages parcourues
depuis le 8 mars 2005
8  personne(s) exceptionnelle(s) actuellement en ligne.

  1106 articles parus ou en attente de parution
164 en préparation


Calendrier

Juin 2005
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30      
<< < > >>

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
Vendredi 1 juillet 2005

Par le nombre de lieux dédiés à la gastronomie, à la bonne bouffe, ou au gavage barbare de panse, Nagoya n’a pas à rougir face à Osaka ou Tokyo.

Découvert grâce à ma douce et tendre, Daibutsu Korokoro reste un endroit à part. A moins de quatre minutes de mon domicile (plus près que Yamachan donc), cette izakaya affiche une tranche de prix plus élevée pour un intérieur nettement plus classe. L’entrée, tout juste visible de l’extérieur se situe en sous-sol après avoir descendu un escalier au cachet très particulier, voire angoissant.

Une fois sur les lieux, une serveuse vous guide vers votre pièce privée. Je dis bien « guide » car le nombre de couloirs étroits, faux planchers et escaliers emberlificotés en font un vrai labyrinthe avec un passage obligé au centre où trône un énorme Bouddha bien gras. Il s’agit bien d’un Bouddha et non de Yebisu, le dieu de l’opulence appartenant aux sept divinités de la Bonne Fortune. Chaque appel de la nature doit se faire en compagnie du personnel (enfin jusqu’à un certain point hein) sous peine de ne jamais trouver les toilettes ou de ne jamais pouvoir retourner à bon port. Les tables sont disposées dans des petits cabinets tatamisés éclairés par une lumière timide euh... tamisée. L’ambiance pourrait s’avérer macabre sans la présence d’une discrète musique techno en fond sonore.

Daibutsu Korokoro ne se contente pas d’une atmosphère insolite et branchée pour appâter le client puisque la cuisine proposée y est succulente. Non seulement, elle demeure un spectacle pour les yeux mais en plus elle séduit immédiatement les papilles gustatives. Ce plat de takoyaki (petits beignets sphériques à la pieuvre) remplis, une fois n’est pas coutume, de tofu et recouverts d’un non moins divin katsuobushi (bonite séchée râpée) n’a pas fait long feu.

A l’instar de Yamachan lui aussi victime de sa popularité, il est impossible d’y manger sans réservation. Pour ainsi dire, un coup de fil au dédale s’impose (fil, dédale, humour mythologique).


Image Hosted by ImageShack.us

Image Hosted by ImageShack.us
par Ludo publié dans : Tribulations gustatives
ajouter un commentaire commentaires (8)   
Jeudi 30 juin 2005

Le flançais de la semaine nous arrive d’un désodorisant pour toilettes pris en photo dans une de mes écoles en 2003.
A première vue, je pensais avoir assisté à un miracle puisque je n’avais décelé aucune erreur. Parmi toutes les inscriptions en français aperçues jusque là, pas une seule n’avait été correcte. Alors que je m’apprêtais à sabrer le champagne, je remarquai l’orthographe du dernier mot, l’air dépité. Encore un petit effort !

Image Hosted by ImageShack.us
par Ludo publié dans : Flançais et Engrish
ajouter un commentaire commentaires (12)   
Mercredi 29 juin 2005

Après avoir visité les pavillons d’Asie du Sud-est les plus accessibles, je pris le long chemin périphérique qui mène aux différentes zones. Il n’était pas loin de midi et je me suis dit que l’heure du repas arrivant, les gens, ces créatures stupides qui pensent et agissent en groupe comme un vil essaim d’abeilles, délaisseraient les files d’attente pour se remplir l’estomac. Si tout marchait comme sur des roulettes, d’une part j’irais plus vite (calembour de haute volée) et aussi je pourrais pénétrer dans l’un des endroits les plus bondés : le Global Common 3. Ce complexe regroupe les pays du Maghreb, la Grèce, la Bulgarie, la Turquie et les pays d’Europe Occidentale.

 

Harcelé toutes les demi-heures par mes étudiants, que je croisais au hasard de mes déambulations, pour savoir si j’avais vu le bâtiment français, je pensai que c’était le moment ou jamais de m’y rendre, sans réelle conviction.

 

Arrivé sur place, je me rendis compte que tout le monde avait hourdi un plan machiavélique similaire. Impossible dans mon état de patience pour un jour aussi chaud de faire la queue (en moyenne une heure et demi) pour l’Espagne, l’Allemagne ou la France. Je me rabattis sur ce que j’avais sous les yeux : le Maroc, et je fus tout bonnement épaté. Dans un décor superbe, avec en son centre une splendide fontaine, le pavillon marocain demeure un havre de paix (et de fraîcheur). La grande partie de la construction ressemble certes à un café mais le contrat est rempli pour ce qui est du dépaysement. J’y dégustai même un thé à la menthe tout en papotant en français avec les responsables, après m’être délesté de 600 yens pour un minuscule verre (la moyenne des tarifs pratiqués a l’Expo).

 
 

Je visitais ensuite la Tunisie et succombait devant des pâtisseries typiques. Les vendeuses me poussèrent sans trop de difficulté à l’achat et je me ruinai en dépensant 2100 yens pour sept minuscules friandises dont la taille ne dépassait pas celle d’une noix (300 yens l’unité, aïe !).
A suivre


Image Hosted by ImageShack.us

 

Image Hosted by ImageShack.us
par Ludo publié dans : Sorties et voyages
ajouter un commentaire commentaires (4)   
Mardi 28 juin 2005

En atteignant un poste haut placé, le Japonais standard acquiert un pouvoir qu’il exerce souvent avec sévérité sur ces subordonnés dans le but de continuer dans la lignée de ses prédécesseurs, pour éviter de prendre toute responsabilité en cas d’échec du système, et par commodité surtout. Cela n’empêche pas certains ronds de cuir (j’adore ce terme utilisé à outrance dans le courrier des lecteurs des magazines télé) de présenter leurs excuses en public par une courbette à 90 degrés et un discours plein de larmes de honte bien interprété, lorsque leur compagnie se trouve au cœur d’un gros scandale. Dîtes donc, ça balance aujourd’hui !

