Nous retournâmes à Shirakawagô début mai, soit un mois après notre précédent séjour mais cette fois-ci avec nos parents respectifs et Daishi.
Le trajet se fit entièrement au moyen d’une voiture de location. Golden Week oblige, la circulation était extrêmement dense. Nous passâmes donc une grande partie du voyage à l’arrêt ou presque. Les embouteillages étaient causés soit par des accidents de la route, soit par des passages de péage soit par le monde qui peinait à accéder aux aires de repos. Dans ce dernier cas, nous pûmes constater à quel point beaucoup de Japonais manquent de logique. Nous pensions dans un premier temps que toutes les places du parking étaient prises et que chacun attendait qu’une place se libère provoquant ainsi une file d’attente de véhicules sur plusieurs kilomètres. Il n’en était rien. Plutôt que d’aller explorer les différentes allées du parking, tous n’empruntaient que la voie la plus à gauche, la plus proche des boutiques et des toilettes. Tous pensaient donc déposer une partie de leur famille avant de trouver une place, tous sauf nous autres qui, effectuâmes un virage à droite pour tomber sur une grande quantité d’espaces libres.
Six heures après notre départ de Nagoya, nous atteignîmes enfin notre but. Six heures pour moins de 150 Km… Les trajets en voiture m’ont toujours stupéfait dans ce pays, voilà pourquoi je n’en
possède pas.
Nous débarquâmes dans notre ryôkan avant de se balader dans les rues du village.
Le moins que l’on puisse dire c’est que le paysage s’était considérablement embelli depuis la dernière fois. La verdure avait repris ses droits. Les arbustes qui ne payaient pas de mine alors arboraient des grappes de fleurs. Tout était devenu beaucoup plus riche en couleur et les koinobori (dont je vous avais parlé ici) s’intégraient parfaitement à l’ensemble. Partout on pouvait entendre et apercevoir des pitits zoziaux.
Après un bon bol d’air frais, nous profitâmes d’une nuit de sommeil bien méritée, vêtus de yukata (ici pour Naoko et ici pour moi).






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