 

Mon ressentiment pour la direction des établissements scolaires, et la hiérarchie locale existe depuis pas mal de temps. Cette année, après les épisodes des horaires, de la petite faveur et des glaces, je suis en mesure de rajouter une nouvelle anecdote navrante à cette liste.

 

A partir de juin et jusqu’à la mi-septembre, le pays tombe dans une période que j’appelle "les jours infernaux" en raison d’une chaleur et surtout d’une humidité épouvantable. Les enfants débutent leurs vacances d’été à la troisième semaine de juillet et reprennent les cours début septembre. Rappelons que l’année scolaire démarre en avril ici. Dans la grande majorité des établissements de la zone où j'officie, la climatisation, présente en général uniquement dans la salle des profs, est actionnée à partir de juillet. Dans des cas extrêmes, où il fait à mon sens assez chaud pour que le papier peint se décolle des murs et que les gouttes de sueur coulant du front gênent le champ visuel, le principal, en bon prince, daigne mettre l’air conditionné en marche. Pendant ce temps-là, les salles de classe abritent un climat sub-saharien et les élèves n’ont pas le droit d’utiliser leur éventail pendant les cours. Les profs non plus d’ailleurs. Je pris le risque l’année dernière de me munir d’un tel outil lors d’une leçon d’anglais avec des quatrièmes. La prof me fit signifier après le cours que c’était « mal » : si les gamins s’aéraient tous de la sorte, ils seraient trop distraits pour écouter quoi que ce soit et cela développerait en eux l’égoïsme et la flemme, et que, quand il fait chaud, ils se doivent de faire preuve de patience. Résultat, les collégiens affichent tous une mine de zombie desséché ou de baudroie bouillie noyant dans son jus, ont les yeux à moitié clos et s’éventent avec difficulté avec leur planche d’écriture en plastique. Un bel exemple d’hypocrisie. Si on autorisait les éventails, je suis convaincu que les légumes flasques auxquels j’enseigne l’Anglais auraient l’air plus frais.

 

Les températures d’une classe paraissent néanmoins beaucoup plus basses que celle de la salle des profs. Véritable réacteur de centrale atomique, la chaleur y est telle que la perte de connaissance guette à chaque mouvement de sourcil trop brusque. Après un après-midi dans cette fournaise, les vêtements collent à la peau et les essorer produirait une bonne flaque de sueur de trois mètres carré. L’interstice fessier fait lui office de gouttière et à d’autres endroits plus secrets encore, le papier colle au bonbon, pour reprendre de bonnes vieilles expressions populaires. Merci à Josette pour la première et à Howard le célèbre journaliste pour la seconde.

 

Notre principal, lui, a décrété qu’il branchera la clim’ uniquement quand les températures matinales dépasseront 30 degrés, et uniquement en juillet. Donc s’il fait 29 le matin du quinze juillet, perdu. S’il fait quarante en juin, perdu. Cela faisait deux semaines qu’elles atteignaient 28, pour grimper à 32 après déjeuner, et cette semaine elles dépassent allègrement ce cap, mais puisque nous sommes seulement le 28...

 

Ajoutez a cela le supplice du déjeuner. Le réfectoire est climatisé lui, mollement et aussi puissant qu’un ventilateur européen branché en 110V, mais climatisé quand même. Sans doute pour que l’on se sente mal à l’aise à n’importe quel moment de la journée, les menus ne proposent rien de frais ! Aujourd’hui j’ai donc consommé avec peine un risotto brûlant avec de la soupe de poulet bouillante accompagné de thé chaud, puisque l’on n’a droit à de l’eau fraîche que dans les restaurants ici. « Et mon eau minérale ? » demandait Louis de Funès déguisé en vieille dame dans l’Aile ou la Cuisse.

 

Plusieurs collègues japonais se sont plaints de l’entêtement de leur boss mais ils n’oseront jamais lui dire quoi que ce soit. Trônant au sommet de l’Olympe, l’homme de pouvoir dicte ainsi ses caprices. Faut-il y voir là le fruit de plusieurs années de persécutions transformées en sadisme ?  Autre chose : le tyran ne vient que rarement à l’école. Je veux être calife à la place du calife !


Image Hosted by ImageShack.us

Pourtant c'est pas bien dûr à mettre en marche une clim'!

par Ludo publié dans : Ecoles
ajouter un commentaire commentaires (5)   
Lundi 27 juin 2005
Veuillez excuser ce titre digne d'une pseudo-traduction en français d'un dessin animé typique des années cinquante mais, faute de grives, on mange des merles, et c'est promis j'arrête les proverbes.
La rubrique "cas sociaux" accueille cette semaine un nouveau venu en la personne de ce touriste aperçu il y a deux ans à Tsumago. Bien qu'étant au courant de l'existence de la ligne de vêtements signée Playboy, je ne pus que trouver insolite la vision d'un lapin/noeud papillon aussi explicite sur un homme arpentant une route traditionnelle.
Pour clore cet article à la façon d'un marronnier, ajoutons ceci: "quand même le Japon, quelle terre de contrastes"...

Image Hosted by ImageShack.us
par Ludo publié dans : Cas sociaux
ajouter un commentaire commentaires (4)   
créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus